Archives de Tag: Académie de Bretagne et des Pays de la Loire

Le mot du 30 octobre 2015

Informations

vendredi 30 octobre 2015

 

 

De dictée en dictée…

 

Très joyeux après-midi au conseil départemental de Loire-Atlantique, à Nantes, mercredi 28, pour la 11e dictée Jules-Verne, autour du texte consacré au 40e anniversaire du pont de Saint-Nazaire et autour des traditionnelles questions-jeux.

Chaque participant a pu repartir avec au moins deux cadeaux, grâce à l’Académie de Bretagne et des Pays de la Loire et à Défense de la langue française.

 

 

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Montmartre succédera à la cité des Ducs, avec la dictée annuelle Alphonse-Allais, place du Tertre, samedi 7 novembre,  organisée par l’Association des Amis d’Alphonse Allais. Avec un texte résolument « loufoco-logique », ce qui n’est pas du tout incompatible ! Et, bien sûr, avec des jeux…

Attention !  C’est donc dans huit jours ! 

 

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Samedi 14 novembre, nouveau rendez-vous annuel allègre, avec la dictée annuelle, dorénavant intitulée par la Ville de Honfleur : « À vos plumes !  Honfleur fait sa dictée avec Jean-Pierre Colignon ! ».  Et avec des questions-jeux…  Aux Greniers à sel, à 14 heures.

 

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Samedi 5 décembre après-midi, retour de la dictée à Boulogne-Billancourt, dans le cadre du Salon du livre. Compte tenu du très dense programme dudit Salon organisé avec dynamisme par Christine Puech, il n’y aura pas d’inscription préalable et  la correction se fera dans l’auditorium même (qui peut accueillir jusqu’à 300 personnes), sous ma direction.

Présent aussi en tant qu’auteur durant les deux jours du Salon, je proposerai à ma table des jeux et tests,  rigoureux mais enjoués, autour de l’orthographe et de la langue française en général.

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Le mot du 25 octobre 2015

question du jour + bourde du jour + articulet « dico » du jour + citation du jour

dimanche 25 octobre 2015

 

La question du jour

            « Peut-on utiliser déboire au singulier ? »

 

            Rigoureusement, ce mot n’est pas forcément un pluriel. À l’origine, il s’agit de l’arrière-goût désagréable qu’une boisson laisse dans la bouche. Puis, au figuré,  l’impression pénible laissée par une déception : un amer déboire, éprouver du déboire…

                        Ma songerie aimant à me martyriser

                        S’enivrait savamment du parfum de tristesse

                        Que même sans regret et sans déboire laisse

                        La cueillaison  d’un rêve au cœur qui l’a cueilli.

                        J’errais donc, l’œil rivé sur le pavé vieilli  […].

(Stéphane Mallarmé, Poésies, « Apparition ».)

            Mais aujourd’hui le terme est quasi continuellement employé au pluriel au sens   de   « déceptions »,   « désillusions »,   « déconvenues »,   « mécomptes »,   « échecs », désappointements », etc. : raconter ses déboires à tout le monde…

 

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La bourde du jour

            Le… gros titre du téléfilm de la série « Commissaire Magellan » diffusé  hier, samedi 24 octobre, sur France 3 était intitulé : Jeu, set et meutres, d’après ce que l’on a eu sous les yeux !  Nous rappelons une fois de plus qu’il existe de vrais professionnels de la relecture, à l’œil exercé, qui s’appellent des correcteurs, des réviseurs, des relecteurs. Il serait bon, étant donné le nombre considérable de bourdes passant quotidiennement sur les chaînes de télévision et sur les sites de médias sur internet, que les téléspectateurs et internautes soient un peu plus respectés. D’autant plus qu’ils sont aussi souvent des clients payants, que ce soit par la redevance ou par des abonnements…  et qu’ils sont en droit de trouver que, contrairement à ce qui était écrit, leurs fournisseurs « ne manquent pas d’… r » !

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L’articulet « dico » du jour

 

laissez-passer  n. m. inv.

Ce mot composé invariable, à trait d’union,  n’a pas été forgé en associant deux infinitifs, mais à partir de l’ordre « Laissez passer ! ». Le premier élément est donc une forme verbale conjuguée à l’impératif, et se terminant en -ez

 

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La citation du jour

            « Trois sortes d’amis sont utiles, trois sortes d’amis sont néfastes. Les utiles : un ami droit, un ami fidèle, un ami cultivé. Les néfastes : un ami faux, un ami mou, un ami bavard. » (Confucius.)

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Bonjour.

L’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire vous informe de l’événement suivant :

Dictée Jules-Verne 2015

11e édition sur le thème des ponts de Loire-Atlantique. Organisée par l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire, et par le Département de Loire-Atlantique, avec le concours de Presse-Océan. Dictée ludique, écrite et animée par Jean-Pierre Colignon, membre d’honneur de l’Académie. Réservation préalable conseillée. Mercredi 28 octobre, de 13h45 à 17 h, Hôtel du Département, 3, quai Ceineray, Nantes. Réservation avant le mardi 27 octobre. Contact et réservation : tél. 02 40 99 16 90.

 

Le mot du 8 juillet 2015

emoji

      Pour ceux qui en seraient encore aux smileys et aux emoticons et émoticônes,  il serait bon de se mettre au goût du jour et d’ajouter à leur lexique réduit le substantif japonais transcrit emoji (pluriel souhaitable à la française : des emojis) ! Littéralement, ce terme (pour l’instant, sans accent aigu sur le e) signifie « lettre + image », « pictogramme », et correspond exactement à ce que nous  utilisons  sous  le  nom  de  smileys  ou  émoticônes.  Enfin,  pas  tout  à fait « exactement », parce que certains de ces symboles sont propres aux Japonais : on y trouve des caractères représentant un « travail scolaire brillant », un homme se prosternant pour présenter des excuses,  ou des sushis !

        Une entreprise britannique vient de mettre en avant ce terme, par sa proposition de substituer, dans des codes de sécurité, ces emojis aux groupes de chiffres. Selon les initiateurs de cette proposition, le recours aux quelques dizaines d’emojis sécuriserait beaucoup plus, par exemple, que les codes PIN (combinaisons de quatre chiffres, pris de 0 à 9), en offrant infiniment plus de combinaisons  possibles.  De plus, beaucoup trop de personnes adopteraient des combinaisons de chiffres liées à des données personnelles, et qui seraient assez facilement devinées : liens avec des dates de naissance ou de fêtes, avec des adresses, avec des numéros de téléphone…

            Mais… est-il bien certain que les combinaisons d’emojis ne seraient pas, elles aussi, assez aisément détectables par des esprits observateurs ?!  Les utilisateurs ne se laisseraient-ils pas guider par leurs centres d’intérêt, par leur état d’esprit, par leurs « dadas », par leurs tics et travers connus de tout le monde ?… D’où le choix d’emojis symbolisant la ville, la mer, le travail, la nation, les fleurs, le saké, la vieillesse, le mont Fuji, les courses hippiques, la sagesse, le golf, etc., choix qui pourraient se révéler évidents aux yeux de petits malins.

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 La bévue du jour :

            Le commentateur du Tour de France Thierry Adam n’a pas de chance… Auteur d’une grosse bourde de français du fait de l’emploi d’une hyperbole (voir notre tout récent « mot du jour ») qui laissait entendre que quatre coureurs avaient trouvé la mort (« quatre ne se sont pas relevés ») lors d’une chute collective avant-hier, il a voulu ce jour se mêler de littérature… Las, ce fut pour affirmer,  à  l’occasion  de  l’arrivée  du  Tour  à  Amiens,  que  Jules  Verne  était « originaire » de cette ville.  Eh bien, non, loupé !…  Si, pour faire plaisir à son épouse, née à Amiens, l’écrivain décida de s’installer, en 1872, dans le chef-lieu de la Somme (où il devait décéder), l’auteur des « Voyages extraordinaires » est un  pur  Nantais,  né,  le 28 février 1828, 4, rue Olivier-de-Clisson (aujourd’hui : « cours Olivier-de-Clisson »), dans la cité des Ducs.

            Personne n’est omniscient, assurément, et chacun peut commettre des lapsus, mais les journalistes sont censés informer et instruire avec fiabilité.  Si l’on se rend compte, à l’antenne, que l’on vient de commettre une bévue, il n’y a pas de honte à se reprendre pour rectifier…

          J’invite Mme Noëlle Ménard, qui vient de succéder à M. Jean-Yves Paumier comme chancelier de l’Académie de Bretagne et des Pays de la Loire, à envoyer à Thierry Adam un exemplaire d’un numéro des Cahiers de l’Académie consacré à Jules Verne. Et le grand spécialiste vernien qu’est Jean-Yves Paumier pourrait envoyer, lui, les numéros de la belle revue nantaise Planète Jules Verne.

Le mot du 13 janvier 2015

implacable

            Cet adjectif revient constamment dans la bouche de responsables comme dans les propos de Monsieur Tout-le-monde (on voit écrit, aussi : M. Tout-le-monde, Monsieur Tout-le-Monde…) : « il faut être implacable » avec tous ceux qui font l’apologie du terrorisme, envers tous ceux qui ne respectent pas la liberté d’expression, qui s’opposent par la violence à la liberté d’opinion…

            Le mot est noté, en français, à compter de la fin du XVe siècle, et figure dans le Dictionnaire de l’Académie française dès sa première édition (1694).  On y retrouve le préfixe à valeur négative im- (in-), puisque le mot vient du latin classique implacabilis, au même sens, antonyme de placabilis : « qui se laisse fléchir », « qu’on peut apaiser »  (du verbe placare, « apaiser, adoucir, calmer »).

            Le terme peut qualifier aussi bien une personne qu’un comportement ou une chose : un air implacable, des ennemis implacables, un implacable procureur, un soleil implacable, une implacable férocité, une maladie implacable…

            Si l’on souhaite varier le vocabulaire, on peut recourir en priorité, pour exprimer au mieux l’idée d’implacabilité, à : inflexible, impitoyable, intraitable. En fonction du contexte, il est possible d’employer d’autres termes, aux nuances variées et connotées diversement : sévère, dur, féroce, brutal, âpre, rigoureux, insensible, terrible, strict, rigide

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Dédicace – rencontre : samedi 17 janvier, à Nantes

    Grâce à la grande librairie nantaise Coiffard, et avec le concours  de l’Académie de Bretagne et des Pays de la Loire,  j’aurai le plaisir de présenter plusieurs de mes derniers livres, et avant tout Petits Soldats, héros de la Grande Guerre (éditions Contredires, groupe Trédaniel), dont le texte est associé à de nombreuses illustrations de l’artiste nantais Jean Bruneau. La vie et l’oeuvre de ce dernier, décédé depuis quelques années, seront évoquées par ses fils, qui parleront aussi du site consacré à Jean Bruneau.

          Cette rencontre portera donc  sur le vocabulaire (cf. le Petit Abécédaire de la Grande Guerre, éditions Le Courrier du livre)  et sur la vie des « poilus », et aussi sur le français, l’orthographe, le vocabulaire… et la Bretagne.

Samedi 17 janvier, à partir de 16 h 30,   passage Pommeraye, dans la salle de la billetterie du grand T.