Archives de Tag: Alphonse Allais

Le mot du 20 septembre 2016 (1)

Le calembour du jour

 

            « S’il se nettoie, c’est donc ton frère ! »   (Alphonse Allais.)

 

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Le mot du 19 janvier 2016

assouplissements

Après la modulation du temps de travail – un dispositif destiné à adapter le rythme de travail des salariés en fonction des pics d’activité de leur entreprise, et censé leur garantir une rémunération fixe et la sûreté de l’emploi en échange d’horaires éventuellement très irréguliers –, voici venu l’assouplissement, toujours au sujet du temps de travail. La révision du Code du travail envisagée par le gouvernement conférerait aux accords d’entreprise « la responsabilité de fixer les modalités d’organisation du temps de travail sans remettre en cause la durée légale des 35 heures ».

Ces accords apporteraient aux entreprises plusieurs assouplissements, par exemple au sujet des heures supplémentaires, dont le taux de rémunération pourrait être ramené, çà ou là, à moins de 10 %, laisse-t-on entendre. S’agit-il du bon vieux truc de la rumeur destinée à tester la réaction des syndicats et celle de la masse des salariés ?… Ou s’agit-il d’une ferme volonté d’inclure cette disposition dans le projet de loi peaufiné par le gouvernement ?

La modulation des horaires de travail, elle, pourrait s’étendre au-delà d’une année, sans doute pour arriver à la fameuse moyenne des 35 heures. Cela rappelle une des inventions littéraires de l’exceptionnel jongleur de mots que fut l’humoriste Alphonse Allais : les « poèmes en vers néo-alexandrins ». Ces poèmes doivent être formés de vers ayant en moyenne 12 pieds, car « il n’est pas nécessaire que chaque vers ait personnellement douze pieds ». Il composa donc un poème de 16 vers (alors que c’était peut-être un quatrain qui aurait pu être prévu !) allant de 6 à 20 pieds, pour un total de 192. Or 192 : 16 = 12 !   CQFD.

Manifestement, d’ores et déjà un certain nombre de salariés voient dans les nombreux assouplissements qui s’annoncent un… durcissement de leurs conditions de travail.

 

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La citation du jour

« Partout où il y a des patries, c’est-à-dire des groupes historiques ayant conscience de leur continuité et de leur unité, toute atteinte à la liberté et à l’intégralité de ces patries est un attentat contre la civilisation, et un retour à la barbarie. » (Jean Jaurès.)

 

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Le proverbe du jour

            « Le travail de la pensée ressemble au forage d’un puits ; l’eau est trouble d’abord, puis elle se clarifie. »

 

 

Le mot du 12 janvier 2016

INFOS :

1° Le bouclage urgent de plusieurs livres a perturbé la tenue du site, faute de temps. Merci de m’en excuser.  

2° … D’où le retard de la publication des résultats du concours de fin d’année; ce sera fait dans la journée.

3° Conférence-débat sur Alphonse Allais, pour l’Université permanente et le CLA (Club Loire-Atlantique : le « CLA de rire »), jeudi 14, à 14 heures, à l’amphi Kernéis, 1, rue Bias, à Nantes. Merci à ceux qui voudront bien venir y assister, y participer.

4° Parution, en fin d’année, de « Français : premiers secours », aux éditions Ellipses. Il s’agit d’un ouvrage grand public, scolaires compris, où j’ai réuni un dictionnaire des difficultés, le rappel des grandes règles de la ponctuation, des accords (mots composés, participe passé, adjectifs de couleur…), de l’orthotypographie, et une liste, explicitée, des principales erreurs de français à éviter (barbarismes, pléonasmes, solécismes…). Enfin :  des tests de contrôle.

 

Le mot du 8 décembre 2015

L’approximation du jour  +  la citation du jour  +  le proverbe du jour

Mardi 8 décembre 2015

 

L’approximation du jour

            Elle est à mettre au compte de M. Nicolas Sarkozy, qui, dans un de ses propos, voulant souligner qu’il n’y aurait pas d’accords de désistements réciproques, de « combines politicardes », entre Les Républicains et le Parti socialiste  pour le second tour des élections régionales, a affirmé :  « Ce n’est pas passe-moi la salade, je t’envoie la rhubarbe ».

        L’ex-chef de l’État craint qu’une telle décision de renvois d’ascenseur n’exacerbe l’exaspération des électeurs à l’égard des partis traditionnels, soupçonnés de s’entendre comme larrons en foire pour bloquer la société et se partager les postes, les fonctions, pour cumuler les sinécures, cela depuis trente ou quarante ans, etc.

               Mais la citation n’est pas orthodoxe… La vraie expression populaire est : « Passez-moi la rhubarbe, je vous passerai le séné », utilisée au sujet de personnes qui se font mutuellement des concessions intéressées, voire qui se fournissent les unes aux autres des alibis…

          Bien que modifiant notablement les termes de l’expression, la formule inédite a, semble-t-il, été bien comprise de tout le monde, avec son acception légitime !   ☺

             Les deux plantes, la rhubarbe et le séné, sont mises sur le même plan dans cette expression ancienne en raison de leurs communes propriétés… laxatives ou purgatives. Ce qui nous ramène à la scamon(n)ée, que j’ai évoquée récemment lors de ma petite conférence sur Alphonse Allais. Ce dernier, facétieux dès l’adolescence, et fils de pharmacien, distribua un jour à ses camarades de classe des biscuits de son invention : des « biscuits à la scamon(n)ée », c’est-à-dire à base du… purgatif puissant et instantané tiré de ce liseron d’Asie Mineure.

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La citation du jour

            « Le bonheur, c’est avoir une bonne santé… et une mauvaise mémoire. » (Ingrid Bergman.)

 

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Le proverbe du jour

            « L’homme arrive novice à chaque âge de la vie. »

Dictées décembre 2015

INFORMATION :

Nouvelle dictée pour le Téléthon à Avrillé (Maine-et-Loire) : le 4 décembre 2015.

Renseignements : marielucefixari@hotmail.fr

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Rappels, aussi :  conférence sur Alphonse Allais, pour l’AMOPA (ordre des Palmes académiques), à la mairie du 7e arrondissement, mardi 1er décembre 2015, à 17 heures. Entrée libre.

Dictée de Boulogne-Billancourt samedi 5, à 14 heures, dans le cadre du Salon du livre, Espace Landowski.  

 

 

Infos dictées novembre 2015

RAPPELS : samedi 7 novembre, dictée annuelle « loufoco-logique » Alphonse-Allais, pour l’Association des Amis d’Alphonse Allais (AAAA). A la « Crémaillère 1900 », 15, place du Tertre, à Montmartre, à 14 heures.  Inscription préalable souhaitée, pour une bonne organisation de cet après-midi convivial, mais les participants de dernière heure seront cordialement acceptés.  Renseignements et inscriptions : Philippe DAVIS, président de l’AAAA, 06 85 91 87 83.  

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Samedi 14 novembre, à Honfleur, aux Greniers à sel, à 14 heures, la dictée annuelle « A vos plumes ! Honfleur fait sa dictée avec Jean-Pierre Colignon ». Renseignements à l’Office du tourisme : 02 31 89 23 30.

 

 

 

Dictées octobre et novembre 2015

Rappels des dates des prochaines dictées (attention ! ces dates se rapprochent rapidement !) :

Mercredi 28 octobre, à 14 heures, au conseil départemental de Loire-Atlantique : la dictée annuelle Jules-Verne (inscriptions obligatoires, étant donné le lieu : direction de la Culture, 02 40 99 12 77).

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Samedi 7 novembre, place du Tertre, à Montmartre (Paris-18e), à 14 heures, dictée annuelle « loufoco-logique » Alphonse-Allais, pour l’Association des Amis d’Alphonse Allais. Inscriptions souhaitées  –  mais on pourra s’inscrire jusqu’au dernier moment, sur place  –  et renseignements : Philippe Davis, 06 85 91 87 83; phdavis@numericable.fr

 

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Samedi 14 novembre, aux Greniers à sel, à Honfleur (Calvados), à 14 h 30, dictée annuelle « Honfleur fait sa dictée ».  Inscriptions souhaitées  –   mais jusqu’au dernier moment on acceptera les non-inscrits  –  et renseignements : Office du tourisme,  02 31 89 23 30. 

 

Le mot du 16 mars 2015

gymnopédie

      Le compositeur honfleurais (= de Honfleur, dans le Calvados, donc compatriote d’Alphonse Allais et d’Eugène Boudin) Erik Satie (1866-1925) est surtout connu pour sa musique de ballet Parade et pour ses Gymnopédies, constamment réenregistrées par des pianistes, et très souvent diffusées par des chaînes de radio dédiées à la musique. Ce mot insolite revient donc régulièrement dans les présentations d’extraits musicaux…

            Personnage qualifié d’excentrique et de fantasque, Éric Alfred (ou Alfred Erik) Leslie Satie (dit Erik, avec un k !) sort de l’ordinaire, en tant que précurseur du dadaïsme et du surréalisme, préposé à l’harmonium et chef d’orchestre au cabaret du Chat-Noir, compositeur d’œuvres pour les rosicruciens (ordre de la Rose+Croix), fondateur (et unique adepte) de l’Église métropolitaine d’art de Jésus-Conducteur, passant d’une « messe des pauvres » au répertoire du café-concert, du music-hall, s’attaquant à diverses formes du registre musical.

            Le répertoire de nombreuses cantatrices contemporaines telle Patricia Petibon s’enrichit de plusieurs musiques de Satie, notamment  la Diva de l’Empire (sur des paroles des compères Dominique Bonnaud, chansonnier et journaliste, et Numa Blès, chansonnier et « goguettier », deux personnalités marquantes du café-concert)…

            Politiquement, Satie ira un temps du Parti radical-socialiste au Parti communiste, en passant par la SFIO… Vivant, très discrètement, dans le dénuement, d’où son installation hors de Paris même, à Arcueil-Cachan (où se constitua autour de lui un cercle de musiciens que l’on appelle « l’école d’Arcueil »), Satie donnera des cours de solfège aux enfants défavorisés.

            Personnage déroutant, intrigant, attachant, Erik Satie mérite d’être connu des mélomanes, voire au-delà… Ses œuvres musicales, quand bien même porteraient-elles des titres bizarres, insolites (Trois morceaux en forme de poire, Gnossiennes, Vexations…), ne sont certainement pas à ignorer.

            Les Gymnopédies sont trois œuvres pour piano que Satie aurait composées après avoir lu Salammbô, de Gustave Flaubert. Le mot était de création récente : les linguistes retiennent la date de 1865. Il est emprunté au grec gumnopaidia, nom donné à des fêtes annuelles données à Sparte en l’honneur d’Apollon. Ces fêtes étaient marquées par de grandes danses d’enfants ou d’adolescents nus (gumnos, « nu », et pais, paidos, « enfant »). L’hypothèse d’une musique pour des marcheurs ou des coureurs, d’après le grec pedon, « sol », et le latin pes, pedis, « pied », est donc à écarter.

            Le rythme lent, la nature quasiment austère, de ces danses composées par Satie sont bien loin de l’accompagnement d’une gymnastique tonique et énergique. Les Gymnopédies dépouillées, sévères, spartiates (!), d’un caractère sacré dirait-on, conviendraient mieux à la pratique du stretching (de to stretch, « s’étirer ») ou de la gymnastique douce chinoise : le tai-chi (ou tai-chi-chuan).

            Des hellénistes, se fondant sur la mentalité rugueuse, sévère,  militariste, des Spartiates, préfèrent traduire gumnos par « sans armes ». Aux yeux des habitants de la grande rivale d’Athènes, toujours prêts à se battre pour la sauvegarde ou la suprématie de leur cité, un individu désarmé devait en effet paraître bien nu… Une opinion assurément partagée par tous ces messieurs du milieu : ces derniers ne disent-ils pas qu’il faut toujours sortir « couvert », c’est-à-dire avec sur soi une ou deux armes à feu !

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La finale du Championnat national du Maroc de langue française et d’orthographe est fin prête, et les quelque 500 finalistes seront bien présents à Casablanca en cette fin de semaine.

Le quota des inscriptions pour la dictée de Tourcoing, samedi 21, à la médiathèque André-Malraux, est quasiment atteint, compte tenu de la capacité de la salle. Que les retardataires se dépêchent de s’inscrire !

Le mot du 28 janvier 2015

caracoler

            Le succès de certains mots et expressions ne se dément pas au fil des lustres (= périodes de cinq ans) ou des décennies (= périodes de dix ans)  – que l’on ne doit pas confondre avec les décades, périodes de dix jours.

            Les médias usent ainsi constamment de « caracoler en tête des sondages » au sujet d’un parti politique ou d’un homme ou d’une femme politique.  Étant donné le désamour dont pâtissent – et non « jouissent » : attention aux mauvais emplois des termes ! – les politiciens et politiciennes de tous bords (ou : tout bord), le recours à cette expression devient quasiment une impropriété. Caracole-t-on vraiment, avec seulement 30 ou 35 % des voix, quel que soit le parti politique, si en vérité ce sont les abstentionnistes qui l’emportent nettement, avec 40 ou 50 % des inscrits ?… Oui, sans doute, si tous les mouvements concurrents arrivent péniblement aux alentours de 10 %.  Mais c’est un abus de langage, une impropriété, si les principaux adversaires ne sont qu’à 3 ou 4 % derrière… et si le second tour verra, selon toutes probabilités, la défaite du prétendu « caracoleur » !  Les guillemets sont volontaires, car je pratique moi-même ici  l’abus de langage – calembour : selon le Trésor de la langue française, le caracoleur est « une personne un peu bohème, un peu débauchée », du type « noceur, viveur ».

            En fait, cet abus de langage est dans bien des cas… volontaire : pour faire le « buzz », pour attirer le lecteur, l’auditeur, le téléspectateur, pour transformer en événement censé être extraordinaire un résultat prévisible (pas besoin d’être de soi-disant politologues, il suffit d’être dans la « vraie vie »). Peut-être, chez certains, y a-t-il la volonté d’effrayer les électeurs, en laissant entendre que l’élection est jouée et que le second tour confirmera les résultats du premier s’il n’y a pas rassemblement des adversaires. À l’inverse, certains en rajouteront, par l’emploi de caracoler, pour inciter les abstentionnistes à voler au secours de la victoire, en rejoignant ceux qui dès le premier tour ont fait le « bon choix »…

            Alain Rey (que je remercie encore d’avoir été mon parrain d’intronisation au sein de l’académie Alphonse Allais, il y a huit jours), ainsi, avait retenu caracoler comme thème d’une de ses chroniques diffusées sur France Inter dans les années 1995. Un verbe qui « manifeste une belle vitalité expressive ». Et le linguiste poursuivait : « Caracoler évoque pour nous un cavalier qui fait piaffer sa monture ; un inconscient mélange avec cavalcade, cabrioler et galoper donne au verbe un dynamisme ostentatoire ».

            Caracoler  est  un  terme du domaine de l’équitation, dont l’acception est : « exécuter une succession de voltes et de demi-voltes à droite et à gauche, de courbes  et  de  contre-courbes ».  Alain Rey  estime  que  le  latin    conchylium, « coquille », est peut-être à l’origine du mot, et rattache caracoler à l’espagnol caracol, qui, « probablement par altération de mots occitans, cagarol et autres variantes, telle la cagouille poitevine », désigne l’escargot, le colimaçon… et sa coquille à spirales. Alain Rey ajoute que l’on a dit d’un escalier en colimaçon qu’il « caracolait » !

            Dans son journal, Stendhal écrit : « Le prince de la Paix [il s’agit de Manuel Godoy, 1768-1851], qui a été simple garde du corps,  plus puissant que le roi  en Espagne parce qu’il caracole la reine ». Chacun aura compris la signification…

 

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Ajout à un précédent « Mot du jour ». –  J’aurais dû mentionner dans confetti la définition qu’en donne, dans le désopilant Dictionnaire ouvert jusqu’à 22 heures (Le Cherche-Midi édit.), l’un des auteurs de l’Académie Alphonse Allais, Jean-Pierre Delaune : « Petit cercle de papier coloré que l’on jette par poignées en période de fête ou de réveillon. À l’imitation d’Alphonse Allais, qui imagina les confettis noirs pour personnes en deuil, les membres de l’Académie Alphonse Allais préconisent les confettis en fonte pour les carnavals sado-masochistes ».

 

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Dictées et autres événements prochains :

 

Mercredi 11 février,  à 14 heures, à la Mairie du 7e arrondissement, 116, rue de Grenelle, premier « Salon de la langue française du 7e arrondissement ». Ce Salon, que la Mairie du 7e m’a demandé de concocter avec ses services culturels, se composera des animations suivantes :

Une dictée, à 14 heures. S’inscrire auprès de moi : jp.colignon@orange.fr ou au 06 07 59 17 08. Dans la limite des places disponibles, les personnes non inscrites pourront le faire le jour même, à la mairie.

A la même heure, dans une autre salle, l’ami Claude Turier, dessinateur caricaturiste, qui fut pendant plusieurs années le rédacteur en chef de l’almanach Vermot, membre de l’Académie Alphonse Allais, animera un jeu particulièrement destiné aux juniors, autour  des expressions de la langue française.

Pendant la correction de la dictée, séance drolatique,  et interactive avec le public, de dictionnaire, menée par plusieurs membres de l’Académie Alphonse Allais et dirigée par Xavier Jaillard, rédacteur en chef du dictionnaire mentionné plus haut.

Notamment en direction des plus jeunes, mais pas seulement, dans une autre salle : spectacle par une conteuse.

Jeu-concours autour de la littérature française (rédigé et animé par J.-P. Colignon).

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Samedi 7 mars, à 14 heures : dictée de Sèvres (92), au Centre international d’études pédagogiques. Inscriptions et renseignements : jp.colignon@orange.fr ou au 06 07 59 17 08.  

Le mot du 9 décembre 2014

gryphée

            Noël et jour de l’An : période faste pour les gryphées !  « Faste »… pour leurs consommateurs, plutôt, car l’on ne saurait dire, par comparaison, que la fin de l’année soit une époque joyeuse pour les oies, canards, dindes et chapons, sacrifiés pour que l’on fasse bonne chère (et non « bonne chair[e] »)… Il n’est pas sûr que la devinette prêtée à un ancien chef de l’État : « Quelle est la différence entre une poule et un chapon ?…  –   Une poule, cha pond. Un chapon, cha pond pas ! » puisse égayer, au moment de leur sacrifice, les coqs châtrés engraissés en vue de leur consommation.

            Nombre d’écaillers (= pas de « i » derrière les deux « l »), voire, peut-être, quelques ostréiculteurs (= pas de tréma sur le « i »), comprendraient de travers, ou ne comprendraient pas du tout, une question très éventuelle où ils croiraient entendre : « Quel est le prix dégriffé ? » alors qu’il s’agirait de : « Quel est le prix des gryphées ? ». Je  me  suis  servi  de  cette  homonymie  pour  tendre  un gros « piège de sens » aux concurrents des dictées !

            Gryphée nous vient du grec via le latin grypus, puis gryphus. La signification en est « courbé », ce qui est justifié par la forme du mollusque lamellibranche de la famille des ostréidés. Par gryphée comestible, on désigne en effet… l’huître portugaise.

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Appel général : la joyeuse dictée « loufoco-logique » Alphonse-Allais est victime de son succès…  L’espace octroyé dès le début de l’après-midi, un samedi de novembre, chaque année, dans le cadre très plaisant du restaurant-brasserie-cabaret La Crémaillère 1900, siège social de l’Association des Amis d’Alphonse Allais (AAAA), place du Tertre, à Montmartre, se révèle maintenant tout juste suffisant pour accueillir concurrents enjoués et correcteurs guillerets ! On ne saurait sans doute empiéter plus avant sur la salle où se pressent évidemment les consommateurs, les convives, eux aussi épanouis et diserts. L’isolation acoustique n’est donc pas assurée au mieux, forcément… En tout cas, pour le moment.

       Avec navrance (si si, le terme existe !), les responsables de l’AAAA envisagent donc d’organiser éventuellement la dictée en un lieu plus vaste et moins bruyant… et gratuitement mis à disposition. Si possible toujours à Montmartre, dans le 18e arrondissement… Mais toutes les suggestions, toutes les propositions et offres seront les bienvenues. MERCI !