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Le mot du 29 septembre 2017 (2)

La bévue du jour

 

            Oh ! Elle n’est pas « du jour », cette bourde !  Mais le tout récent Salon du livre du Croisic « Plumes d’équinoxe », ce dernier week-end, rendait hommage à Jules Verne. Aussi ma dictée comportait-elle, entre autres,  des jeux de mots/pièges de sens fondés sur des titres des « Voyages extraordinaires »…  Il fallait donc bien orthographier « Lilas et lis », « Lille mystérieuse » et « rayon verres », et non l’Île à hélice, l’Île mystérieuse et le Rayon vert.

Les correcteurs professionnels aguerris par des années de pratique le répètent sans cesse : « Plus c’est gros, plus ça passe ! ».  Alors qu’un texte sera vierge de « coquilles », on reste parfois pantois, sidéré, devant les « hénaurmités » subsistant dans les intertitres, les sous-titres, voire les surtitres et les titres… auxquels on aura pourtant  porté, avec rigueur,  la plus grande attention !

La maison Larousse, modèle de sérieux,  dut ainsi reprendre le tirage d’un ouvrage de linguistique consacré aux « connecteurs du langage », qui était sorti avec pour titre de couverture « les correcteurs du langage ».

Consultant différents ouvrages avant le Salon du Croisic,  je suis tombé sur une bévue dans le titre d’un roman de Verne publié chez Folio. On lit, sur la couverture : « le Secret de Wilhem Storitz »…  Or,  si l’équivalent de Guillaume est, en néerlandais, Willem,  et, en allemand, Wilhelm,  « Wilhem » serait une singularité… que Jules Verne n’a pas adoptée.  C’est le prénom allemand   –   Wilhelm  –  qu’il a choisi pour cette intrigue se déroulant en Hongrie méridionale.  (N. B. : en quatrième de couverture de l’ouvrage paru chez Folio,  le prénom est bien orthographié.)

Heureusement : cette « coquille titrière » n’est sans doute pas tombée sous les yeux de Jean-Yves Paumier, chancelier d’honneur de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire, directeur artistique du Salon du Croisic, et très grand spécialiste de Jules Verne : il en eût fait un infarctus ! 

 

Retenez bien ce conseil, correcteurs,  journalistes et éditeurs : relisez les titres vingt fois plutôt qu’une !

 

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