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Le mot du 11 novembre 2015

La question du jour + l’articulet « dico » du jour

Mardi 11 novembre 2015

La question du jour

            « Est-il correct de dire : « Vous êtes éligible à un abonnement réduit (ou à telle ou telle prestation) » ? »

            Cet emploi d’éligible  est de plus en plus répandu au sein de propositions commerciales diverses… Mais, s’il faut se montrer ouvert à l’évolution du langage et ne pas se conduire en puriste rétrograde, je ne pense pas qu’il soit bon d’étendre – abusivement, je trouve –  l’acception d’éligible. Ce dernier mot doit être cantonné à la signification de : « qui présente toutes les conditions exigées pour être candidat à une élection », ou : « qui est en position de pouvoir être élu à une fonction (maire, conseiller départemental, député, sénateur, etc.) ».

            Dans les autres cas, on a le choix entre :  Votre ancienneté en tant que client(e) vous donne le droit de participer au concours ; Vous êtes en droit d’obtenir des points supplémentaires ; Vous avez droit à cette prestation supplémentaire… ; Votre carrière vous donne droit à… ; Vous remplissez les conditions requises pour être parmi nos clients privilégiés…

 

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L’articulet « dico » du jour

vendéen(ne)  adj., n.,  Vendéen(ne)  n. pr.

            Comme tous les gentilés, ou ethnonymes, ce mot peut être un nom propre (des Vendéennes) ou un adjectif (Il est vendéen par sa mère ; les collines vendéennes).

            Tous les Vendéens n’ont pas combattu les armées de la République, même si presque tous l’ont fait. Mais il y a eu aussi, parmi eux, des « contre-chouans » acquis aux idées révolutionnaires…  Alors, pour bien marquer la différence d’acception,  on écrit vendéen(s) avec une minuscule quand ce mot est synonyme de « chouan(s) », de « royaliste(s) », de « blanc(s) »…

 

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Le mot du 25 novembre 2014

« taupes »

       Il y aurait donc, au palais de l’Élysée, un ou plusieurs individus qui ne seraient pas au… « top » question loyauté, droiture, probité. Profitant de leur proximité avec le chef de l’État, ces employés  félons ou ces hauts fonctionnaires indélicats, héritage du précédent locataire des lieux, dit-on, auraient subrepticement photographié M. François Hollande et l’actrice Julie Gayet, assis à une table sur la terrasse des appartements présidentiels. Ces photos volées, puisque prises à l’insu des deux personnes – nul ne prétend le contraire, sauf erreur : ce ne serait donc pas une « fausse paparazzade »  –,  se sont retrouvées dans l’hebdomadaire Voici.

            Cette « taupe » ou ces « taupes »… observatrices (ce qui est un comble, un oxymore, pour un animal à la vue très basse !)  étaient-elles en service commandé au profit d’un adversaire politique du président de la République ?…  Au service d’un parti politique ou d’un mouvement apolitique ?… Ou bien l’auteur des clichés, sûr de monnayer ceux-ci très cher auprès d’une certaine presse, était-il seulement inspiré par la cupidité, par l’appât du gain ?…  Il faudra attendre un certain temps, peut-être, avant d’avoir le fin mot sur ce qu’il serait excessif d’appeler un « Watergate ». Quoique la démarche du ou des photographes, et du ou des commanditaires, pourrait évoquer quelque peu…

            Taupe a de multiples acceptions,  parmi  lesquelles  celle  d’ « espion »,  de « sous-marin », c’est-à-dire de personne infiltrée au sein d’un quelconque milieu pour l’épier, observer, surveiller, etc. Et cette signification même est multiple, puisqu’il peut s’agir d’un membre des services spéciaux d’un État, ou bien d’une personne qui cherche à nuire en secret à un groupement, à une société, à une firme (espionnage industriel), à une association rivale, à un mouvement politique adverse…

            L’emploi de taupe au sens d’  « espion » semble s’être vraiment répandu seulement à compter des années 1980. Et, de même qu’il existe l’espionnage et le contre-espionnage, et qu’il y a eu, lors des guerres de l’Ouest, les chouans et des contre-chouans, on note l’emploi de « contre-taupes » particulièrement chargées de détecter les « taupes » dormantes ou actives…

            Les expressions liées à l’animal renvoient à son mode de vie : vivre comme des taupes (vivre de façon très casanière), partir pour le royaume des taupes (mourir, se retrouver six pieds sous terre), ou à son aspect : noir comme une taupe ; à ses particularités physiques, aussi : être myope comme une taupe.