Archives de Tag: concours

Le mot du 31 décembre 2015

Très heureuse fin d’année à tous, et d’ores et déjà mes voeux les meilleurs à chacun pour que 2016 soit, le plus possible, un millésime sans soucis de santé, et plein de joie(s) et de bonheur(s) !

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N’oubliez pas de participer au concours de fin d’année !…

 

 

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Concours octobre 2015 – Dictées fin d’année

Concours d’octobre : nombre en hausse des participants !  Le « podium » s’est joué à quelques heures près.

Les réponses seront données ce soir, et le classement sera communiqué demain.

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On continue à se distraire avec la langue française, et toutes les animations sont maintenues. Entre autres :

Dimanche 22, à 14 heures : dictée annuelle à Sorèze (Tarn), dans le cadre du Salon du livre. Samedi 5 décembre, à 14 heures, dictée de Boulogne-Billancourt (pas d’inscription préalable), au sein du Salon du livre.

Le mot du 24 septembre 2015

question du jour – articulet « dico » du jour – citation du jour – proverbe du jour

 

jeudi 24 septembre 2015

 

La question du jour

            « Pourquoi le mot ocre doit-il rester invariable dans  » des murs ocre » ? »

            C’est parce qu’il s’agit d’une ellipse au sens de : « qui est, qui sont d’une couleur semblable, comparable, à celle DE L’OCRE ». Ocre n’est pas un adjectif de couleur, ni un substantif assimilé, comme fauve, écarlate, incarnat, rose, pourpre et mauve, aux adjectifs de couleur. En revanche, en son emploi substantif, le terme s’accorde normalement : des ocres.

            Attention !  Le mot est féminin au sens d’ « argile de couleur jaune ou rouge,   utilisée comme  colorant  :  des  ocres  brunes,  et  masculin  au  sens  de  « couleur jaune ou rouge mêlée de brun » : des ocres foncés.

 

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L’articulet « dico » du jour

fauteur  n. m.

            Issu d’un mot latin signifiant « qui favorise », fauteur ne doit être employé qu’avec une nuance péjorative, défavorable : un fauteur de troubles, des fauteurs de désordres… On ne dit pas « un fauteur de miracles » ni « des fauteurs de succès ».

            Il n’y a pas de féminin usité.

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La citation du jour

            « Exige beaucoup de toi-même, et attends peu des autres. Ainsi, beaucoup d’ennuis te seront épargnés. » (Confucius.)

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Le proverbe du jour

            « Les maladies viennent à cheval et s’en retournent à pied »  =   On peut tomber brutalement, subitement, malade. Guérir pourra demander du temps…

 

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Concours de septembre

          Le concours de septembre a dû être décalé… Les 3 questions seront publiées dimanche 27, et vous aurez jusqu’au dimanche 11 octobre minuit pour répondre.

Le mot du 16 août 2015

ANNONCE :

Concours d’août 2015

Ouvert à tous, et gratuit, ce concours consiste en trois questions touchant la langue française, en tous ses états.

Seront récompensées par des prix en livres les trois premières personnes ayant envoyé les trois réponses exactes et complètes avant le 31 août à minuit. Plus une personne tirée au sort parmi les autres internautes ayant envoyé également les trois réponses exactes et complètes avant le 31 août à minuit.

Les trois questions seront diffusées dans la journée.

 

 

Le mot du 3 mars 2015

apartheid

            Regrettable faute de français – en usant d’une impropriété, ou d’une ambiguïté aboutissant à un faux sens –, ou uniquement bourde politicienne, l’emploi du mot apartheid par M. Manuel Valls a suscité nombre de commentaires…

      Si l’on met à part les critiques partiales, systématiques,  émanant sempiternellement d’adversaires politiques qui s’emparent  du moindre prétexte pour critiquer les écrits ou les propos des « concurrents », il est vrai que le message de l’actuel Premier ministre est équivoque. Le double sens a-t-il été voulu, ou s’agit-il d’une maladresse ?…

        Par apartheid, on peut comprendre « politique d’apartheid », soit une démarche antidémocratique imposant, par exemple, de façon plus ou moins claire et volontaire, des regroupements de populations émigrées dans certaines zones du territoire, dans certaines villes.  Mais apartheid peut très bien désigner aussi le comportement antidémocratique de certaines populations se refusant à respecter les lois, us et coutumes du pays qui les accueille, et qui se réfugient, en créant des espaces de non-droit, dans un communautarisme sectaire…

            Si M. Valls a commis un impair, il s’agirait donc d’une gaffe… « Manuel le gaffeur » rejoindrait alors le club des gros maladroits éventuellement déclencheurs de catastrophes, un club principalement constitué de héros de la bande dessinée ou du dessin animé. Au premier rang desquels il faut citer l’incontournable – comme on dit aujourd’hui – Gaston Lagaffe, né du génie du Belge André Franquin.

            En politique, intérieure ou internationale, les gaffeurs et les gaffeuses ont généralement le génie, eux, avec leurs « doreurs de pilule » (spin doctors) et entourage proche, d’allumer sans tarder des contre-feux qui attireront l’attention ailleurs…  Car il n’est pas certain qu’ils partagent l’opinion de l’écrivain Jules Supervielle : « Quand on est riche, toutes les gaffes sont permises ; elles sont même recommandées si l’on veut avoir le sentiment de sa puissance ».

            Emprunté à l’ancien provençal, gaffe, nom féminin, désigne une perche munie d’un ou de deux crocs, qui sert à manœuvrer une embarcation tout comme à accrocher un poisson difficile à remonter à bord. Certains lexicologues avancent que, la perche servant, entre autres, à franchir un gué, on aurait alors nommé « gaffe » la maladresse du piéton englué dans un gué boueux…

             On  pourrait  dire  aussi,  sans doute,  que,   à   l’image  du  poisson   gaffé,   « accroché, empêtré », qui ne sait comment échapper au pêcheur, le gaffeur est ainsi nommé parce qu’il se retrouve englué, piégé, par ses boulettes, ses bourdes, ses bévues, ses impairs.

      Au sens de « surveiller, veiller », gaffer découle certainement d’une métaphore, via « accrocher du regard ».  L’emploi, de niveau populaire, de ce gaffer se retrouve dans l’argotique gaffe au sens de « gardien », de « surveillant de prison », ainsi que dans la très usuelle expression « Fais gaffe ! » (= « Fais attention ! »), beaucoup plus employée que l’infinitif gaffer (= faire attention).

            Celui qui « fait gaffe » – qui surveille les autres… et lui-même – ne peut pas être celui « qui fait des gaffes » !

            On   souhaitera  à   M.   Manuel  Valls,  en  adoptant  le langage des marins, d’ « avaler sa gaffe »  (mourir)  le plus tard possible, en lui recommandant de se « tenir à longueur de gaffe » (= à bonne distance) des fâcheuses gaffes.

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 Rappels de rendez-vous conviviaux :

 

Samedi 21 mars,  dictée de TOURCOING, à la médiathèque André-Malraux, 26, rue Famelart, à 14 heures. Le nombre des places étant limité par la capacité de la salle, l’inscription est obligatoire. 

Tous renseignements et inscriptions : 03 59 63 42 50,   et http://www.tourcoing.fr/mediatheque

 

Samedi 11 avril : création du  concours de culture générale de Paris-7e, au lycée La Rochefoucauld, à 14 heures.

Renseignements et inscriptions : 01 45 55  28 05, et contact.uciap7.com

 

Samedi 18 avril : dictée de TOURS, dans l’amphithéâtre de la D.D.E.C.,  33, rue Blaise-Pascal (tram : arrêt « Gare »), à 14 h 30.  Le nombre de places étant limité par la capacité de la salle, il est recommandé de s’inscrire.

Renseignements et inscriptions : 06 83 24 65 33, et communication.dlf.tours@orange.fr