Archives de Tag: Défense de la langue française

Dictée du 12 mars 2016

Précisions :

La 12e dictée ludique de Tours, organisée par la délégation tourangelle de Défense de la langue française, se déroulera, le samedi 12 mars, à 14 h 30 (validation des inscriptions à partir de 14 heures), à l’amphithéâtre de la DDEC, 33, rue Blaise-Pascal (en face des cinémas CGR; tram : arrêt « Gare »).

Inscription obligatoire avant le 10 mars (= nombre de places limité) : au 06 83 24 65 33 et, par courriel : dicteecolignon.dlf37@laposte.net

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Le mot du 30 octobre 2015

Informations

vendredi 30 octobre 2015

 

 

De dictée en dictée…

 

Très joyeux après-midi au conseil départemental de Loire-Atlantique, à Nantes, mercredi 28, pour la 11e dictée Jules-Verne, autour du texte consacré au 40e anniversaire du pont de Saint-Nazaire et autour des traditionnelles questions-jeux.

Chaque participant a pu repartir avec au moins deux cadeaux, grâce à l’Académie de Bretagne et des Pays de la Loire et à Défense de la langue française.

 

 

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Montmartre succédera à la cité des Ducs, avec la dictée annuelle Alphonse-Allais, place du Tertre, samedi 7 novembre,  organisée par l’Association des Amis d’Alphonse Allais. Avec un texte résolument « loufoco-logique », ce qui n’est pas du tout incompatible ! Et, bien sûr, avec des jeux…

Attention !  C’est donc dans huit jours ! 

 

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Samedi 14 novembre, nouveau rendez-vous annuel allègre, avec la dictée annuelle, dorénavant intitulée par la Ville de Honfleur : « À vos plumes !  Honfleur fait sa dictée avec Jean-Pierre Colignon ! ».  Et avec des questions-jeux…  Aux Greniers à sel, à 14 heures.

 

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Samedi 5 décembre après-midi, retour de la dictée à Boulogne-Billancourt, dans le cadre du Salon du livre. Compte tenu du très dense programme dudit Salon organisé avec dynamisme par Christine Puech, il n’y aura pas d’inscription préalable et  la correction se fera dans l’auditorium même (qui peut accueillir jusqu’à 300 personnes), sous ma direction.

Présent aussi en tant qu’auteur durant les deux jours du Salon, je proposerai à ma table des jeux et tests,  rigoureux mais enjoués, autour de l’orthographe et de la langue française en général.

Information – rectificatifs

Information / rectificatifs

 

 DICTÉE DE TOURS DU SAMEDI 18 AVRIL :

 1° M. Jacques Groleau, qui a obtenu le meilleur résultat en catégorie seniors de la dictée annuelle organisée par la délégation Touraine de Défense de la langue française (DLF),  n’a pas été classé premier par les organisateurs tourangeaux, non pas parce qu’il est membre du comité de lecture de la revue nationale de DLF (il n’est pas membre du comité d’administration de DLF-Île-de-France)… mais parce qu’il a été à la fois concurrent et correcteur bénévole.  Ce qui a été jugé incompatible.

M. Groleau se verra toutefois remettre un « prix d’honneur ».

N. B. : dans la quasi-totalité des multiples dictées que je rédige, anime et coorganise (j’en suis à plus de 315 maintenant), il a fallu se résoudre  –   faute, hélas, de personnes de bonne volonté acceptant de consacrer, dans une année, deux heures à la correction des copies de ces animations ludo-culturelles bon enfant  – à recruter des correcteurs parmi les meilleurs concurrents, afin de donner les résultats et de distribuer les prix le jour même, et dans les délais imposés par le prêt des locaux. (Bien entendu, les « doublonneurs » ne corrigent pas leurs propres copies. )

À Tours,  le problème ne se posait pas samedi, étant donné le nombre des volontaires.

 

2°  Le journal régional a fait paraître en italique entre guillemets de courts et  vrais extraits de mon texte, mais aussi, hélas, un résumé d’une autre phrase… et en y introduisant des fautes !!

INFORMATIONS

INFORMATIONS :

           La 11e dictée de Tours a fait salle comble, samedi 18 avril, dans les nouveaux et très pratiques locaux obtenus par M. Philippe Le Pape, président de DLF-Touraine. Parmi les participants, Mme Michèle Leloup, organisatrice, en tant que présidente du Club Soroptimist, de la dictée de Poitiers (janvier dernier), et de représentants de Châtellerault.

      Le vainqueur, en seniors, a été M. Jacques Groleau, qui participait pour l’honneur, sa qualité de membre du conseil de DLF-Paris lui interdisant de figurer dans le classement. C’est donc M. Prat qui a accédé à la plus haute marche du podium.

            En juniors, c’est une fois de plus Ève Anquetil (13 ans) qui l’a emporté, et qui, pour cette bonne raison, a été interviewée par la journaliste de la Nouvelle République. Cette dernière a d’ailleurs couvert la totalité de cet après-midi fort bien organisé par l’équipe de DLF-Touraine, un après-midi très joyeux autour de la dictée et des questions-jeux.

            En dehors des lots qui ont récompensé les meilleurs, chaque concurrent est reparti avec un exemplaire de la revue Défense de la langue française.

 

Le mot du 5 décembre 2014

confiseur

            Dans  une  vingtaine  de jours, nous entrerons dans la période surnommée « trêve des confiseurs » : de Noël jusqu’aux premiers jours de janvier, toutes les pensées seront accaparées par les fêtes familiales et par les festivités entre amis… On ne parlera pas – en principe – de sujets qui fâchent, notamment de politique. Tous les regards et toutes les papilles seront tournés vers les confiseries, au sens propre !

            Les confiseries, les bonbons, les chocolats, les douceurs, les friandises, les sucreries et autres « lichouseries » capteront l’attention des petits… et des plus grands, voire des plus âgés.

            Confiseur, confiseuse, confiserie sont, bien sûr, de la famille du verbe confire, « macérer des substances comestibles dans un élément qui les imprègne et assure leur conservation (sel, huile, vinaigre, eau-de-vie, miel, graisse… ou sucre) ». Le participe passé est : confit, avec un « t » final, d’où le féminin confite. Il faut donc dire, écrire : des cerises confites dans un alcool blanc, des olives confites dans l’huile, du jambon confit dans le sel, des fruits confits, des marrons confits, des citrons confits… Idem pour le substantif masculin : servir du confit de canard.

            Au sens figuré, idem : « Elle est pieuse ; on l’a confite dans la dévotion, comme un bonbon dans du sucre » (Hippolyte Taine, Notes sur Paris. – Vie et opinions de M. Frédéric-Thomas Graindorge).

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            Samedi 6 et dimanche 7 décembre : Salon du livre de Boulogne-Billancourt… Je distribuerai gratuitement des exemplaires de la revue Défense de la langue française, et mettrai à la disposition des visiteurs un test ludique de langue française (et son long corrigé détaillé). Par ailleurs, à la suite de la parution récente du Petit Abécédaire de la Grande Guerre (Courrier du livre) et des Petits Soldats, héros de la Grande Guerre, illustré par Jean Bruneau (Contre-Dires), les organisateurs m’ont invité à participer à une table ronde (samedi, 16 h 30) sur 1914-1918, animée par Philippe Delaroche, ancien rédacteur en chef de Lire.

N. B. : « Trêve des confiseurs », aussi, pour les dictées. Aucune n’est prévue, pour l’instant, avant février.

Le mot du 1er décembre 2014

Saint-Nicolas

          La Saint-Nicolas se profile dans un avenir proche : le 6 décembre, et, une vingtaine de jours avant Noël, les enfants – notamment dans l’est de la France (mais également dans de nombreux pays d’Europe) – sont à peu près certains de recevoir des cadeaux, en particulier des pains d’épice(s) de différentes formes. La variante la plus traditionnelle est naturellement saint Nicolas lui-même, de toutes les tailles et plus ou moins somptueusement vêtu…

         Par la Saint-Nicolas on désigne une fête : celle de saint Nicolas, plus précisément de saint Nicolas de Myre, appelé aussi Nicolas de Bari. Il est l’heureux patron, selon les pays ou les régions : des mariniers, des marins, des enfants, des prisonniers, des avocats, des commerçants, des boulangers, des célibataires… !  Voilà qui occupe un élu !

            Cette fête est l’occasion de rappeler les règles de l’orthotypographie (ce que je fais régulièrement dans Défense de la langue française, et, bien sûr, dans mes cours). Le mot saint(e) est un nom commun, s’écrivant donc sans majuscule initiale : C’est à Lyon que sainte Blandine subit le martyre ; Le premier pape fut saint Pierre… Un nom de fête est un nom propre, et, en l’occurrence, puisque l’on ne parle plus du saint lui-même, ou de la sainte elle-même, il faut adopter une graphie marquant cette différence. La règle orthotypographique exige donc d’écrire : la Saint-Nicolas, avec  deux  majuscules  et un trait d’union (et non un « tiret », comme disent les personnes confondant signe orthographique et signe de ponctuation). Idem, alors, pour : les feux de la Saint-Jean, les festivités de la Saint-Sylvestre…

            Sauf au sein des calendriers, et quand la justification (= la largeur) des colonnes  l’impose, il est interdit d’abréger Saint(e)- en « St- » ou en « Ste- », en « St– » ou en « Ste– ». Mais, dans les « têtières » de journaux comportant des noms de communes, l’on est parfois contraint d’abréger, toujours pour des raisons de justification…

           

Le mot du 27 novembre 2014

Ukraine

            L’Ukraine est un sujet de vives préoccupations. Cela n’est pas exagéré, puisque l’on dénombrerait déjà, au fil des mois, plus de 4 000 morts, tous camps confondus…

            Mais d’où vient le nom de ce que l’on a appelé, aussi, « la Petite Russie » ? Que signifie-t-il ?…  L’origine est un vieux mot russe, que l’on transcrit ordinairement par oukraina.  C’est un terme que l’on peut rapprocher de marche, au sens de « marche(-) frontière », soit une région frontalière, une province limitrophe, une aire géographique située en bordure d’un pays étranger ou d’une province voisine. En particulier, marche  a désigné une zone militaire (par exemple : les marches, ou Marches, de Bretagne) confiée à un marquis, ou à un margrave.

            Ukraine  correspond donc à : « région(-) frontière »,  « région  bordière », « région située près de »…

            Comme tous les gentilés (ou ethnonymes), ukrainien / Ukrainien peut être un adjectif (les villes ukrainiennes) ou un nom propre, avec une majuscule (de charmantes Ukrainiennes).

            Surnommée « la mère des villes russes », la capitale – Kiev – devrait peut-être son nom à un prince polane dont le nom se transcrit par Ki. Ce prince aurait fortifié la ville, au IXe siècle. Les Polanes (« peuple de la plaine ») ont constitué une tribu slave qui a dominé les autres tribus slaves de Mazovie et autres régions proches,  et donné naissance à la Pologne.

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              Rendez-vous au Salon du livre de Boulogne-Billancourt, les 6 et 7 décembre, à l’Espace Landowski, avenue André-Morizet (à côté de la mairie), de 14 heures à 19 heures. J’ai préparé des tests ludiques de langue française, et remettrai gratuitement des exemplaires de Défense de la langue française à ceux qui souhaiteront découvrir l’association et sa revue.

Le mot du 8 septembre 2014

Palais-Bourbon

            Rentrée parlementaire demain, à l’Assemblée nationale, pour une courte session supplémentaire (jusqu’au 19), une session de « rattrapage » qui doit permettre aux élus d’examiner et de voter (en principe) des textes laissés en souffrance à la fin de juillet. Le premier texte que les députés étudieront mardi 9 est la « loi sur le vieillissement », qui, même compte tenu du climat politique surchauffé, devrait sinon faire l’unanimité, du moins recueillir un assentiment assez large.

      Pour la première fois au sein de ces chroniques, il sera question d’orthotypographie, c’est-à-dire de cette composante de l’orthographe d’usage qui porte sur l’emploi raisonné, logique, des majuscules, des traits d’union, du caractère italique, des guillemets, etc. En appliquant des règles fondées sur des décennies d’usage, des règles dont chaque francophone devrait connaître l’essentiel. La plupart des familiers du présent site savent sans doute que je rédige dans chaque numéro de Défense de la langue française une chronique détaillée consacrée aux règles orthotypographiques..

          Assemblée nationale s’écrit avec une majuscule au substantif parce qu’il s’agit d’une assemblée unique à l’échelon du pays, et avec une minuscule à l’adjectif parce que celui-ci vient derrière le nom. Pour la même raison, on écrit : le Conseil constitutionnel, l’Académie française, les Années folles, « les Temps modernes », « les Précieuses ridicules », la Ville éternelle, la Ville rose…

       Les surnoms étant des noms propres, la majuscule à Hémicycle est obligatoire : « L’Hémicycle se remplissait peu à peu, et seuls quelques députés s’étant attardés à la buvette se hâtaient encore vers leur siège ». Comme on s’en doute, ce surnom est dû à la forme demi-circulaire de l’amphithéâtre de l’Assemblée nationale.

            Autre façon de dénommer l’Assemblée nationale : le Palais-Bourbon, avec une graphie entérinée par l’usage (deux majuscules et un trait d’union). Ce palais fut construit, au début du XVIIIe siècle, de 1722 à 1728, pour la duchesse Louise Françoise de Bourbon, fille légitimée de Louis XIV et de Mme de Montespan. Ce dut donc un « palais de Bourbon », un palais appartenant à la famille de Bourbon… Il n’y avait aucune raison de mettre de majuscule à palais. Puis le de a disparu, et, comme souvent lorsqu’il y a disparition d’un mot de liaison, a été remplacé par un trait d’union. La graphie « palais-Bourbon » n’étant pas jugée régulière, c’est Palais-Bourbon qui s’est imposé.

Le mot du 1er septembre 2014

illuminés

           Illuminé est à lui tout seul un oxymore : ses acceptions sont complètement contradictoires ! Rappelons que l’on appelle oxymore l’association – maladroite, ou bien volontaire – de termes contradictoires. Ce peut donc être une bévue, par méconnaissance du vocabulaire, ou bien une figure de style littéraire destinée à frapper le lecteur par une alliance de mots inattendue. Dans ce dernier cas, l’exemple le plus vanté est la « sombre clarté qui tombe des étoiles » de Corneille (le Cid).

         Adjectif, illuminé qualifie ce qui est vivement éclairé : les vitrines illuminées des grands magasins, les grands boulevards pavoisés et illuminés pour la Saint-Sylvestre…Et aussi ce qui semble être éclairé comme par une lumière : les visages rieurs, illuminés, des gamins, ou, encore, dont l’esprit est saisi par une idée, par une pensée : Tel Archimède, le visage illuminé, il s’exclama : « Eurêka ! »…

            Avec l’adjectif, nous sommes donc dans le domaine de la lumière, de la clarté, de la beauté, de l’intelligence… Tout autre est la signification du vocable quand il est substantif, car arrivent alors les ténèbres, la folie et la barbarie.

            Si certains illuminés peuvent être seulement de doux rêveurs, des songe-creux utopistes, de très farfelus loufoques, il n’en est pas du tout de même pour d’autres, fanatisés par des croyances, par des idées. Possédés, incapables de raisonner, entièrement dominés par l’irrationalité, ces illuminés sont des fanatiques arriérés, des barbares capables des pires atrocités, ennemis de ce que l’on appelle communément la civilisation…

N. B.  : L’emploi du mot barbares nous inspire un ajout sur l’origine contestée d’orgue de Barbarie. Les linguistes restent divisés : pour certains, il s’agit de la déformation du nom du premier fabricant (XVIIIe siècle) de cet instrument de musique, un Italien du nom de Giovanni Barberi ; pour d’autres, ce serait une allusion à la sonorité « barbare» dudit instrument, ou bien au fait que les joueurs ambulants de ces « automatophones » étaient des étrangers, des personnes baragouinant le français (dans l’Antiquité, étaient nommés « barbares » les peuples qui ne parlaient ni le latin ni le grec, et, par extension, ensuite, les individus ne parlant pas la langue d’un pays)…

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            INFORMATIONS :

1° Les jeux-concours mensuels, comme cela a été annoncé, commenceront à partir de ce mois. Exceptionnellement, le jeu-concours de septembre ne sera mis en ligne que le 15. (Je rappelle que les trois premières personnes à avoir donné les réponses exactes gagneront un livre, de même qu’une personne tirée au sort parmi les autres bonnes réponses.)

2° Comme tout le monde ne pense pas à consulter régulièrement la rubrique « agenda », les « événements » nouveaux (entre guillemets, pour bien montrer qu’il n’y a pas là de la grandiloquence !) seront annoncés également au sein de cette chronique des « mots du jour »…

Donc : samedi 6 septembre, à Versailles, avenue de Paris, à côté de l’hôtel de ville, Défense de la langue française tiendra un stand (D 09), de 10 heures à 18 heures dans le cadre du Forum des associations. Je serai présent, au minimum, de 13 heures à 15 heures, en animant un quiz sur le podium à 13 h 45.