Archives de Tag: dictée

Le mot du 29 septembre 2018 (3)

6e Journée « A la croisée des mots », à Antony (Hauts-de-Seine), ce samedi 29 septembre 2018.  La dictée a donné lieu à un classement très serré, et la double correction des copies des lauréats a été bienvenue pour garantir ledit classement…

1ers ex aequo : Paul Levart et Cédric Jeancolas; 3e : Christian Maricourt; 4e : Clément Bohic; 5e : Eric Imbert; 6es ex aequo  :  Pierre Dérat et Philippe Morel; 8e : Gérard Glotin; 9e : Isabelle Mazodier; 10e : Isabelle Steyer.

Ensuite, et toujours se tenant à un demi-point les uns des autres :  Marie-Hélène Fafet et Gaëtan Goron; Guillaume Jupile et Sylvie Gony; Corinne Bertrand; Emmanuel Deville et Alexandre Pessar; Daniel Cierniak et Lionel Maurouard; Pierre Gille, Michèle Callon et Patrick Gagnard.

Isabelle Lejault; Jacques Tanchowicz, Fabienne Lesaulnier, Marie-Paule Delvenne et Marie-Hélène Renson; Francis Adamczewski; Françoise Boudrot et Robert Lagrelette; Marie-Paule Cierniak et Damien Mettens…  Les écarts à un demi-point près continuaient, avec encore des ex aequo.

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Dictée du 12 mars 2016

Précisions :

La 12e dictée ludique de Tours, organisée par la délégation tourangelle de Défense de la langue française, se déroulera, le samedi 12 mars, à 14 h 30 (validation des inscriptions à partir de 14 heures), à l’amphithéâtre de la DDEC, 33, rue Blaise-Pascal (en face des cinémas CGR; tram : arrêt « Gare »).

Inscription obligatoire avant le 10 mars (= nombre de places limité) : au 06 83 24 65 33 et, par courriel : dicteecolignon.dlf37@laposte.net

Dictée Boulogne-Billancourt

INFO : Le retour de la dictée à Boulogne-Billancourt s’inscrit dans le cadre du Salon du livre des 5 et 6 décembre 2015. Cette dictée, pour accueillir un maximum de personnes, ne peut se dérouler que dans l’auditorium de l’Espace Landowski, où se succéderont forcément aussi toutes les conférences-débats. Les minutes étant comptées, le texte sera plutôt court, et je dirigerai la correction, qui devra être effectuée dans la salle, après échange des copies. Je compte sur l’honnêteté de chacun ! Chaque participant repartira avec au moins un souvenir, et les lauréats recevront de beaux ouvrages. Rendez-vous à 14 heures samedi. On ne pourra pas attendre les retardataires…

 

Infos dictées novembre 2015

RAPPELS : samedi 7 novembre, dictée annuelle « loufoco-logique » Alphonse-Allais, pour l’Association des Amis d’Alphonse Allais (AAAA). A la « Crémaillère 1900 », 15, place du Tertre, à Montmartre, à 14 heures.  Inscription préalable souhaitée, pour une bonne organisation de cet après-midi convivial, mais les participants de dernière heure seront cordialement acceptés.  Renseignements et inscriptions : Philippe DAVIS, président de l’AAAA, 06 85 91 87 83.  

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Samedi 14 novembre, à Honfleur, aux Greniers à sel, à 14 heures, la dictée annuelle « A vos plumes ! Honfleur fait sa dictée avec Jean-Pierre Colignon ». Renseignements à l’Office du tourisme : 02 31 89 23 30.

 

 

 

Communiqué dictée

Communiqué au sujet des dictées :

M’appuyant sur une longue expérience datant, à peu près en même temps, de la création des Dicos d’or et de l’organisation de dictées personnelles, et compte tenu, hélas, du comportement peu respectable de quelques personnes (certaines histoires vraies peuvent sembler incroyables !), j’ai pris depuis longtemps les décisions :

a) de refuser de rendre les copies;

b) de ne donner en public que le résultat des tout premiers classés;

c) de donner éventuellement à chacun(e) son nombre de fautes (si les correcteurs ont eu le temps de corriger toutes les copies jusqu’au bout; sinon, ce sera peut-être, pour des non-classés, une indication du genre : « plus de …..   fautes »); ce nombre ne sera donné qu’à la personne elle-même !

Il découle de ce qui précède que je refuse de communiquer à quelqu’un, ayant participé ou non à une dictée, tous les résultats nominatifs de tous les concurrents de ladite dictée. (Une telle demande m’est parvenue à propos d’une dictée récente…)

                                       JPC.

 

Le mot du 9 septembre 2015

question du jour + articulet « dico » du jour + bévue du jour + citation du jour + infos

mercredi 9 septembre 2015

 

La question du jour

            « J’aimerais savoir la meilleure façon d’écrire une phrase de salutation… Qu’est-ce qui est mieux : « Nous croyons le tout conforme, mais nous vous prions de nous contacter si quelques questions demeuraient sans réponse » ou bien : « … si quelque question demeurait sans réponse » ? »

            Les deux versions sont possibles, sont licites… Tout dépend de ce que vous voulez exactement dire.

               En optant pour le pluriel, vous direz : « … si certains points demeuraient obscurs, si certaines interrogations subsistaient ». Le singulier, couramment usité,  sans doute plus employé dans ce type de fin de correspondance, signifie : « … si la moindre interrogation, si le moindre doute, subsistait ».

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L’articulet « dico » du jour

 

paru  p. p.

            Paraître se conjugue avec l’auxiliaire avoir, et les puristes ont longtemps proscrit totalement l’emploi du participe passé avec l’auxiliaire être. Toutefois, au sens de « être publié », les deux constructions sont admises, avec une double nuance : l’usage distingue a paru (= naguère, voire autrefois), qui insiste sur l’action  :  Ce  roman  a  paru tout d’abord dans un journal féminin,  et est paru (= vient de paraître), qui constate le résultat de la parution : Le dernier volume du Dictionnaire de l’Académie est paru.

 

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La bévue du jour

            Il faut rappeler à un journaliste de France 3 que « Val de Loir(e ?) » n’est pas… un « département », contrairement à ce qu’il a dit. Ou, alors, il dispose d’informations particulières sur une refonte des découpages administratifs. !

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La citation du jour

           

            « Je veux de l’érudition, mais une érudition maîtrisée par le jugement et organisée par le goût. » (Sainte-Beuve.)

 

 

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Défense de la langue française aura un stand, jeudi 10 septembre, à la mairie du 16e arrondissement, au sein du Forum des associations et du bénévolat, après avoir été présente, avec un grand succès, au Forum associatif de Versailles, samedi dernier.

Tests ludiques autour de la langue française à partir de 15 heures.

 

« 16e Solidaire », Mairie du 16e, 71, avenue Henri-Martin, de 10 h à 19 h.

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Prochaines dictées :

Les prochaines dictées ludiques seront :

  • la dictée du Croisic (Loire-Atlantique), dans le cadre du Salon du livre « Plumes d’équinoxe » (président d’honneur : Didier Decoin), le samedi 19 septembre, à 10 h 30,  au foyer Émile-Thibault. Inscriptions, renseignements : mairie du Croisic, 02 28 56 78 50.
  • la « Grande Dictée » de Bonsecours (Seine-Maritime), le samedi 26 septembre, à 14 heures, au casino de Bonsecours. Inscriptions, renseignements : en mairie de Bonsecours, bonsecours.fr, ou par le 02 32 86 52 00.

Le mot du 27 juillet 2015

INFORMATION – RAPPEL

 

MERCREDI 29 JUILLET à 16 HEURES

2e « Dictée à la plage » de Jean-Pierre COLIGNON

à  la médiathèque de PORT-LEUCATE  (AUDE)

Dictée ludique gratuite ouverte à tous, à partir de 10 ans. Inscription obligatoire, jusqu’à la dernière minute et dans la limite des places disponibles. Nombreux lots (classements par tranches d’âge).

Renseignements et inscriptions : médiathèque 04 68 40 25 19 ou Office du tourisme 04 68 40 91 31.

 

Le mot du 3 mars 2015

apartheid

            Regrettable faute de français – en usant d’une impropriété, ou d’une ambiguïté aboutissant à un faux sens –, ou uniquement bourde politicienne, l’emploi du mot apartheid par M. Manuel Valls a suscité nombre de commentaires…

      Si l’on met à part les critiques partiales, systématiques,  émanant sempiternellement d’adversaires politiques qui s’emparent  du moindre prétexte pour critiquer les écrits ou les propos des « concurrents », il est vrai que le message de l’actuel Premier ministre est équivoque. Le double sens a-t-il été voulu, ou s’agit-il d’une maladresse ?…

        Par apartheid, on peut comprendre « politique d’apartheid », soit une démarche antidémocratique imposant, par exemple, de façon plus ou moins claire et volontaire, des regroupements de populations émigrées dans certaines zones du territoire, dans certaines villes.  Mais apartheid peut très bien désigner aussi le comportement antidémocratique de certaines populations se refusant à respecter les lois, us et coutumes du pays qui les accueille, et qui se réfugient, en créant des espaces de non-droit, dans un communautarisme sectaire…

            Si M. Valls a commis un impair, il s’agirait donc d’une gaffe… « Manuel le gaffeur » rejoindrait alors le club des gros maladroits éventuellement déclencheurs de catastrophes, un club principalement constitué de héros de la bande dessinée ou du dessin animé. Au premier rang desquels il faut citer l’incontournable – comme on dit aujourd’hui – Gaston Lagaffe, né du génie du Belge André Franquin.

            En politique, intérieure ou internationale, les gaffeurs et les gaffeuses ont généralement le génie, eux, avec leurs « doreurs de pilule » (spin doctors) et entourage proche, d’allumer sans tarder des contre-feux qui attireront l’attention ailleurs…  Car il n’est pas certain qu’ils partagent l’opinion de l’écrivain Jules Supervielle : « Quand on est riche, toutes les gaffes sont permises ; elles sont même recommandées si l’on veut avoir le sentiment de sa puissance ».

            Emprunté à l’ancien provençal, gaffe, nom féminin, désigne une perche munie d’un ou de deux crocs, qui sert à manœuvrer une embarcation tout comme à accrocher un poisson difficile à remonter à bord. Certains lexicologues avancent que, la perche servant, entre autres, à franchir un gué, on aurait alors nommé « gaffe » la maladresse du piéton englué dans un gué boueux…

             On  pourrait  dire  aussi,  sans doute,  que,   à   l’image  du  poisson   gaffé,   « accroché, empêtré », qui ne sait comment échapper au pêcheur, le gaffeur est ainsi nommé parce qu’il se retrouve englué, piégé, par ses boulettes, ses bourdes, ses bévues, ses impairs.

      Au sens de « surveiller, veiller », gaffer découle certainement d’une métaphore, via « accrocher du regard ».  L’emploi, de niveau populaire, de ce gaffer se retrouve dans l’argotique gaffe au sens de « gardien », de « surveillant de prison », ainsi que dans la très usuelle expression « Fais gaffe ! » (= « Fais attention ! »), beaucoup plus employée que l’infinitif gaffer (= faire attention).

            Celui qui « fait gaffe » – qui surveille les autres… et lui-même – ne peut pas être celui « qui fait des gaffes » !

            On   souhaitera  à   M.   Manuel  Valls,  en  adoptant  le langage des marins, d’ « avaler sa gaffe »  (mourir)  le plus tard possible, en lui recommandant de se « tenir à longueur de gaffe » (= à bonne distance) des fâcheuses gaffes.

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 Rappels de rendez-vous conviviaux :

 

Samedi 21 mars,  dictée de TOURCOING, à la médiathèque André-Malraux, 26, rue Famelart, à 14 heures. Le nombre des places étant limité par la capacité de la salle, l’inscription est obligatoire. 

Tous renseignements et inscriptions : 03 59 63 42 50,   et http://www.tourcoing.fr/mediatheque

 

Samedi 11 avril : création du  concours de culture générale de Paris-7e, au lycée La Rochefoucauld, à 14 heures.

Renseignements et inscriptions : 01 45 55  28 05, et contact.uciap7.com

 

Samedi 18 avril : dictée de TOURS, dans l’amphithéâtre de la D.D.E.C.,  33, rue Blaise-Pascal (tram : arrêt « Gare »), à 14 h 30.  Le nombre de places étant limité par la capacité de la salle, il est recommandé de s’inscrire.

Renseignements et inscriptions : 06 83 24 65 33, et communication.dlf.tours@orange.fr

Le mot du 14 janvier 2015

commissariat

    Parmi les mots que l’actualité met sur le devant de la scène figure commissariat(s) : entendez commissariat(s) de police. D’ailleurs, même sans les événements qui accaparent l’attention, ce terme est des plus usités : il fait partie de la vie civile, de la vie de tous les jours. On va au commissariat pour demander des papiers, ou pour les signer ; on y va pour déposer plainte, etc. Ce dérivé de commissaire revient constamment dans la pléthore de séries policières diffusées à la télévision…

            Eh bien (N. B. : cette interjection s’écrit avec eh, et non et), en dépit de sa fréquence d’emploi, le vocable est maltraité, déformé, à longueur de journée par des personnes censées maîtriser le vocabulaire : les journalistes et les comédiens, qui, par barbarisme, disent « commissairiat » ! À l’écrit, la faute est moins récurrente.

       Non,   pas    plus  que   notaire   n’a   donné     « notairiat »,  « notairial(e) »  et « notairié(e) », mais notariat, notarial(e) et notarié(e), pas plus que honoraire n’a donné « honorairiat », mais honorariat, le dérivé licite de commissaire est exclusivement commissariat.

            Il en va de même pour toute une série de mots dérivés de termes en –aire : salariat (salaire), secrétariat (secrétaire), prolétariat (prolétaire), actionnariat (actionnaire), volontariat (volontaire), sociétariat (sociétaire), vicariat (vicaire)…

         Pour sourire un peu, rappelons que Courteline n’a pas écrit « Le commissaire est bonne d’enfant(s) », mais : Le commissaire est bon enfant.  (Ce titre d’oeuvre étant formé d’une phrase à la voix active, seul le premier mot, quelle que soit sa nature grammaticale, prend une majuscule.  Cas identiques : Le facteur sonne toujours deux fois, Le train sifflera trois fois, Le drapeau noir flotte sur la marmite, etc.)

 

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Rappel : le mercredi 11 février se tiendra à la mairie du VIIe arrondissement de Paris le premier « Salon du livre du VIIe », qui comportera notamment une animation menée par l’Académie Alphonse Allais, ainsi qu’une dictée gratuite ouverte à tous. Les personnes désireuses de participer à cette dictée peuvent d’ores et déjà s’inscrire auprès de moi.

 

              

 

 

Le mot du 13 septembre 2014

Grande-Bretagne

            Lorsque la « Reine vierge », Elisabeth Ire d’Angleterre, décéda en 1603, son cousin Jacques (James) VI, roi d’Écosse depuis 1567, accéda alors également au trône d’Angleterre, sous le nom de Jacques Ier. Les deux royaumes étaient réunis pour des raisons de liens de parenté… mais ce n’était pas politiquement officiel. Le double souverain  (VI et Ier !) franchit cependant un pas en s’autoproclamant, le 20 octobre 1604 : « King of Great Britain and Ireland ». La « Grande-Bretagne », au sens politique et administratif – d’où le trait d’union en français –, commençait à faire parler d’elle, et ce titre nouveau fut repris par certains des successeurs du roi. En 1707, par l’Acte d’union, les deux royaumes s’unissaient officiellement cette fois, devenant le « Royaume-Uni1 de Grande-Bretagne », et les deux Parlements fusionnaient.

            Si le référendum du jeudi 18 septembre sur l’indépendance de l’Écosse donnait la victoire au « oui », le maintien de l’emploi de Grande-Bretagne deviendrait, rigoureusement, impossible, même si Londres avançait que ce mot composé allait alors désigner l’association de l’Angleterre et du pays de Galles ! (D’ailleurs, les Gallois n’envisageraient-ils pas, à leur tour, de demander un référendum !?…) La dénomination de Royaume-Uni n’échapperait pas non plus à une remise en question : n’est-ce pas une abréviation pour « Royaume-Uni1 de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord » ?

            Le rejet du « oui » éviterait bien des soucis à énormément de personnes, notamment à celles qui s’occupent d’onomastique, de relations internationales, de politique… !

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1. Le trait d’union conventionnel à Royaume-Uni tout court devient contestable, de même que la majuscule à Uni, lorsque l’on dit « Royaume-Uni de… », mais, le mieux étant l’ennemi du bien, notre longue pratique de l’orthotypographie nous incite à déconseiller d’entrer dans des subtilités excessives, dans le byzantinisme mâtiné de chinoiseries certainement superflues aux yeux de la plupart des usagers du français…

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               Pour accompagner ma dictée du 20 septembre après-midi à la mairie du Croisic (Loire-Atlantique), dans le cadre du Salon du livre « Plumes d’équinoxe », le quotidien Presse-Océan publiera toute la semaine des questions-jeux de langue française que j’ai rédigées pour ses lecteurs.