Archives de Tag: Honfleur

Le mot du 30 octobre 2020 (4)

AGENDA

ATTENTION (bis) !!

Compte tenu de la situation et des directives gouvernementales, la Mairie de Honfleur vient de décider d’annuler la dictée « Honfleur fait sa dictée avec Jean-Pierre Colignon », qui était prévue pour le samedi 7 novembre…

Le mot du 8 octobre 2020 (4)

AGENDA

Pour l’instant, et pour respecter les consignes officielles, la dictée de HONFLEUR (du 7 novembre) est supprimée… Il faut attendre les 15-16 octobre pour savoir si la préfecture allégera lesdites consignes et autorisera l’organisation de ladite dictée…

Dictées octobre et novembre 2016

RAPPEL : « programme » des prochaines dictées d’octobre et novembre 2016 (de nouvelles villes s’ajouteront en 2017)

Mercredi 26 octobre : « dictée Jules-Verne » à Nantes

Samedi 5 novembre :  toujours à Nantes, dictée pour le 30e anniversaire du musée de l’Imprimerie

Samedi 12 novembre : à Honfleur, « Honfleur fait sa dictée avec Jean-Pierre Colignon »

Samedi 19 novembre :  à Montmartre, dictée « loufoco-logique Alphonse-Allais » de l’Association des Amis d’Alphonse Allais

Samedi 26 novembre : « grande dictée ludique » de Bonsecours (Seine-Maritime)

 

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Dimanche 15 novembre 2015

MERCI… aux participants de la dictée de Honfleur, samedi 14 ! Merci d’avoir participé, et merci d’être venus en dépit du contexte général… J’avais en effet décidé, vendredi soir, de maintenir, sauf si la Ville de Honfleur jugeait qu’il devait en être autrement, la tenue de cette dictée. Il n’est pas question de reculer devant des barbares, il n’est pas question de céder face à des fous frustes et sanguinaires ennemis des libertés, ennemis de la Liberté. Les représentants de la Ville ont partagé mon sentiment, et la « dictée de Honfleur » a pu se dérouler normalement… après l’hommage d’une minute de silence observée à la mémoire de toutes les victimes.

Certes, la fréquentation a été inférieure à celle des années précédentes (de même qu’il y avait beaucoup moins d’animation dans les rues et dans les restaurants), mais dictée et jeux se sont déroulés avec l’habituelle alacrité.

On peut comprendre que certains ou certaines aient renoncé à se déplacer dans un lieu public, pour une animation ludo-culturelle, c’est humain… Mais c’est dommage : la volonté d’affirmer le droit de se distraire, de s’amuser, de s’instruire dans une atmosphère bon enfant, etc., s’inscrit dans la défense des libertés, et doit s’afficher dans tous nos actes.    

Infos dictées novembre 2015

RAPPELS : samedi 7 novembre, dictée annuelle « loufoco-logique » Alphonse-Allais, pour l’Association des Amis d’Alphonse Allais (AAAA). A la « Crémaillère 1900 », 15, place du Tertre, à Montmartre, à 14 heures.  Inscription préalable souhaitée, pour une bonne organisation de cet après-midi convivial, mais les participants de dernière heure seront cordialement acceptés.  Renseignements et inscriptions : Philippe DAVIS, président de l’AAAA, 06 85 91 87 83.  

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Samedi 14 novembre, à Honfleur, aux Greniers à sel, à 14 heures, la dictée annuelle « A vos plumes ! Honfleur fait sa dictée avec Jean-Pierre Colignon ». Renseignements à l’Office du tourisme : 02 31 89 23 30.

 

 

 

Le mot du 30 octobre 2015

Informations

vendredi 30 octobre 2015

 

 

De dictée en dictée…

 

Très joyeux après-midi au conseil départemental de Loire-Atlantique, à Nantes, mercredi 28, pour la 11e dictée Jules-Verne, autour du texte consacré au 40e anniversaire du pont de Saint-Nazaire et autour des traditionnelles questions-jeux.

Chaque participant a pu repartir avec au moins deux cadeaux, grâce à l’Académie de Bretagne et des Pays de la Loire et à Défense de la langue française.

 

 

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Montmartre succédera à la cité des Ducs, avec la dictée annuelle Alphonse-Allais, place du Tertre, samedi 7 novembre,  organisée par l’Association des Amis d’Alphonse Allais. Avec un texte résolument « loufoco-logique », ce qui n’est pas du tout incompatible ! Et, bien sûr, avec des jeux…

Attention !  C’est donc dans huit jours ! 

 

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Samedi 14 novembre, nouveau rendez-vous annuel allègre, avec la dictée annuelle, dorénavant intitulée par la Ville de Honfleur : « À vos plumes !  Honfleur fait sa dictée avec Jean-Pierre Colignon ! ».  Et avec des questions-jeux…  Aux Greniers à sel, à 14 heures.

 

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Samedi 5 décembre après-midi, retour de la dictée à Boulogne-Billancourt, dans le cadre du Salon du livre. Compte tenu du très dense programme dudit Salon organisé avec dynamisme par Christine Puech, il n’y aura pas d’inscription préalable et  la correction se fera dans l’auditorium même (qui peut accueillir jusqu’à 300 personnes), sous ma direction.

Présent aussi en tant qu’auteur durant les deux jours du Salon, je proposerai à ma table des jeux et tests,  rigoureux mais enjoués, autour de l’orthographe et de la langue française en général.

Le mot du 14 octobre 2015

Question du jour + articulet « dico » du jour + citation du jour

Mercredi 14 octobre 2015

La question du jour

            « Est-il admis de dire : « Je suis définitivement sûr de moi » ?… »

            Bien que cet emploi de définitivement se soit répandu dans les médias ces dernières années, cela demeure une formulation critiquable, à bannir.

            La raison de cet engouement découle certainement de l’anglais definitely, que les Anglo-Saxons utilisent couramment afin de renforcer une réponse affirmative, le yes (comme le oui chez nous, d’ailleurs !) ne semblant plus assez fort, plus assez fiable, ne garantissant plus avec certitude.

            En  français,  définitivement   doit  signifier  : « de manière définitive », ou « pour en finir ». Dans la phrase que vous citez, il vaudrait mieux avoir : « Je suis complètement sûr de moi », « …absolument sûr de moi », « …vraiment sûr de moi ».

 

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 L’articulet « dico » du jour

sosie  n. m.

            Ce substantif est exclusivement masculin. On dit donc : « Germaine est LE sosie de Nicole ». Ce nom commun est issu par antonomase du nom propre Sosie, en l’occurrence celui d’un esclave d’Amphitryon dont Mercure emprunte les traits dans les comédies de Plaute et de Molière.

            Pluriel : des sosies.

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La citation du jour

            « La force n’a ni droit ni raison, mais il peut être impossible de s’en passer pour faire respecter le droit et la raison. » (Saint-Just.)

 

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La petite info du jour

 La Mairie de Honfleur a décidé d’appeler dorénavant la dictée annuelle :  « À vos plumes !!! Honfleur fait sa dictée avec Jean-Pierre Colignon ».

Dictées octobre et novembre 2015

Rappels des dates des prochaines dictées (attention ! ces dates se rapprochent rapidement !) :

Mercredi 28 octobre, à 14 heures, au conseil départemental de Loire-Atlantique : la dictée annuelle Jules-Verne (inscriptions obligatoires, étant donné le lieu : direction de la Culture, 02 40 99 12 77).

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Samedi 7 novembre, place du Tertre, à Montmartre (Paris-18e), à 14 heures, dictée annuelle « loufoco-logique » Alphonse-Allais, pour l’Association des Amis d’Alphonse Allais. Inscriptions souhaitées  –  mais on pourra s’inscrire jusqu’au dernier moment, sur place  –  et renseignements : Philippe Davis, 06 85 91 87 83; phdavis@numericable.fr

 

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Samedi 14 novembre, aux Greniers à sel, à Honfleur (Calvados), à 14 h 30, dictée annuelle « Honfleur fait sa dictée ».  Inscriptions souhaitées  –   mais jusqu’au dernier moment on acceptera les non-inscrits  –  et renseignements : Office du tourisme,  02 31 89 23 30. 

 

Le mot du 14 juin 2015

prétexte

            L’actualité, en France, a été dominée, ces derniers jours, par l’aller-retour éclair, en avion gouvernemental, de M. Valls à Berlin, l’autre samedi, pour rencontrer M. Platini, afin de parler de l’UEFA et de l’Euro 2016 en France. Profitant de ce déplacement dit « professionnel » (qui, rapporte la presse, n’était pas noté dans l’agenda officiel du Premier ministre), M. Valls a pu assister ainsi, avec deux de ses enfants, à la finale de la  Ligue des champions entre la Juventus de Turin et le FC Barcelone, cher au cœur du Premier ministre français. Effectivement, M. Valls et M. Platini se sont donc vus, au moins au stade.

            Depuis, M. Valls a reconnu une « erreur de communication » : « Si c’était à refaire, je ne le referais plus », et a promis de rembourser l’équivalent des deux allers-retours de ses fils pour cette virée footballistique, soit, dit-on, 2 500 euros.

            Près de 70 % des Français, d’après les derniers sondages, ne se satisfont pas de ces excuses, peu convaincus par la justification officielle de ce déplacement express en Falcon gouvernemental. La rencontre au sujet de l’Euro 2016 était-elle d’une si considérable importance et d’une urgence si aiguë qu’elle justifiait un aller-retour ultrarapide (tout en prenant le temps d’emmener les deux fils), pour un coût équivalant au salaire annuel de beaucoup de Français : selon la presse, entre 18 000 et 25 000 euros (il est manifestement impossible d’accéder à la vérité, s’agissant de ce type de dépenses, le Premier ministre devant être accompagné d’agents des services de sécurité, d’un médecin, d’un spécialiste des télécoms)… ?

            Peu importe la couleur politique des dirigeants qui se conduisent ainsi.  Mais la petite histoire ne doit pas cacher les questions de fond : un déplacement, même vraiment « professionnel », de ce genre ne peut-il pas être tout bonnement remplacé par un entretien téléphonique, même long ?  Si de tels voyages de ministres, de secrétaires d’État, de hauts fonctionnaires, sans doute ou peut-être inutiles car facilement remplaçables par d’autres moyens modernes de communication, sont multipliés par cent, par mille, etc., à longueur d’année, on peut voir quel gouffre financier supportent là encore les citoyens de la République.

            De plus, comment ce voyage « professionnel » éminemment important et urgent se justifie-t-il quand, quatre jours plus tard, M. Platini vient à Paris voir M. Hollande… pour lui parler de l’Euro 2016 !?

            Prétexte vient du latin praetextus, qui a la même signification. Dans son remarquable dictionnaire français-anglais écrit au XVIe siècle, le linguiste anglais Cotgrave définissait ainsi le terme : « motif spécieux mis en avant pour cacher le motif réel d’une action ». Le sens n’a pas varié, avec comme synonymes : faux-fuyant, excuse, allégation, couverture, échappatoire, argument…

            « Faux prétexte » est évidemment un pléonasme, à ne pas dire ni écrire !

 

La question du jour :

            « Comment faut-il accorder derrière la plupart ?… »

            La plupart (+ complément) entraîne l’accord au pluriel : La plupart ont participé aux jeux ; La plupart des congressistes avaient tombé la veste en raison de la chaleur.

 

La citation du jour :

            « La plus perdue de toutes les journées est celle où l’on n’a pas ri. » (Chamfort.)

 

Rappels :

La prochaine dictée animée sera celle de Leucate (Port-Leucate), le mercredi 29 juillet.  Entre-temps, je serai présent au Salon du livre de Honfleur (Calvados), le 4 juillet, où une fine équipe d’académiciens Alphonse Allais proposera un spectacle-animation. Avec mon illustrateur et ami Claude Turier, lui aussi membre de ladite académie, nous pourrons y dédicacer Sacré Napoléon ! (éditions Trédaniel), un recueil d’anecdotes sur l’Empereur qui paraît pour le bicentenaire de Waterloo, donc ces jours-ci.

Le mot du 16 mars 2015

gymnopédie

      Le compositeur honfleurais (= de Honfleur, dans le Calvados, donc compatriote d’Alphonse Allais et d’Eugène Boudin) Erik Satie (1866-1925) est surtout connu pour sa musique de ballet Parade et pour ses Gymnopédies, constamment réenregistrées par des pianistes, et très souvent diffusées par des chaînes de radio dédiées à la musique. Ce mot insolite revient donc régulièrement dans les présentations d’extraits musicaux…

            Personnage qualifié d’excentrique et de fantasque, Éric Alfred (ou Alfred Erik) Leslie Satie (dit Erik, avec un k !) sort de l’ordinaire, en tant que précurseur du dadaïsme et du surréalisme, préposé à l’harmonium et chef d’orchestre au cabaret du Chat-Noir, compositeur d’œuvres pour les rosicruciens (ordre de la Rose+Croix), fondateur (et unique adepte) de l’Église métropolitaine d’art de Jésus-Conducteur, passant d’une « messe des pauvres » au répertoire du café-concert, du music-hall, s’attaquant à diverses formes du registre musical.

            Le répertoire de nombreuses cantatrices contemporaines telle Patricia Petibon s’enrichit de plusieurs musiques de Satie, notamment  la Diva de l’Empire (sur des paroles des compères Dominique Bonnaud, chansonnier et journaliste, et Numa Blès, chansonnier et « goguettier », deux personnalités marquantes du café-concert)…

            Politiquement, Satie ira un temps du Parti radical-socialiste au Parti communiste, en passant par la SFIO… Vivant, très discrètement, dans le dénuement, d’où son installation hors de Paris même, à Arcueil-Cachan (où se constitua autour de lui un cercle de musiciens que l’on appelle « l’école d’Arcueil »), Satie donnera des cours de solfège aux enfants défavorisés.

            Personnage déroutant, intrigant, attachant, Erik Satie mérite d’être connu des mélomanes, voire au-delà… Ses œuvres musicales, quand bien même porteraient-elles des titres bizarres, insolites (Trois morceaux en forme de poire, Gnossiennes, Vexations…), ne sont certainement pas à ignorer.

            Les Gymnopédies sont trois œuvres pour piano que Satie aurait composées après avoir lu Salammbô, de Gustave Flaubert. Le mot était de création récente : les linguistes retiennent la date de 1865. Il est emprunté au grec gumnopaidia, nom donné à des fêtes annuelles données à Sparte en l’honneur d’Apollon. Ces fêtes étaient marquées par de grandes danses d’enfants ou d’adolescents nus (gumnos, « nu », et pais, paidos, « enfant »). L’hypothèse d’une musique pour des marcheurs ou des coureurs, d’après le grec pedon, « sol », et le latin pes, pedis, « pied », est donc à écarter.

            Le rythme lent, la nature quasiment austère, de ces danses composées par Satie sont bien loin de l’accompagnement d’une gymnastique tonique et énergique. Les Gymnopédies dépouillées, sévères, spartiates (!), d’un caractère sacré dirait-on, conviendraient mieux à la pratique du stretching (de to stretch, « s’étirer ») ou de la gymnastique douce chinoise : le tai-chi (ou tai-chi-chuan).

            Des hellénistes, se fondant sur la mentalité rugueuse, sévère,  militariste, des Spartiates, préfèrent traduire gumnos par « sans armes ». Aux yeux des habitants de la grande rivale d’Athènes, toujours prêts à se battre pour la sauvegarde ou la suprématie de leur cité, un individu désarmé devait en effet paraître bien nu… Une opinion assurément partagée par tous ces messieurs du milieu : ces derniers ne disent-ils pas qu’il faut toujours sortir « couvert », c’est-à-dire avec sur soi une ou deux armes à feu !

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La finale du Championnat national du Maroc de langue française et d’orthographe est fin prête, et les quelque 500 finalistes seront bien présents à Casablanca en cette fin de semaine.

Le quota des inscriptions pour la dictée de Tourcoing, samedi 21, à la médiathèque André-Malraux, est quasiment atteint, compte tenu de la capacité de la salle. Que les retardataires se dépêchent de s’inscrire !