Archives de Tag: Marie-Chantal

Le mot du 22 décembre 2015

La question du jour + la citation du jour (le concours sera publié à part…)

Mardi 22 décembre 2015

 

 La question du jour

            « Dans un supplément hebdomadaire publié par un « news »,  je trouve l’expression style preppy, que je ne comprends pas. Pouvez-vous me dire ce que peut bien signifier le second mot ?… »

            Il  devient  en  effet  difficile  de  lire les suppléments  « chics »   –  vantant l’ « ultraluxe » – publiés par plusieurs quotidiens et hebdomadaires censés être français, tellement les articles regorgent d’anglicismes et d’américanismes ! S’adressant clairement aux couches très aisées de la population, à l’oligarchie ploutocrate des « élites » autoproclamées, les « papiers » sont, de plus, généralement rédigés en un style mondain, affecté, snob…

            La lecture d’un de ces suppléments récents est édifiante. En peu de pages, une concentration de vocables poseurs assaille le lecteur adepte de la simplicité et féru de langue française : it bags, take-away, make-up artist, shooting du prochain lookbook, le tailoring, hype animale, withdrawing room, le butler de l’hôtel, concept-store, street food, esprit destroy, des tsavorites, une make-up artist, etc.

            Votre « style preppy » entre dans ce jargon propre à la jet-set, aux émules de feu Jacques Chazot et de sa Marie-Chantal… C’est un terme appartenant au domaine de la mode. En français, il faut généralement traduire preppy par « bon chic bon genre », par « BCBG », mais en sachant que cela porte le plus souvent sur des tenues de sport d’une élégance décontractée et chic…

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La citation du jour

            « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. » (Henri Queuille.)

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Le mot du 30 mai 2015

« Roland » 

          C’est   le   retour   de  «  Roland  »,  pour  une  quinzaine  de  jours,  dans  les  « étranges lucarnes » – ainsi André Fressoz, alias André Ribaud, journaliste, directeur du Canard enchaîné, désignait-il les écrans de télévision, notamment dans sa célèbre chronique-pastiche « La cour », de 1960 à 1969. « Roland », où l’on va voir, entre autres, « Rafa » (= Rafael Nadal, champion de tennis espagnol, pour ceux qui l’ignoreraient encore), « Djoko » (Novak Djokovic, un Serbe autre as actuel de la petite balle jaune), et « Roger » (surtout, prononcer « Rodgère »  : Roger Federer, champion suisse).

         Les barbares ès courts de tennis devraient enfin avoir compris : « Roland », c’est le stade de tennis Roland-Garros, situé à l’ouest de Paris, à la frontière du bois de Boulogne (… c’est-à-dire Paris) et Boulogne-Billancourt. Je devrais dire : « Boulogne », tellement le mot Billancourt est rayé de leur vocabulaire, d’une façon générale, par les journalistes. Pas seulement par eux : le passé prolétaire de la seconde composante de la ville la plus peuplée des Hauts-de-Seine ne fait pas chic, alors beaucoup jettent aux oubliettes cette partie du toponyme…

   Si l’adoption familière, bon enfant, d’abréviations, ou d’expressions savoureuses  comme de surnoms populaires,  ne saurait choquer en matière de sport, la façon dont certains emploient et prononcent « Roland » à tout bout de champ suscite le malaise. Spontanément, on songe au personnage ridicule et infatué de la Marie-Chantal inventée par le danseur Jacques Chazot dans les années 1960, et à une couche de la société pratiquant la connivence de privilégiés, l’entre-soi des « pipoles »… Certaines pratiques de la langue française, certains  de ses accents « sociaux », sont aussi révélateurs que le vocabulaire employé quotidiennement.

N. B. : le trait d’union à Roland-Garros pour ce lieu est obligatoire = quand on voit le stade, on ne voit pas le célèbre aviateur éponyme (mort dans un combat aérien en octobre 1918).

 

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La dictée « ludique » d’Asnières-sur-Seine, en dépit d’un contexte particulier, s’est déroulée, comme d’habitude, dans la bonne humeur et l’alacrité générale, samedi 30 mai. Et, comme d’habitude aussi, la catégorie des « champions et professionnels » s’est mise en valeur, notamment avec des familiers des podiums : Paul Levart s’est classé premier, avec l’unique zéro faute de la journée. Il a été talonné, dans l’ordre, par Daniel Malot et Pierre Dérat. Celui-ci accède à la troisième marche en ne devançant que d’un demi-point une autre grande championne des dictées : Solange Pascarel. De bons résultats ont été obtenus aussi en catégorie « amateurs ».

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La citation du jour :

            « Le tact est une qualité qui consiste à peindre les hommes tels qu’ils se voient. » (Abraham Lincoln.)