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Le mot du 21 décembre 2017 (2)

La question du jour (et la réponse)

 

« Bonjour,

 

            Le CNRTL admet, au singulier, la graphie de cette pipette avec ou sans « s » au substantif  « un compte-goutte » ou « un compte-gouttes ».

            Le Larousse ne reconnaît que la forme avec un « s ». Elle me paraît plus logique. S’il n’y a qu’une goutte à verser, point n’est besoin de la compter…

            Qu’en pensez-vous ?

 

            Merci, et bonne fin de journée ! »

 

 

Bien sûr.  La graphie « compte-goutte » relève de l’absurdité (… pour rester mesuré) ! À quoi bon créer un objet afin de compter UNE chose !?

L’orthographe est le plus souvent, et doit rester, liée à l’intelligence, au bon sens, à la logique…  Qu’il s’agisse d’orthographe, ou de la langue française en général,  ou de tout autre domaine, on doit enseigner en associant sans cesse le raisonnement et la culture générale aux règles et aux usages.  C’est seulement comme cela que l’on peut former des têtes qui sont à la fois bien faites et bien pleines.

 

 

Je me permets de rappeler que, lorsque l’on désigne des ouvrages par le nom de leur auteur ou par celui de l’éditeur,  ces noms doivent rester en caractère romain dans un texte en romain : « Le Larousse ne reconnaît… ». Et ils sont invariables : « J’ai acheté plusieurs Grevisse… ».

 

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            Parmi les réponses envoyées ces jours-ci à des internautes :

 

  • Le pluriel de pipe-band  est : des pipe-bands.
  • Il faut un trait d’union à un stade-vélodrome : il s’agit d’un lieu qui est à la fois, à égalité, un stade et un vélodrome.
  • « À grands frais »  impose d’écrire grands au pluriel :   quand frais a l’acception de « dépense(s) », c’est un mot figé au pluriel  (on ne dit pas : « J’ai eu un grand frais pendant le week-end », mais : « J’ai eu de gros frais »).