Archives de Tag: orthographe

Le mot du 5 octobre 2018 (1)

Le point d’orthographe du jour

 

hôtel-Dieu  n. m.

Un des rares mots composés dont le premier élément a une minuscule initiale et le second une majuscule (sauf exceptions : voir ci-dessous).   Pluriel : des hôtels-Dieu.

On met traditionnellement des capitales à l’Hôtel-Dieu de Paris et au Grand Hôtel-Dieu  de Lyon, en raison de l’importance et de la réputation de ces établissements.

 

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Le mot du 7 février 2018 (1)

Le point d’orthographe du jour

cité-État n. f.

Ce mot fait partie des trois noms composés de la langue française dont le premier élément commence par une minuscule et le second par une majuscule. En tout cas, des trois mots lexicalisés par les dictionnaires courants (les deux autres étant hôtel-Dieu et prie-Dieu).

Les deux éléments étant des substantifs, ils s’accordent en nombre, même si État, au sens de « pays », s’écrit avec une majuscule : des cités-États.

Prie-Dieu est invariable (prie est une forme conjugués de prier, et Dieu est figé au singulier, avec majuscule, puisque désignant un dieu unique) ; hôtel-Dieu (même raisonnement pour Dieu, tandis que le substantif hôtel s’accorde au pluriel : des hôtels-Dieu).

L’usage est d’accorder la majuscule à hôtel lorsqu’il s’agit de bâtiments ou institutions exceptionnels : l’Hôtel-Dieu de Paris, les Hôtels-Dieu de Lyon.

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Le mot du 27 décembre 2017 (2)

Le point d’orthographe du jour

 

côtes-du-rhône   nom commun

 

Issu par antonomase (tout comme camembert, livarot, beaujolais, sancerre, saint-pourçain, etc.) d’un nom propre de lieu, le nom commun de vin côtes-du-rhône s’écrit donc sans majuscules et prend deux traits d’union.  Le mot côtes doit obligatoirement rester au pluriel, puisqu’il s’agit d’une ellipse pour   « vin élevé, cultivé, dans les côtes (ou  Côtes) du Rhône ».

Le mot peut être employé au masculin ou au féminin :

  • « Servez-nous donc du côtes-du-rhône, s’il vous plaît ! » ; « Pour le repas de samedi, j’ai pris un côtes-du-rhône 2015. »
  • « Donnez-moi une p’tite côtes-du-rhône [= un verre], pour accompagner mon sandwich ! » (Dans la langue familière.)

 

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Le mot du 19 décembre 2017 (1)

Le point d’orthographe du jour

 

va-et-vient    n. m. inv.

Ce nom composé a été forgé à partir d’une phrase : « qui va et qui vient », ce qui explique son invariabilité (d’incessants va-et-vient) quelle que soit son acception*, sa signification.

 

*Attention : ne pas dire « acceptation » (=  fait d’accepter) !

 

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Le mot du 11 décembre 2017

Le point d’orthographe du jour

Lorsque des verbes exprimant ce que l’on appelle des « mesures », d’où la dénomination de « verbes de mesure », ont en que/qu’ un complément CIRCONSTANCIEL répondant à la question « Combien ? »,  leur participe passé reste INVARIABLE. Exemple : « Cette villa ne vaut plus en 2017 les 400 000 euros qu’elle a COÛTÉ en 2003 ».

Le raisonnement ne doit pas être : « Qu’est-ce que cette villa a coûté ? », « Qu’a-t-elle coûté ? » (en étant basique : « Quoi a-t-elle coûté ? » ☺ ), mais : « COMBIEN a-t-elle coûté ?… ». Le participe reste alors invariable.

 

Donc, bien faire la différence entre :

1°   « Michel ne pèse plus aujourd’hui les 50 petits kilos qu’il a PESÉ quand il avait vingt ans »   (= combien a-t-il pesé quand il avait vingt ans ?)

et :

2°    « Tu peux mettre dans ce cageot les 10 kilos de pommes de terre que j’ai PESÉS ce matin » (=  qu’ai-je pesé ce matin ?)  [étant donné que l’on dit « les 10 kilos de pommes de terre », et non « les pommes de terre », l’accord se fait avec « les 10 kilos » ; doit-on voir avec compréhension ou indulgence l’accord « pesées », sur pommes de terre ?  ce n’est pas l’orthodoxie…

 

(Le Participe passé – Tous les accords, d’abaisser à zyeuter,  Victoires Éditions,  2013.)

Le mot du 7 décembre 2017 (1)

Le point d’orthographe du jour

se faire fort

Lorsque la locution se faire fort équivaut à « se vanter de », « se targuer de », et précède un verbe à l’infinitif,  fort est considéré comme un adverbe invariable, et l’ensemble reste invariable :  Ils se sont fait fort de parcourir le trajet en moins d’une demi-heure ;  Elle s’est fait fort de battre son frère en deux sets ! ;  Armelle et Jocelyne se sont fait fort d’entrer au Livre des records en tricotant le plus grand chandail…

Mais lorsque se faire fort n’a pas cette signification, et ne précède pas un verbe à l’infinitif mais un substantif,  le participe passé de faire et fort s’accordent en genre et en nombre. On ne considère plus une locution figée, mais des mots pris un à un : Elles se sont faites fortes de leurs faiblesses ; Jacob et Olivier se sont faits forts des témoignages de soutien reçus dans la semaine ; Lucie s’est faite forte du passé de ses parents…

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Le mot du 10 novembre 2017 (2)

Le point d’orthographe du jour

 

je-ne-sais-quoi  n. m. inv.

Mot composé invariable forgé sur une phrase.  Trois traits d’union  :  des je-ne-sais-quoi.

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Le mot du 10 septembre 2017 (1)

Le point d’orthographe du jour

 

dussé-je

Avec une inversion du pronom personnel sujet,  il s’agit de la première personne du singulier de l’imparfait du subjonctif du verbe devoir, au sens de « même si je devais ».  C’est pour une raison d’euphonie que le « e » final comporte un accent aigu (la prononciation rigoureuse est donc : « ssé »).

« Dussé-je me tremper jusqu’aux genoux, je vais récupérer le ballon que le gamin a envoyé dans la mare ! »

 

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Le mot du 28 août 2017 (2)

Le point d’orthographe du jour

 

parmi  prép.

Le s final de la préposition hormis ne doit pas inciter à terminer indûment par un s la préposition parmi !  Hormis, « sauf, excepté », a été forgé sur hors mis, participe passé de mettre hors (= « exclure »).

Parmi vient de par et de mi (« milieu »), donc un s ne se justifierait pas…

 

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Le mot du 13 août 2017 (2)

Le point d’orthographe du jour

 

bât   n. m.

Un bât est porté par un… âne bâté.  Ce dernier mot donne la lettre finale de ce bât qui désigne le dispositif  que l’on installe sur le dos des ânes, mules, mulets et autres bêtes de somme pour leur faire porter une charge. Un âne bâté, au sens propre, est donc un animal portant un fardeau.

Au sens figuré, on traite d’âne bâté une personne peu intelligente, ignorante, sans esprit, « lourde »…  (Cette acception a aussi été exprimée par : « C’est un vrai cheval de bât ! ».) Ce glissement de sens découle peut-être de plusieurs associations d’idées : animal portant une charge lourde, et qui est contraint, gêné, rendu lui-même, de ce fait, lourd au sens propre ; animal domestiqué, qui est asservi, « abêti », par l’homme et bridé dans sa liberté…

Ne pas confondre avec « bat », graphie simplifiée pour « b.à.t. » (bon à tirer) et couramment utilisée dans le milieu de la presse, de l’édition et de la communication.

Bât se retrouve dans l’expression bien connue « C’est là que le bât blesse ! » : c’est là le point faible, le siège de la souffrance, ou, plus couramment, le point qui suscite de l’embarras, de la gêne, des difficultés…

 

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