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Remerciements à Piriac-sur-mer

Bonjour !  Reprise du site ce jour, à partir de cet après-midi.

Merci aux joyeux participants pleins d’entrain de la 8e dictée du Patrimoine à Piriac-sur-Mer, samedi 7 ! (Grâce à l’équipe de l’association et à la générosité des commerçants de Piriac,  chaque participant(e) a pu repartir, outre un des numéros de Défense de la langue française que j’avais apportés, avec au moins un cadeau.)

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Infos pour… 2016

Pour ceux qui sont très prévoyants…

Premières dates de dictées fixées pour 2016 :

Tours, le samedi 12 mars

Piriac-sur-Mer, le samedi 16 avril
 

 

Le mot du 16 octobre 2014

philanthrope

            Le Conseil économique, social et environnemental sera bientôt l’hôte – « sous le haut patronage du président de la République », selon une formule consacrée – des premières Rencontres de la philanthropie. Cette manifestation organisée à l’initiative de la revue le Monde des fondations aura pour thème « la place des fondations et des mécènes dans la société française ».

            Auparavant, Mme Melinda Gates, épouse de Bill Gates, fondateur de Microsoft, viendra en France, au titre de coprésidente – avec son mari – de la plus riche fondation philanthropique privée du monde (40 milliards de dollars). Chaque année, cette fondation verse 3,6 milliards de dollars au bénéfice de la lutte contre Ebola, contre le sida, contre la mortalité infantile, pour la protection des femmes, en faveur des campagnes de vaccination contre le paludisme, etc.

            Le couple Gates et un autre milliardaire américain bien connu, Warren Buffett, ont lancé le « Giving Pledge » (« Promesse de don »). Les milliardaires ou multimilliardaires qui adhéreront à cette initiative s’engagent à donner la moitié de leur fortune, de leur vivant ou à leur mort, à des œuvres sociales, à la société en général, plutôt que de transmettre cet argent à leurs héritiers. Estimant qu’ils ont dû leur réussite au fait d’avoir eu la chance de naître dans un pays riche, doté de toutes les infrastructures nécessaires, tous les trois considèrent comme une obligation de donner de leur énergie, de leur temps et de leur argent aux autres…

            L’étymologie de philanthrope coule de source : phil-, « qui aime », et anthrôpos, « être humain, homme ». Les philanthropes sont des femmes et des hommes altruistes, qui ont le souci des autres, qui œuvrent pour le bien de leurs semblables, avec désintéressement. Cette générosité étant souvent matérielle, consistant à améliorer les conditions de vie de déshérités, de personnes en difficulté, philanthrope désigne presque exclusivement, aujourd’hui, quelqu’un qui apporte une aide pécuniaire.

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Rappels : à part la 6e dictée de Piriac-sur-Mer, samedi 18 octobre, les prochaines dictées sont :

  • Le mercredi 5 novembre, la 10e dictée Jules-Verne, dans la salle du conseil général de Loire-Atlantique, à Nantes. Étant donné le lieu, le nombre des participants est hélas strictement limité ! L’inscription est donc obligatoire, par téléphone, au : 02 40 99 16 90. La dictée sera retransmise en direct sur le site du département : loire-atlantique.fr
  • Le samedi 8 novembre, à 14 h 30, à Honfleur (Calvados), la traditionnelle dictée annuelle « Honfleur fait sa dictée », aux Greniers à sel. Les inscriptions préalables ne sont pas obligatoires.
  • Le samedi 15 novembre, à 14 h 30, 15, place du Tertre, à Montmartre, en la brasserie-cabaret La Crémaillère 1900, la dictée annuelle « loufoco-logique » Alphonse-Allais, pour l’Association des Amis d’Alphonse Allais (AAAA). Je peux inviter quelques personnes non membres de l’AAAA : me contacter.
  • Le dimanche 23 novembre, à 14 h 30, à Sorèze (Tarn), dans le cadre du Salon du livre en l’abbaye-école, dictée annuelle. Renseignements et inscriptions au Syndicat d’initiative / Office du tourisme : 05 63 74 40 39.

 

Le mot du 13 octobre 2014

décliniste

Dans une de ses chroniques, une journaliste-éditorialiste d’un de nos principaux hebdomadaires écrit : « Et si c’était vrai ? Et si nos lunettes déclinistes nous empêchaient d’apercevoir les « signaux faibles » d’espoir ? Et si nous n’étions pas en déclin, que nous avions simplement pris un retard rattrapable ? »

            L’enchaînement de « et si nous n’étions… » et de « que nous avions… » aura sans doute fait sursauter des lecteurs. Les linguistes orthodoxes, les grammairiens traditionalistes y auront probablement, voire certainement, vu une anacoluthe, c’est-à-dire une rupture de la construction syntaxique normale, qui, sans altérer le lien logique, fait que la fin de la phrase n’est plus en harmonie, grammaticalement, avec le début. Cette phrase eût été plus fluide, plus correcte, en recourant à la répétition du si : « Et si nous n’étions pas en déclin, si nous avions… ».

          Comme bien souvent, d’aucuns – les plus nombreux, peut-être – y auront vu une maladresse d’écriture ; quelques-uns, une figure de style licite apportant une éventuelle variété dans l’expression ; les autres lecteurs… n’auront peut-être pas réagi !

            Le mot décliniste, nom ou adjectif, a surgi dans le vocabulaire avec la multiplication des écrits et des propos portant sur le « déclin » supposé ou avéré, partiel ou complet (à chacun sa vérité), de la France dans le domaine géopolitique, économique, social, culturel… Les adversaires des déclinistes les traitent aussi de « déclinologues », dénonçant, par ce terme censé être plus péjoratif que déclinistes, des atrabilaires voyant tout en noir.

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            Nouveauté : dans la matinée du vendredi 10 octobre a eu lieu, au premier étage du café-restaurant Le Sorbon, rue des Écoles, à Paris, dans le Quartier latin – étage réservé pour l’occasion – une dictée organisée à la demande du Cercle Prep’art, qui regroupe d’anciens enseignants. Ainsi que l’indique le Cercle sur son site, la dictée et les jeux autour de la langue française ont fait retrouver à ces profs « leurs fous rires d’élèves ». En effet, ce ne fut pas triste du tout !

            Rappel : samedi 18 octobre, 6e dictée du Patrimoine à Piriac-sur-Mer (Loire-Atlantique).

 

 

 

 

 

Le mot du 7 octobre 2014

cévenol

            L’expression, ou la locution, « épisode cévenol » revient quasiment tous les jours dans les journaux radiodiffusés et télévisés, et, évidemment, dans les bulletins météo… Cet emploi très fréquent suscite des interrogations : le syntagme est-il toujours proprement utilisé, ou est-ce de l’à-peu-près, par extension-généralisation ?…

            Rigoureusement, épisode cévenol désigne un type particulier de pluies intenses dues à l’accumulation de masses nuageuses venant du golfe du Lion, dans un régime de vents de sud à sud-est. Ces pluies frappent les Cévennes – d’où le nom –, puis ce que l’on appelle « le piémont cévenol » (entité géographique, qui est aussi le nom d’une communauté de communes dont le siège administratif est à Quissac, dans le Gard), entraînant de graves inondations.

            Le gentilé, ou ethnonyme, cévenol(e) – avec un seul n – semble peu usité comme substantif ; pourtant, il est licite de dire : des Cévenols, de jeunes Cévenoles. L’emploi adjectival est beaucoup plus répandu : des villages cévenols, le patois cévenol, des paysannes cévenoles.

            Compositeur quelque peu oublié, sauf des mélomanes, Vincent d’Indy (1851-1931) était issu d’une famille de la noblesse ardéchoise. C’est d’ailleurs à partir d’un air de berger ardéchois qu’il a écrit l’une de ses principales œuvres : la Symphonie sur un air montagnard , dite « Symphonie cévenole ».

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            Rappel succinct des dates des prochaines dictées publiques :

  • Samedi 18 octobre : Piriac-sur-Mer (Loire-Atlantique)
  • Mercredi 5 novembre : Nantes (Loire-Atlantique)
  • Samedi 8 novembre : Honfleur (Calvados)
  • Samedi 15 novembre : Montmartre (Paris)
  • Dimanche 23 novembre : Sorèze (Tarn).

Le mot du 5 août 2014

démenti

           Alors que le Canard enchaîné, l’hebdomadaire satirique du mercredi, n’était pas encore en vente, le ministère des Finances a démenti mardi 5 une information qui sera sous les yeux des lecteurs à partir du lendemain…

            C’est en effet en ce 5 août que Bercy « dément formellement » auprès de l’Agence France-Presse les propos attribués par l’hebdomadaire daté du 6 août à Michel Sapin, ministre des Finances, au sujet des prévisions de croissance. Selon le Canard, le ministre aurait déclaré lors d’un séminaire du gouvernement, vendredi dernier, que « si l’on était au-dessus de 0,5 % de croissance à la fin de l’année ce serait très bien ». Prévision pessimiste à l’excès, ou réaliste et sincère, qui démentirait elle-même la prévision officielle jusqu’ici annoncée à 1 %. Les chiffres officiels portant sur l’estimation de la croissance (?) au deuxième trimestre ne seront connus que vers la mi-août.

            Selon la façon de tourner les phrases, et journalistes comme politiques y veillent, les uns pour transmettre avec fiabilité l’information, les autres peut-être pour jouer sur les mots en noyant le poisson, démenti n’aura pas la même acception. Ou bien cela signifiera que l’on dément que le ministre ait parlé devant tous ses collègues (que la prévision calamiteuse apparaisse, ou non, dans ses dossiers), ou bien l’on dément que M. Sapin, qui a bien pris la parole, ait tenu les propos pessimistes qu’on lui prête… La formulation du démenti ministériel du 5 août s’inscrit dans la dernière hypothèse.

            Au sens de « déclaration », démenti est du registre « sérieux », souvent du niveau solennel, officiel : on soutient qu’une affirmation est fausse. Par ailleurs, et par analogie, on parlera d’un désaveu apporté par la vie : « Les semaines à venir allaient infliger un terrible démenti à ses espérances… ». Le terme, employé par les commentateurs, sera neutre, du domaine du constat.

          Avec dénégation, le plus souvent employé au pluriel, la connotation devient nettement fâcheuse dans le ressenti des usagers du français : des dénégations sont considérées comme des protestations contestables, sont comprises comme des refus de reconnaître la vérité. Il faut donc être extrêmement prudent dans l’utilisation de ce vocable, pour éviter de confirmer ce glissement de sens qui n’a pas lieu d’être !

          L’infirmation n’est autre que l’action d’infirmer (un diagnostic, un raisonnement, formulés par autrui), et, en droit, l’annulation d’une décision, d’un jugement. Les propos d’un ministre peuvent être infirmés publiquement par un Premier ministre, par un chef d’État… mais ça fait désordre ! Quant à déni, c’est aujourd’hui un terme très en vogue utilisé pour désigner le refus de telle ou telle réalité ressentie comme pénible, douloureuse, dramatique, traumatisante…

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Certains lecteurs de ce site n’ayant pas encore pris l’habitude de consulter la rubrique « Agenda » (des dictées et autres événements), nous résumons ci-dessous cette actualité, en les priant, pour disposer de plus de détails complémentaires, de se reporter à ladite chronique.

Manifestement, d’après certaines réactions, il est nécessaire de répéter qu’en s’inscrivant comme ami du site (il suffit de donner son adresse électronique, en la tapant dans un des cadres prévus) chacun peut recevoir GRATUITEMENT, IMMÉDIATEMENT et SYSTÉMATIQUEMENT tout nouveau texte mis en ligne.

Il est utile également de rappeler, semble-t-il, que toute question de langue française posée est anonyme, et ne sera lue que par nous-même. J’enverrai la réponse sous 24 à 48 heures, en moyenne, à la personne qui l’aura posée.

 

L’actualité de l’agenda :

  • Participation importante, dont de nombreux « cadets », à la première dictée de Port-Leucate (Leucate, dans l’Aude), le 30 juillet, en hommage à l’écrivain et aventurier Henry de Monfreid. Devant ce résultat très positif, les responsables (mairie, médiathèque) envisagent immédiatement une édition 2015.
  • Dimanche 3 août, présidence d’honneur du très sympathique Salon du livre de Kercabellec (à Mesquer, en Loire-Atlantique), sous un chapiteau installé près des parcs ostréicoles.
  • Prochaines dictées : en la mairie du Croisic (Loire-Atlantique), le samedi 20 septembre après-midi, dans le cadre du Salon du livre « Plumes d’équinoxe » ; ce sera une première dans cette commune. À Bernay (Eure), le samedi 4 octobre : ce sera également une première. Puis, retour en Loire-Atlantique : 7e dictée de Piriac-sur-Mer, le samedi après-midi 18 octobre.