Archives de Tag: porte-bonheur;invariabilité;accord au pluriel;

Le mot du 25 mai 2019 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Les dictionnaires donnent maintenant porte-bonheurs comme pluriel du substantif porte-bonheur. Peut-on en déduire qu’en l’emploi adjectif il faut également accorder au pluriel : des statuettes porte-bonheurs ?… »

 

Plus exactement : certains ouvrages de référence donnent aujourd’hui les… deux graphies au pluriel, soit à égalité, soit en mentionnant des porte-bonheurs en second, dans une orthotypographie différente de celle des entrées normales.

Ceux qui adopteraient la « novorthographe » pour le substantif devraient être logiques dans leur démarche en écrivant aussi porte-bonheurs en l’emploi adjectif.

Personnellement, comme je ne modifie pas la signification du mot composé (« objet : bijou, fétiche, fleur, « doudou »… censé porter chance et attirer LE bonheur, LA félicité, au sens absolu »), je respecte l’orthographe fidèle à l’acception : « Le muguet et le trèfle à quatre feuilles font partie des porte-bonheur populaires », « des bracelets porte-bonheur ». Le fer à cheval et la queue de cochon, de même, ne sont pas arborés pour attirer des petits bonheurs, des satisfactions plus ou moins grandes, quelques heureux avantages çà ou là, mais bien pour accéder AU bonheur absolu !

On ne doit pas, au nom d’une « normalisation » trop systématique, détruire la signification d’un mot alors que son acception est utile et justifiée.

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