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Le mot du 10 décembre 2015

La question du jour  + l’articulet « dico » du jour  +  la citation du jour  + le proverbe du jour

Jeudi 10 décembre 2015

La question du jour

            « Pourquoi écrit-on « la Ville Lumière » pour désigner Paris, mais « la Ville éternelle » pour Rome ? »

            Question récurrente… qui appelle une réponse toute simple et logique !  Le premier surnom est formé de deux substantifs, d’où les deux majuscules obligatoires. Le second est constitué d’un nom et d’un adjectif, et, comme le substantif précède l’adjectif épithète, application de la norme française : quand le nom est devant l’adjectif, seul le premier prend la majuscule. Donc : la Ville éternelle, et idem pour la Ville rose (Toulouse), la Ville rouge (Albi), la Ville sainte (Jérusalem)…

 

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L’articulet « dico » du jour

opus incertum   n. m. (inv. pour le Petit Robert)  (du latin : « ouvrage irrégulier »)

C’est un appareillage de dalles de forme irrégulière disposées de telle sorte qu’elles s’encastrent sans laisser de vide.

            Il n’y a pas de trait d’union, et ce nom s’écrit en caractères normaux (il ne se met pas en italique dans un texte en romain), sans guillemets. Le Petit Larousse n’en fait pas une entrée : le terme est seulement cité au sein de l’articulet opus. Les dictionnaires éludent le problème de l’accord ou de l’invariabilité au pluriel, à l’exception du Petit Robert, qui, lui, se prononce pour l’invariabilité.

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La citation du jour

            « Que d’hommes se pressent vers la lumière non pas pour voir mieux, mais pour mieux briller ! » (Friedrich Nietzsche.)

 

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Le proverbe du jour

            « La superstition est le nom que les ignorants donnent à leur ignorance. »

 

 

 

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le mot du 16 novembre 2015

Le mot du jour

Lundi 16 novembre 2015

 

La question du jour

            « L’autre jour, dans le journal, j’ai lu le mot acratopège. Ne l’ayant pas trouvé, ni dans mon Larousse ni dans mon Petit Robert, j’ai écrit au journaliste pour lui demander ce qu’il voulait dire. Sympathiquement, il m’a répondu que ce mot signifiait « sans saveur particulière « , citant en exemple Évian, qui l’avait marqué sur ses bouteilles il y a quelques années (eau de source acratopège) et en me renvoyant aux dictionnaires pour l’origine et la signification.

            Mais l’histoire ne s’arrête pas là ! Selon un ami helléniste, le terme signifie simplement « qui provient de la terre » (il y aurait alors un pléonasme sur les bouteilles d’Evian). Alors, ma question est toujours la même : que veut-il dire, ce mot ? »

 

            Effectivement, ce mot d’emploi rare ne figure pas dans les « petits » Larousse et Robert, des ouvrages qui recensent pourtant des dizaines de milliers de mots… Ni même dans le très riche Trésor de la langue française informatisé du CNRS, qui comprend pourtant, en principe, tous les mots relevés dans les textes des XIXe et XXe siècles.

            Acratopège peut toutefois être trouvé dans divers textes. Il convient, après recoupements, de retenir les acceptions rigoureuses,  données par des… sources scientifiques. L’adjectif s’applique donc à une « eau de source pure, sans vertus particulières, pauvre en minéraux ».  Par conséquent, cette eau serait inodore, sans saveur, et son intérêt résiderait dans sa pureté.

            Peut-on, alors, qualifier d’ « acratopèges » des individus trop « purs » :  candides, crédules, naïfs, ingénus, sans caractère, « inodores et sans saveur » ?!  ☺