Archives de Tag: Salon du livre

Compte-rendu dictées début décembre 2015

La dictée du Téléthon à Avrillé (Maine-et-Loire) s’est déroulée dans la bonne humeur vendredi 4. Merci aux participants !

Samedi 5, la dictée était de retour à Boulogne-Billancourt, dans le cadre du Salon du livre. Cela, dans les conditions très particulières dues à une programmation fort dense à l’amphithéâtre… donc avec des délais très resserrés. Mais les nombreux participants ont montré une belle alacrité, une belle bonne humeur, ce qui a ravi le maire, Pierre-Christophe Baguet, et les organisateurs du Salon, au premier rang Christine Puech.

Une fois de plus, les champions Daniel Malot et Paul Levart ont été les meilleurs, réalisant chacun un sans-faute.  Des champions qui se montrent toujours gentils et modestes !

Dans la catégorie qui rassemblait tous les autres seniors, les lauréats ont obtenu de très bons résultats, alors que nombre de participants sont tombés dans les pièges « logiques »… ce qui les a beaucoup amusés !  :o)))

Tous les participants juniors ont reçu un lot.

 

Publicités

Dictée Boulogne-Billancourt

INFO : Le retour de la dictée à Boulogne-Billancourt s’inscrit dans le cadre du Salon du livre des 5 et 6 décembre 2015. Cette dictée, pour accueillir un maximum de personnes, ne peut se dérouler que dans l’auditorium de l’Espace Landowski, où se succéderont forcément aussi toutes les conférences-débats. Les minutes étant comptées, le texte sera plutôt court, et je dirigerai la correction, qui devra être effectuée dans la salle, après échange des copies. Je compte sur l’honnêteté de chacun ! Chaque participant repartira avec au moins un souvenir, et les lauréats recevront de beaux ouvrages. Rendez-vous à 14 heures samedi. On ne pourra pas attendre les retardataires…

 

Dictées décembre 2015

INFORMATION :

Nouvelle dictée pour le Téléthon à Avrillé (Maine-et-Loire) : le 4 décembre 2015.

Renseignements : marielucefixari@hotmail.fr

************************************

Rappels, aussi :  conférence sur Alphonse Allais, pour l’AMOPA (ordre des Palmes académiques), à la mairie du 7e arrondissement, mardi 1er décembre 2015, à 17 heures. Entrée libre.

Dictée de Boulogne-Billancourt samedi 5, à 14 heures, dans le cadre du Salon du livre, Espace Landowski.  

 

 

Le mot du 18 février 2015

Filouse

            Vache âgée de quatre ans, de la race rouge flamande, Filouse est la star, l’égérie du Salon de l’agriculture qui ouvrira ses portes le 21 février, à Paris Expo, porte de Versailles. Sur l’affiche du Salon, ladite égérie… affiche un œil  coquin et un air satisfait, du genre : « Et je ris de me voir si belle en ce placard ! » ☺ (Oui, un placard  est aussi un avis manuscrit ou imprimé que l’on affiche dans des lieux publics…)

            Contrairement à ce qu’indique l’affiche du Salon, il n’y a aucune raison de mettre une capitale à rouge ni à flamande. Les noms de races d’animaux sont des noms communs. Il faut donc écrire : des setters, des malinois, des dalmatiens, des dobermans ; des siamois, des persans, des européens ; des salers, des pie(-) noir, des charolaises, des maraîchines… Bien évidemment, la majuscule est maintenue quand figure un nom propre : des blondes d’Aquitaine. Mais les organisateurs d’événements, leurs communicants et les publicitaires (qui en rajoutent !) croient mieux appâter le public par un excès de lettres capitales. C’est illusoire…

            On ose croire que communicants et publicitaires (et non  « publicistes » :  ces derniers sont, en français contemporain, des spécialistes du droit public !) n’iraient pas jusqu’à écrire : « à l’issue du Salon, des Bretonnes seront proposées à la vente », « aucune Limousine ne pèse moins de 800 kilos », « à 16 heures : traite en public de Bordelaises »… !

            On peut être plus indulgent à l’égard de la majuscule souvent adoptée pour agriculture. En orthotypographie orthodoxe, correcte, on ne doit mettre de majuscule qu’à Salon (quand ce mot a le sens d’ « exposition », de « foire », on doit toujours mettre une majuscule) et à l’éventuel adjectif qui le précède (le Salon du livre, le Joyeux Salon de la magie se tiendra du 8 au 10  mai), ainsi que, naturellement, aux éventuels noms propres inclus dans la dénomination.  Encore une fois, étant donné l’importance de certains de ces événements (foires, expositions, Salons, festivals, concours…), on peut tolérer, en plus de la capitale – obligatoire en ces occurrences – au premier substantif,  une majuscule à automobile, à livre, à agriculture, à automne : le Salon de l’Automobile, le Salon du Livre…

         Filouse, nous explique-t-on, est, en ch’ti, le féminin de filou. Avec la variante filousse, le mot désigne une jeune fille maligne (et non « maline ») et rusée. Après le succès du film de Dany Boon Bienvenue chez les Ch’tis, plus personne ne devrait ignorer l’orthographe du nom commun, nom propre et adjectif ch’ti. Pourtant, on trouve beaucoup de chti et de cht’i ( !!).

            Ch’ti ou ch’timi équivaudrait à « celui », à « ceux », et non à « chétif » ou à  « petit ». Mais on trouve des discordances  chez des auteurs régionaux… Nom commun, ch’ti désigne le patois picard parlé dans le Nord – Pas-de-Calais. Nom propre, avec majuscule, le vocable désigne les natifs et/ou habitants du nord de la   France  (les  Ch’tis  ou  Ch’timis  seraient  donc  «  ceux  de  chez  nous   »,   les « nôtres »). Un « ch’ti marché » serait un  « marché du Nord, des Ch’tis », et non un « petit marché ».

          L’accord en nombre, avec un final, est courant pour le nom propre comme pour l’adjectif.  En revanche, l’accord en genre ne semble pas faire l’unanimité, et l’on trouve dans des textes régionaux, pour le féminin, soit l’accord au masculin pluriel, soit l’invariabilité… Mais on ne voit pas pourquoi ch’tie(s) serait à bannir.

         Filou, dans la langue familière, s’applique à un enfant espiègle, malin. Mais, désignant un adulte, le terme désigne avec certitude un escroc, un arnaqueur, un voleur,  un  aigrefin,  une  fripouille,  un  magouilleur,  etc. Le mot vient de filer, « tirer le fil »…  Pourquoi ne pas y associer les tire-laine d’autrefois, « tireurs de laine, tireurs de manteau »,  et rappeler qu’en argot tirer est un synonyme de voler couramment usité dans la langue familière ?

      Le mot est censé être masculin, avec un pluriel en s… mais on ne voit pas pourquoi il n’y aurait pas de femmes qui seraient malhonnêtes, magouilleuses, voleuses, estampeuses ! D’ailleurs,  filoute, certes peu utilisé, existe dans la langue, avec cette acception ; filouse, en revanche, ne semble pas avoir été employé.

          Mais je ne contesterai pas à la jolie rouge flamande un nom signifiant en ch’ti qu’elle est aussi maligne et espiègle qu’une gamine !

Le mot du 16 janvier 2015

procrastination

            Bien des soucis, bien des problèmes, voire bien des drames, seraient évités si, dans la vie, le citoyen lambda comme le « décideur » (sic) ne pratiquaient pas à longueur d’année (année est figé au singulier, en principe) la procrastination. Ce mot revient actuellement dans la bouche de commentateurs qui fustigent les atermoiements (un seul t, et un e médian dû au fait que ce substantif appartient à la famille d’un verbe en -yer, tels aboiement [aboyer], bégaiement [bégayer], paiement [payer]…) des politiciens de tous bords (plutôt au pluriel = « de tous les bords »).

            Si la prudence  –  même jusqu’à la prudence dite de Sioux  –  doit s’associer à l’analyse intelligente, impartiale, raisonnée, froide, face à toute question à trancher, face aux difficultés de tous ordres, cela ne doit pas conduire sans cesse à des manœuvres dilatoires, à des ajournements à tout-va, à des tergiversations… qui dans la plupart des cas aggravent les problèmes. Appliquer des cautères sur des jambes de bois, détourner les yeux des réalités, empêcher les vérités d’être dites, pratiquer le mensonge par omission, c’est rejoindre le mot attribué à la favorite de Louis XV, la Pompadour, après la calamiteuse défaite de l’incapable Soubise, à Rossbach, face à Frédéric II, en 1757 : « Après nous, le Déluge ! ». Belle illustration de la procrastination irresponsable et égoïste, puisque cela équivaut à « peu importe ce qui peut arriver, dès lors que ce sera après ma mort » !

            Personne ne peut savoir si la marquise, dans sa pensée, écrivait déluge avec, ou non, une majuscule initiale… Normalement, elle aurait dû faire allusion au déluge de la Bible, le fameux Déluge universel décidé par Dieu, excédé par la violence des hommes : « Dieu dit à Noé : « La fin de toute chair est arrivée, je l’ai décidé, car la terre est pleine de violence à cause des hommes et je vais les faire disparaître de la terre. » […] Au bout de sept jours, les eaux du déluge vinrent sur la terre»  (Genèse.) Étant donné la signification particulière, il est logique de voir ici dans Déluge un nom propre à majuscule.

            Procrastination vient du latin procrastinatio, « ajournement, délai ».

*****

 

           La première édition du Salon du livre de Paris-7e se déroulera le mercredi 11 février dans la mairie du 7e arrondissement. Plusieurs animations, s’adressant soit aux juniors, soit aux seniors, soit à tous publics, seront proposées, dont une jubilatoire et humoristique « séance du dictionnaire » animée par l’Académie Alphonse Allais et une dictée gratuite, ainsi qu’un jeu-concours non moins gratuit autour de la littérature française que je concocterai également. Nombreux prix pour les participants.

        Il serait bon que les personnes intéressées par la dictée s’inscrivent auprès de moi, ce qui permettra de préparer au mieux la salle. Merci !

Le mot du 5 décembre 2014

confiseur

            Dans  une  vingtaine  de jours, nous entrerons dans la période surnommée « trêve des confiseurs » : de Noël jusqu’aux premiers jours de janvier, toutes les pensées seront accaparées par les fêtes familiales et par les festivités entre amis… On ne parlera pas – en principe – de sujets qui fâchent, notamment de politique. Tous les regards et toutes les papilles seront tournés vers les confiseries, au sens propre !

            Les confiseries, les bonbons, les chocolats, les douceurs, les friandises, les sucreries et autres « lichouseries » capteront l’attention des petits… et des plus grands, voire des plus âgés.

            Confiseur, confiseuse, confiserie sont, bien sûr, de la famille du verbe confire, « macérer des substances comestibles dans un élément qui les imprègne et assure leur conservation (sel, huile, vinaigre, eau-de-vie, miel, graisse… ou sucre) ». Le participe passé est : confit, avec un « t » final, d’où le féminin confite. Il faut donc dire, écrire : des cerises confites dans un alcool blanc, des olives confites dans l’huile, du jambon confit dans le sel, des fruits confits, des marrons confits, des citrons confits… Idem pour le substantif masculin : servir du confit de canard.

            Au sens figuré, idem : « Elle est pieuse ; on l’a confite dans la dévotion, comme un bonbon dans du sucre » (Hippolyte Taine, Notes sur Paris. – Vie et opinions de M. Frédéric-Thomas Graindorge).

*****

            Samedi 6 et dimanche 7 décembre : Salon du livre de Boulogne-Billancourt… Je distribuerai gratuitement des exemplaires de la revue Défense de la langue française, et mettrai à la disposition des visiteurs un test ludique de langue française (et son long corrigé détaillé). Par ailleurs, à la suite de la parution récente du Petit Abécédaire de la Grande Guerre (Courrier du livre) et des Petits Soldats, héros de la Grande Guerre, illustré par Jean Bruneau (Contre-Dires), les organisateurs m’ont invité à participer à une table ronde (samedi, 16 h 30) sur 1914-1918, animée par Philippe Delaroche, ancien rédacteur en chef de Lire.

N. B. : « Trêve des confiseurs », aussi, pour les dictées. Aucune n’est prévue, pour l’instant, avant février.

Le mot du 27 novembre 2014

Ukraine

            L’Ukraine est un sujet de vives préoccupations. Cela n’est pas exagéré, puisque l’on dénombrerait déjà, au fil des mois, plus de 4 000 morts, tous camps confondus…

            Mais d’où vient le nom de ce que l’on a appelé, aussi, « la Petite Russie » ? Que signifie-t-il ?…  L’origine est un vieux mot russe, que l’on transcrit ordinairement par oukraina.  C’est un terme que l’on peut rapprocher de marche, au sens de « marche(-) frontière », soit une région frontalière, une province limitrophe, une aire géographique située en bordure d’un pays étranger ou d’une province voisine. En particulier, marche  a désigné une zone militaire (par exemple : les marches, ou Marches, de Bretagne) confiée à un marquis, ou à un margrave.

            Ukraine  correspond donc à : « région(-) frontière »,  « région  bordière », « région située près de »…

            Comme tous les gentilés (ou ethnonymes), ukrainien / Ukrainien peut être un adjectif (les villes ukrainiennes) ou un nom propre, avec une majuscule (de charmantes Ukrainiennes).

            Surnommée « la mère des villes russes », la capitale – Kiev – devrait peut-être son nom à un prince polane dont le nom se transcrit par Ki. Ce prince aurait fortifié la ville, au IXe siècle. Les Polanes (« peuple de la plaine ») ont constitué une tribu slave qui a dominé les autres tribus slaves de Mazovie et autres régions proches,  et donné naissance à la Pologne.

*****

 

              Rendez-vous au Salon du livre de Boulogne-Billancourt, les 6 et 7 décembre, à l’Espace Landowski, avenue André-Morizet (à côté de la mairie), de 14 heures à 19 heures. J’ai préparé des tests ludiques de langue française, et remettrai gratuitement des exemplaires de Défense de la langue française à ceux qui souhaiteront découvrir l’association et sa revue.

Le mot du 24 novembre 2014

coiffer sainte Catherine

          Demain mardi 25 novembre, ce sera la Sainte-Catherine.  Il faut sans doute rappeler – ou apprendre – à un certain nombre de personnes que les noms de fêtes, étant des noms propres, s’écrivent obligatoirement, en français, avec deux majuscules et un trait d’union : les feux de la Saint-Jean, les noubas de la Saint-Sylvestre,   célébrer  la Saint-Nicolas… Le mot  Saint(e)  ne  s’abrège  jamais  en  « St(e) », sauf dans les calendriers, en raison de la faible largeur (en jargon de l’imprimerie, du livre et de la presse : la justification) des colonnes.

            Lorsque l’on parle des saints ou des saintes eux-mêmes, saint est un nom commun, sans majuscule par conséquent, et il n’y a pas de trait d’union : D’après les dictons, si saint Médard est un grand pissard, saint Dié dissipe les nuées et saint Clair fait le temps clair !  Une seule graphie correcte, donc, pour la phrase suivante : La Sainte-Catherine est la fête de sainte Catherine.

            Coiffer sainte Catherine est une expression fort ancienne (Moyen Âge) faisant allusion à sainte Catherine (d’Alexandrie), morte en martyre, et en état de virginité. Elle est la patronne des jeunes filles, aussi des étudiants, des philosophes… et des meuniers. Parce que les belles meunières sont immaculées, de par la farine !?…

            Cette expression s’applique donc, rigoureusement, à une femme qui arrive à l’âge de vingt-cinq ans sans être mariée… et en état de pureté (dont sainte Catherine est le symbole, ne serait-ce que par son nom : n’y a-t-il pas un lien étymologique avec les « purs » : les cathares !).

            Une ancienne tradition, à Paris, veut donc que les… « catherinettes » portent pour la Sainte-Catherine un chapeau amusant créé pour la circonstance – la tradition est particulièrement vivace dans le milieu de la mode, chez les midinettes – où figurent obligatoirement le jaune de la foi et le vert de la connaissance. Et les catherinettes devaient venir réellement coiffer, ce jour-là, la statue de sainte Catherine…

            Alors que l’on trouve, selon les dictionnaires, les variantes coiffer sainte Catherine et coiffer Sainte-Catherine, c’est la première qui apparaît comme la plus normale, même si l’on peut considérer que, en dépassant la date du 25 novembre, les jeunes femmes, en quelque sorte, « coiffent » la Sainte-Catherine, comme on dit, en sport, « coiffer sur le poteau », c’est-à-dire « dépasser ».

*****

            La parution récente et successive du Petit abécédaire de la Grande Guerre (édit. Trédaniel, Le Courrier du livre) et des Petits soldats, héros de la Grande Guerre, avec des illustrations de Jean Bruneau (édit. Trédaniel, Contre-Dires) me vaut d’être convié, en dehors de la présence en tant qu’auteur au Salon du livre de Boulogne-Billancourt (Espace Landowski, 6 et 7 décembre), à participer à une table ronde sur la Première Guerre mondiale animée par Philippe Delaroche, directeur adjoint du magazine Lire. Avec peut-être le plaisir d’y voir un certain nombre des lecteurs du présent site.

 

 

Le mot du 26 juillet 2014

sauvagerie

            Les familiers de ce site l’ont compris : la rubrique nommée « Le mot du jour » ne signifie pas qu’il s’agit d’une chronique quotidienne, rédigée 365 jours sur 365… Du moins, pour l’instant. Ainsi, l’enchaînement de l’organisation d’une première dictée à Leucate (Aude) mercredi 30 juillet, en hommage à l’écrivain et aventurier Henry de Monfreid, et de la présidence d’honneur du Salon du livre de Kercabellec (Mesquer), en Loire-Atlantique, dimanche 3 août, va « manger » du temps.

            Mais certains « mots du jour » peuvent servir plusieurs fois ! Prenez machette, tout récemment traité : un nouveau  fait-divers survenu à Roquemaure ce samedi 26 juillet, montre la banalisation de l’emploi de ce sympathique instrument, non pour couper la canne à sucre, mais pour blesser ou peut-être tuer autrui. Des « bandes » se sont affrontées dans cette commune du Gard où naquit… Placide (!) Cappeau, auteur du texte de Minuit, chrétiens, cantique mis en musique par Adolphe Adam. Disposant de tout un arsenal de haches, de battes de base-ball, de marteaux, de barres de fer, peut-être même d’armes à feu selon des témoignages, les frustes belligérants s’en sont pris aussi, comme toujours, aux voitures, aux poubelles…

            La brutalité, la violence, la bestialité – employons les mots justes ! – déployées par ces individus sont à des années-lumière de la France des… Lumières et des idéaux démocratiques. Sauvagerie est également un terme approprié, non pas au sens de « comportement d’une personne qui fuit les contacts et recherche la solitude », mais avec l’acception de « caractère inhumain, barbare, d’une personne ». Victor Hugo semble avoir été le seul utilisateur-créateur (dans sa correspondance) du synonyme sauvagisme…

***

            Un de nos fidèles correspondants s’interroge sur le trait d’union dans fait-divers, mentionné dans un récent « Mot du jour ». Je maintiens cette graphie, parce que, selon moi, ce syntagme est devenu le plus souvent un nom composé spécialement employé au sens journalistique. Ce n’est plus un simple fait banal, varié, divers, mais un événement entrant dans la rubrique des faits-divers. De plus, le trait d’union à fait-divers permet d’unifier avec le nom composé à trait d’union obligatoire faits-diversier(s), terme de journalisme avéré. Faits-divers étant un mot au pluriel quand il s’agit de dénommer la rubrique spécialisée consacrée aux accidents, aux crimes, etc., le journaliste affecté à cette rubrique doit donc traiter LES faitsdivers. Cela entraîne forcément et logiquement le maintien du pluriel à faits dans un faits-diversier, des faits-diversiers.