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Dictée du 12 mars 2016

Précisions :

La 12e dictée ludique de Tours, organisée par la délégation tourangelle de Défense de la langue française, se déroulera, le samedi 12 mars, à 14 h 30 (validation des inscriptions à partir de 14 heures), à l’amphithéâtre de la DDEC, 33, rue Blaise-Pascal (en face des cinémas CGR; tram : arrêt « Gare »).

Inscription obligatoire avant le 10 mars (= nombre de places limité) : au 06 83 24 65 33 et, par courriel : dicteecolignon.dlf37@laposte.net

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Infos pour… 2016

Pour ceux qui sont très prévoyants…

Premières dates de dictées fixées pour 2016 :

Tours, le samedi 12 mars

Piriac-sur-Mer, le samedi 16 avril
 

 

Information – rectificatifs

Information / rectificatifs

 

 DICTÉE DE TOURS DU SAMEDI 18 AVRIL :

 1° M. Jacques Groleau, qui a obtenu le meilleur résultat en catégorie seniors de la dictée annuelle organisée par la délégation Touraine de Défense de la langue française (DLF),  n’a pas été classé premier par les organisateurs tourangeaux, non pas parce qu’il est membre du comité de lecture de la revue nationale de DLF (il n’est pas membre du comité d’administration de DLF-Île-de-France)… mais parce qu’il a été à la fois concurrent et correcteur bénévole.  Ce qui a été jugé incompatible.

M. Groleau se verra toutefois remettre un « prix d’honneur ».

N. B. : dans la quasi-totalité des multiples dictées que je rédige, anime et coorganise (j’en suis à plus de 315 maintenant), il a fallu se résoudre  –   faute, hélas, de personnes de bonne volonté acceptant de consacrer, dans une année, deux heures à la correction des copies de ces animations ludo-culturelles bon enfant  – à recruter des correcteurs parmi les meilleurs concurrents, afin de donner les résultats et de distribuer les prix le jour même, et dans les délais imposés par le prêt des locaux. (Bien entendu, les « doublonneurs » ne corrigent pas leurs propres copies. )

À Tours,  le problème ne se posait pas samedi, étant donné le nombre des volontaires.

 

2°  Le journal régional a fait paraître en italique entre guillemets de courts et  vrais extraits de mon texte, mais aussi, hélas, un résumé d’une autre phrase… et en y introduisant des fautes !!

Le mot du 20 avril 2015

avunculaire

     Si je me refuse, dans les dictées que je rédige, à accumuler des mots compliqués et –  ou –  rares, ce qui serait une manière bien facile de « pondre » des textes mettant en difficulté la plupart des concurrents, je tiens, en revanche, à y glisser deux ou trois mots peu usités… Cela fait partie des procédés mettant un peu plus de sel, ou de piment, de saveur donc, à la petite histoire dictée. Et mes confrères journalistes peuvent en tirer, dans leurs comptes-rendus, quelques lignes instructives et plaisantes…

            Ma 11e dictée de Tours, samedi 18 avril, comportait donc l’adjectif épicène (= des deux genres) avunculaire, que l’on doit prononcer : « avonculaire ». Apparu vers la fin du XVIIIe siècle, selon le Robert et le Trésor de la langue française, ce terme peu usuel vient du latin avunculus, « oncle » (plus précisément, à l’origine, en latin classique ou tardif, « oncle maternel » seulement, puisque patruus désignait un « oncle paternel »), et a pour acception « qui a rapport à un oncle ou à une tante ».

            Un héritage avunculaire est par conséquent un héritage reçu d’un oncle ou d’une tante. Des privilèges avunculaires, dans une ethnie, une tribu, un peuple, sont des avantages particuliers propres à des oncles et –  ou  –  à des tantes.

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Citation du jour :

            « L’âge d’or était l’âge où l’or ne régnait pas » (Claude-François de Lezay-Marnézia [1735-1800], Épître à mon curé.

INFORMATIONS

INFORMATIONS :

           La 11e dictée de Tours a fait salle comble, samedi 18 avril, dans les nouveaux et très pratiques locaux obtenus par M. Philippe Le Pape, président de DLF-Touraine. Parmi les participants, Mme Michèle Leloup, organisatrice, en tant que présidente du Club Soroptimist, de la dictée de Poitiers (janvier dernier), et de représentants de Châtellerault.

      Le vainqueur, en seniors, a été M. Jacques Groleau, qui participait pour l’honneur, sa qualité de membre du conseil de DLF-Paris lui interdisant de figurer dans le classement. C’est donc M. Prat qui a accédé à la plus haute marche du podium.

            En juniors, c’est une fois de plus Ève Anquetil (13 ans) qui l’a emporté, et qui, pour cette bonne raison, a été interviewée par la journaliste de la Nouvelle République. Cette dernière a d’ailleurs couvert la totalité de cet après-midi fort bien organisé par l’équipe de DLF-Touraine, un après-midi très joyeux autour de la dictée et des questions-jeux.

            En dehors des lots qui ont récompensé les meilleurs, chaque concurrent est reparti avec un exemplaire de la revue Défense de la langue française.

 

Le mot du 14 avril 2015

podium

            Même s’ils n’ont pas, loin de là, le comportement de femmes et d’hommes appartenant aux pseudo-« élites » autoproclamées des médias,  dont la tête « ne passe plus par les portes » et dont les dents « rayent le parquet »,  les lauréats des dictées et autres jeux-concours sont, naturellement, et sainement, heureux d’être en tête des classements.  Contents d’être sur le podium, au sens figuré le plus souvent.

            Dans le domaine sportif, on entend par podium, depuis les années 1910, une plate-forme sur laquelle on fait monter les vainqueurs  –  individuels ou équipes  –  d’une épreuve. C’est généralement une estrade à deux degrés : la place du premier, centrée, est surélevée par rapport aux deux autres marches qui l’encadrent. Plus rarement, il existe des podiums non plus à deux, mais à trois degrés.

            Par métonymie, podium désigne l’ensemble des champions qui, ayant vu leurs vœux de victoire ou de très bon classement exaucés, se retrouvent donc très justement… exhaussés sur la plate-forme. On dit ainsi : « Le podium du slalom hommes de Maribor était constitué de l’Américain Miller, du  Croate Kostelic et du Slovène Kunc ».

            Â l’origine, le mot latin (issu du grec au sens de « petit pied », « pied ») podium désignait, dans un amphithéâtre, dans un cirque antique, un gros mur qui servait à la fois de limite structurelle et de limite sociale. Certains podiums (le mot suit le pluriel « à la française », avec un s) comportaient des niches, dont certaines devaient servir de petites chapelles de culte. Des cages à animaux menant aux arènes devaient aussi, parfois, être insérées dans le mur.

            Formant plate-forme, le sommet du mur supportait les places d’honneur : « […] la plate-forme du podium que protégeait une  balustrade de bronze et sur laquelle étaient posés les sièges de marbre des privilégiés » (Jérôme Carcopino, la Vie quotidienne à Rome à l’apogée de l’Empire, cité dans le Robert).

Le terme fut appliqué ensuite à de petits soubassements qui, à l’intérieur d’un édifice, servaient à supporter des statues, des vases, etc.

Par extension, podium est employé à propos de diverses plates-formes et grandes estrades, de planchers surélevés servant de scènes (… et c’est sur la scène du théâtre du collège et lycée La Rochefoucauld [Paris-7e] que furent couronnés les lauréats du premier concours de culture générale de Paris, samedi 11 avril).

 

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Rappel : la dictée de Tours se déroulera samedi 18 avril : DDEC, 33, rue Blaise-Pascal (à côté de la gare ).

L’inscription est vivement souhaitée, et  il est bienvenu de le faire le plus tôt possible, afin de permettre aux organisateurs locaux de préparer au mieux la salle.

Renseignements et inscriptions : 06 83 24 65 33.  communication.dlf.tours@orange.fr

 

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Xavier Jaillard, comédien, metteur en scène, auteur dramatique, éminent membre de l’Association des Amis d’Alphonse Allais et de l’académie Alphonse Allais, vient de publier, aux éditions Scrinéo, Vers l’ouest, un premier roman composé de deux récits parallèles. René de Obaldia, de l’Académie française, témoigne que ce livre « le touche particulièrement par la profonde humanité de l’auteur ». Les destins croisés des deux personnages se lisent comme un véritable  roman  policier,  mais   ce  livre  bien écrit n’est pas qu’un « polar »…

Le livre sera présenté, et dédicacé,  le jeudi 16 avril, de 18 à 20 heures, à la librairie du Théâtre du Rond-Point, 2 bis, avenue Franklin-Roosevelt, 75008 Paris.

Métro : Franklin-Roosevelt et Champs-Elysées-Clemenceau.

Le mot du 3 mars 2015

apartheid

            Regrettable faute de français – en usant d’une impropriété, ou d’une ambiguïté aboutissant à un faux sens –, ou uniquement bourde politicienne, l’emploi du mot apartheid par M. Manuel Valls a suscité nombre de commentaires…

      Si l’on met à part les critiques partiales, systématiques,  émanant sempiternellement d’adversaires politiques qui s’emparent  du moindre prétexte pour critiquer les écrits ou les propos des « concurrents », il est vrai que le message de l’actuel Premier ministre est équivoque. Le double sens a-t-il été voulu, ou s’agit-il d’une maladresse ?…

        Par apartheid, on peut comprendre « politique d’apartheid », soit une démarche antidémocratique imposant, par exemple, de façon plus ou moins claire et volontaire, des regroupements de populations émigrées dans certaines zones du territoire, dans certaines villes.  Mais apartheid peut très bien désigner aussi le comportement antidémocratique de certaines populations se refusant à respecter les lois, us et coutumes du pays qui les accueille, et qui se réfugient, en créant des espaces de non-droit, dans un communautarisme sectaire…

            Si M. Valls a commis un impair, il s’agirait donc d’une gaffe… « Manuel le gaffeur » rejoindrait alors le club des gros maladroits éventuellement déclencheurs de catastrophes, un club principalement constitué de héros de la bande dessinée ou du dessin animé. Au premier rang desquels il faut citer l’incontournable – comme on dit aujourd’hui – Gaston Lagaffe, né du génie du Belge André Franquin.

            En politique, intérieure ou internationale, les gaffeurs et les gaffeuses ont généralement le génie, eux, avec leurs « doreurs de pilule » (spin doctors) et entourage proche, d’allumer sans tarder des contre-feux qui attireront l’attention ailleurs…  Car il n’est pas certain qu’ils partagent l’opinion de l’écrivain Jules Supervielle : « Quand on est riche, toutes les gaffes sont permises ; elles sont même recommandées si l’on veut avoir le sentiment de sa puissance ».

            Emprunté à l’ancien provençal, gaffe, nom féminin, désigne une perche munie d’un ou de deux crocs, qui sert à manœuvrer une embarcation tout comme à accrocher un poisson difficile à remonter à bord. Certains lexicologues avancent que, la perche servant, entre autres, à franchir un gué, on aurait alors nommé « gaffe » la maladresse du piéton englué dans un gué boueux…

             On  pourrait  dire  aussi,  sans doute,  que,   à   l’image  du  poisson   gaffé,   « accroché, empêtré », qui ne sait comment échapper au pêcheur, le gaffeur est ainsi nommé parce qu’il se retrouve englué, piégé, par ses boulettes, ses bourdes, ses bévues, ses impairs.

      Au sens de « surveiller, veiller », gaffer découle certainement d’une métaphore, via « accrocher du regard ».  L’emploi, de niveau populaire, de ce gaffer se retrouve dans l’argotique gaffe au sens de « gardien », de « surveillant de prison », ainsi que dans la très usuelle expression « Fais gaffe ! » (= « Fais attention ! »), beaucoup plus employée que l’infinitif gaffer (= faire attention).

            Celui qui « fait gaffe » – qui surveille les autres… et lui-même – ne peut pas être celui « qui fait des gaffes » !

            On   souhaitera  à   M.   Manuel  Valls,  en  adoptant  le langage des marins, d’ « avaler sa gaffe »  (mourir)  le plus tard possible, en lui recommandant de se « tenir à longueur de gaffe » (= à bonne distance) des fâcheuses gaffes.

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 Rappels de rendez-vous conviviaux :

 

Samedi 21 mars,  dictée de TOURCOING, à la médiathèque André-Malraux, 26, rue Famelart, à 14 heures. Le nombre des places étant limité par la capacité de la salle, l’inscription est obligatoire. 

Tous renseignements et inscriptions : 03 59 63 42 50,   et http://www.tourcoing.fr/mediatheque

 

Samedi 11 avril : création du  concours de culture générale de Paris-7e, au lycée La Rochefoucauld, à 14 heures.

Renseignements et inscriptions : 01 45 55  28 05, et contact.uciap7.com

 

Samedi 18 avril : dictée de TOURS, dans l’amphithéâtre de la D.D.E.C.,  33, rue Blaise-Pascal (tram : arrêt « Gare »), à 14 h 30.  Le nombre de places étant limité par la capacité de la salle, il est recommandé de s’inscrire.

Renseignements et inscriptions : 06 83 24 65 33, et communication.dlf.tours@orange.fr

Le mot du 21 janvier 2015

austéritaire

            Un de nos fidèles correspondants s’insurge contre l’adjectif austéritaire, qu’il juge « abracadabrantesque »… Mais tous les néologismes, ou presque, peuvent, à leur apparition, sembler être des barbarismes,  insolites, bizarres, farfelus, saugrenus, baroques… Il faut donc surmonter ce premier sentiment d’étonnement offusqué, peut-être justifié, peut-être illégitime, et considérer deux choses : a) le mot est-il bien formé ? ; b) vient-il enrichir à bon droit le vocabulaire, en comblant une lacune du lexique ?…

            Autorité a donné autoritaire, sécurité a entraîné sécuritaire… Qu’austérité accouche d’austéritaire ne saurait être condamnable. Le nouvel adjectif pallie-t-il un manque, apporte-t-il une acception nouvelle au sein du français contemporain ?…

            Des Suisses réclament la paternité du terme, à partir d’un texte issu du… Syndicat des douaniers suisses : « Le 6e Congrès ordinaire de GaraNto s’indigne de la multiplication des tracasseries qui entravent le travail quotidien de la Douane et du Corps des gardes-frontière. Les délégués présents au congrès invitent la Confédération à mettre fin à son obsession austéritaire et, en lieu et place, à investir durablement dans le personnel. » (Communiqué de presse du Syndicat du personnel de la douane et du corps des gardes-frontière, Thourne-Berne, 14 juin 2012.) On voit donc qu’il s’agit ici d’une protestation contre des restrictions budgétaires et contre une diminution des personnels et des moyens.

       Mais, amis suisses, le mot semble bien avoir commencé à se propager à compter des années 1990… Bah, la datation précise ne présente pas un intérêt des plus exceptionnels, puisque non lié à une anecdote extraordinaire, à un fait historique notable, etc. Le qualificatif a fait florès, ces derniers temps, pour fustiger une politique d’austérité exagérée, outrancière, qui, aux yeux des contestataires, finit par en devenir irresponsable, insensée, au point de tuer le malade que l’on prétend guérir.

          Austéritaire, de plus, apparaît comme un mot-valise forgé sur austérité et sur autoritaire, ce qui s’adapte bien à l’acception précise et nouvelle  –  donc utile – de : « qui impose l’austérité de manière autoritaire » : des mesures austéritaires.

Rappels concernant le premier trimestre (premiers événements dont les dates sont fixées) :

  • Mercredi  11  février,  à la mairie du 7e arrondissement : premier « Salon du livre du 7e», avec une dictée, une séance de dictionnaire humoristique des académiciens de l’Association des Amis d’Alphonse Allais, des animations ludiques pour les juniors, etc.
  • Samedi 14 février : demi-finales du Championnat du Maroc de langue française et d’orthographe, organisé dans tout le pays avec l’Union centrale des parents d’élèves.
  • Samedi 14 mars : dictée de Tours (Indre-et-Loire).
  • Samedi 21 mars : première dictée de Tourcoing (Nord).