Archives de Tag: trait d’union

Le mot du 24 décembre 2015

La question du jour  +  l’articulet « dico » du jour  + la citation du jour  +  le proverbe du jour

Jeudi 24 décembre 2015

 

La question du jour

            « Pourriez-vous me renseigner à propos de « avant-guerre » ? Dans « le cinéma d’avant-guerre », le trait d’union s’impose. Mais doit-on le mettre aussi (ou non) lorsqu’on dit « avant-guerre, nous habitions l’Essonne » ou « ce journal créé avant-guerre », ou « comme il a été écrit avant-guerre » ?… »

            Je comprends très bien que l’on puisse se poser cette question, et la perplexité me semble normale. Toutefois, je crois qu’il y a une réponse qui s’impose. Normalement, on devrait dire « avant la guerre » « avant la dernière guerre », « avant cette guerre »… « Avant la guerre, avant le conflit, avant ces événements, nous habitions à Reims… »   Comme il n’y a pas l’article/ terme de liaison, je crois que la graphie à trait d’union doit être adoptée : « Avant-guerre, j’étais journaliste localier en Meurthe-et-Moselle ».

*****

 

L’articulet « dico » du jour

czar  n. m.

            Cette graphie ancienne (parfois csar), vieillie, pour tsar  – empereur de Russie  –  ou tzar (graphie également délaissée, mais plus récemment), est considérée généralement, de nos jours, comme ayant résulté d’une erreur de transcription… De nombreux auteurs, dont Voltaire, ont suivi cette orthographe qui, à leur époque, s’était bien implantée.

            Certains estiment toutefois que cette graphie contestée peut être licite si le texte justifie l’archaïsme

 

*****

La citation du jour

            « Béni soit l’homme qui, n’ayant rien à dire, s’abstient d’en administrer la preuve en paroles. » (George Eliot.)

 

*****

 

Le proverbe du jour

            « Qui se fait brebis le loup le mange. »

           

Publicités

T

Minuscule ou majuscule à « terre » ?

« Faut-il, ou non, une majuscule à « terre » quand on écrit : « Avant la venue de l’homme sur terre, les […] » ?, nous demande une jeune correspondante de Boulogne-Billancourt (92).

Lorsque Terre a l’acception de « planète », la majuscule est obligatoire : De la Terre à la Lune (roman de Jules Verne);  « La Lune est un satellite de la Terre« …

En revanche, quand le mot prend la signification de « milieu où nous vivons »,  » le milieu où vit notre humanité », c’est la minuscule qui est la norme : « Tant qu’il y aura des hommes sur terre« , « Ces gens sont les plus malheureux de la terre« , « Pour les catholiques, le pape est le représentant de Dieu sur la terre« , etc.

—-

« train de Cologne (le)« 

« Est-il correct de dire « le train de Cologne partira de la voie 4″ ? « , nous demande une secrétaire de rédaction.

Il n’est pas pendable de dire, voire d’écrire, cela, mais  –  rigoureusement  –  « le train de Cologne«  devrait être réservé à la désignation d’un train VENANT de Cologne. Pour parler d’un train ayant Cologne pour destination, on devrait toujours dire : « le train pour Cologne »… En tout cas, si l’on est écrivain ou journaliste… à moins de prêter à un personnage ou à une personne le parler un peu négligé de la langue familière.

—-

Traits d’union dans les noms des rues

« Faut-il, oui ou non, mettre des traits d’union dans les noms des rues ? », demande le premier maire adjoint d’une ville du Centre.

Même si la signalétique n’est pas appliquée avec rigueur dans toutes les administrations, ce qui est bien dommage, la réponse est sans appel : c’est oui !

Si Saint-Malo s’écrit avec un trait d’union, c’est parce qu’il s’agit d’une ville, et non du saint (… saint Malo) dont elle tire son nom. Si j’écris : « J’ai vu Roland-Garros », avec un trait d’union, c’est qu’il s’agit de l’ensemble tennistique installé porte d’Auteuil, à Paris. Et l’on me regarderait avec un air bizarre si j’écrivais : « Samedi dernier, j’ai vu Roland Garros », puisque l’orthographe ainsi adoptée désignerait le fameux aviateur, depuis longtemps décédé… (Evidemment, il pourrait s’agir d’un parfait homonyme, qui, lui, serait vivant !)

Dès lors qu’il s’agit du nom d’un lieu  –  public, administratif, de surcroît  -, et non d’un nom de personne, entre autres, les traits d’union DOIVENT être indiqués ! (On ne tient pas compte des exigences de La Poste, qui, pour se faciliter la tâche, prétend obliger les gens à faire des fautes d’orthographe, sur les enveloppes, dans les noms des personnes (pas d’accents) et des adresses (pas d’accents ni autres signes)…  )

On doit donc écrire :

l’avenue Victor-Hugo ; le square Georges-Brassens ; l’avenue du Général-de-Gaulle ; le boulevard Henri-IV ; la rue du 14-Juillet-1789 ; l’impasse des Trois-Canards ; la place de la Révolution-Française ; le chemin du Diable-Rouge ; la place des Martyrs-de-Châteaubriant ; l’avenue de la Ire-Armée-Française      (N.B. :  re = en exposant).

—-