Archives de Tag: Winston Churchill

Le mot du 16 mai 2016 (1)

La citation du jour  +  le trait d’esprit du jour

 

La citation du jour

            « Aucun succès n’est jamais final, un échec n’est jamais fatal. C’est le courage de continuer qui compte. »

(Winston Churchill.)

 

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Le trait d’esprit du jour

            Alors que, dans un établissement parisien, on lui a servi le homard qu’il a commandé, le célèbre dramaturge Georges Feydeau interpelle le maître d’hôtel : « Monsieur, il manque une pince à ce homard… ». Sans la moindre ironie, le maître d’hôtel répond, le plus sérieusement du monde : « Monsieur, c’est probablement parce qu’il l’a perdue en se battant ». Pince-sans-rire, Feydeau réplique : « Alors, apportez-moi le vainqueur, pas le vaincu ! ».

 

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Le mot du 14 février 2016

« Les dents qui rayent (ou : qui raient) le parquet »

Cette expression familière est fort usitée à propos d’arrivistes forcenés (hommes et femmes) qui veulent accéder au pouvoir ou à l’argent, aux deux de préférence pour certains. Et à la célébrité…

Balzac aurait pu employer la formule à propos de son Rastignac, et Joseph L. Mankiewicz pour sa Ève (All about Eve, 1950, avec Bette Davis et Anne Baxter ; d’après la nouvelle de Mary Orr, The Wisdom of Eve, parue en mai 1946 dans Cosmopolitan).

De la notion d’ « être affamé » au sens propre on est passé au sens figuré d’avoir faim d’honneurs, d’argent, de pouvoir, d’être ambitieux et avide. Pour atteindre cet objectif, il faut avoir les dents longues, si longues, même – bien plus longues que celles d’un vampire (le carriériste est une sorte de vampire, d’ailleurs) – , qu’elles en viennent à… rayer le parquet !

Habileté, intrigue, flatteries, magouilles, duplicité, etc., les carriéristes ont tout un arsenal à leur disposition pour arriver à leurs fins, s’appuyant la plupart du temps sur les intérêts, rivalités, arrière-pensées d’autrui, notamment en politique ou au sein des grands médias.

 

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La citation du jour

            « Il n’y a pas d’homme cultivé. Il n’y a que des hommes qui se cultivent. » (Maréchal Foch.)

 

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Le proverbe du jour

            « Quand ma fille est mariée, tout le monde la demande. » ( = Quand une affaire jusqu’alors dédaignée a été conclue, parce que quelqu’un s’y est intéressé, quantité d’autres personnes s’y intéressent soudainement.)

 

 

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Le trait d’esprit du jour

            Un jeune photographe avait été envoyé pour tirer le portrait de Winston Churchill, à l’occasion du quatre-vingtième anniversaire de l’homme d’État. Impressionné, le jeune homme dit au vieux lion : « Sir Winston, je suis vraiment enchanté de vous prendre en photo pour vos quatre-vingts ans, et j’espère que je serai encore là pour vos cent ans ». Pince-sans-rire et malicieux, Churchill répliqua gentiment : « Mais, jeune homme, vous me semblez en pleine forme et de bonne constitution. Je ne vois donc pas pourquoi ce ne serait pas le cas. »

Le mot du 11 décembre 2015

La bourde du jour  +  la citation du jour  +  le proverbe du jour

La bourde du jour

            « Il n’y aura pas d’accord [,] comme prévu… [à la COP 21] » : la journaliste de France Inter qui a prononcé ces mots vendredi matin 11 décembre ne s’est pas rendu compte qu’elle usait là d’une formulation très maladroite, très ambiguë, pouvant aboutir à un contresens. Des bévues de ce type sont, hélas,  monnaie courante dans le Landerneau des médias radiotélévisés, où l’emploi rigoureux, précis, de la langue française  –  y compris jusqu’au respect des pauses orales  –  n’est pas le premier souci de tous les intervenants.

            Alors, on en arrive à dire le contraire de la vérité, à déformer les déclarations et les événements, « par la grâce » d’approximations linguistiques !  La lectrice du bulletin d’information ne voulait sûrement pas dire, semble-t-il, que  «  comme  c’était  prévu,  il  n’y  aura  pas  d’accord  ce  jour… »,  mais bien : « contrairement à ce qui était prévu, il n’y aura pas d’accord ce jour… ».  Ce qui n’est pas vraiment la même chose !

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La citation du jour

            « La politique est presque aussi palpitante que la guerre, et au moins aussi dangereuse. À la guerre, on ne peut se faire occire qu’une fois ; en politique, maintes et maintes fois. » (Winston Churchill.)

           

 

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Le proverbe du jour

            « La vérité est un lion ; le mensonge, une hyène. »

Le mot du jour du 9 décembre 2015

La question du jour  +  la citation du jour  + le proverbe du jour

Mercredi 9 décembre 2015

 

La question du jour

            « Peut-on accepter l’anglicisme page(-)turner puisqu’il n’y a pas d’équivalent français ?… »

            Page(-)turner fait en effet partie des anglo-américanismes surgis ces derniers temps… Il ne s’agit pas d’une façon snobinarde de désigner la personne qui a pour tâche de tourner les pages d’une partition musicale interprétée par un(e) pianiste, par exemple. Non, nous sommes dans le domaine littéraire, et ce page(-)turner créé par les éditeurs et leurs communicants est un substantif désignant un ouvrage passionnant, si captivant qu’on n’arrive pas à en interrompre la lecture, qu’on ne cesse d’en tourner les pages avec avidité…

            Je ne pense pas qu’il existe d’équivalent court, soit un mot simple, soit un mot composé, pouvant rivaliser… Est-il bien utile, sauf pour l’amusement, de créer un mot-valise, qui pourrait être « captilivre », « accrolivre » ou… ?  Comme il est question de livres dont on a du mal à se détacher avant la dernière page, doit-on en faire des « inlâchables » : « Cet inlâchable m’a tenu en éveil jusqu’à 3 heures du matin ! » ?  Je recule devant cet emploi substantivé, alors que l’emploi adjectival me rebute un peu moins, surtout si le terme est guillemeté : « Ce curieux polar est « inlâchable » ! ».

            Ma préférence va cependant à des formulations bien françaises, à des mots bien implantés et qui en disent tout autant : « un livre qui se dévore », « un livre passionnant », « un livre prenant », « un livre palpitant de bout en bout »…

 

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La citation du jour

 

« Un pays qui oublie son passé n’a pas d’avenir. » (Winston Churchill.)

 

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Le proverbe du jour

            « Fais ce que tu dois, advienne que pourra. »

Le mot du 4 décembre 2015

L’articulet « dico » du jour  + le proverbe du jour  + la citation du jour

Vendredi 4 décembre 2015

 

L’articulet « dico » du jour

patito  n. m. (mot italien)

            Emprunté à l’italien, ce mot d’usage rare a conservé l’acception d’origine, et correspond à peu près à « sigisbée », à « chevalier servant », avec pour nuance qu’il s’agit d’un soupirant nettement souffre-douleur de la personne aimée, et qui supporte avec constance et patience les caprices de ladite personne.

            « C’était mieux encore, c’était l’idéal du patito. Toujours grondé, toujours accusé, toujours victime, il ne se plaignait jamais. » (Delphine de Girardin, née Delphine Gay, écrivain et journaliste, salonnière, épouse du journaliste et homme politique Émile de Girardin.)

            Le pluriel doit être, à la française : des patitos.

   

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La citation du jour

            « C’est pure paresse que de ne pas condenser sa pensée dans un laps de temps raisonnable. » (Winston Churchill.)

 

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Le proverbe du jour

            « Le trop de confiance attire le danger. »

Le mot du 9 octobre 2015

Question du jour + articulet « dico » du jour + citation du jour + proverbe du jour

vendredi 9 octobre 2015

 

La question du jour

            « Est-ce que l’expression « loin s’en faut » est fautive ?…

            C’est une tournure hybride illicite de loin de là  et de il s’en faut (de beaucoup), qui n’ont pas la même signification…

            « Loin de moi de telles pensées ! » = comment pourrait-on imaginer que je pense de telles choses !  (= on repousse une allégation).

            « À l’échelon régional, le parti n’a pas réussi à emporter autant de sièges qu’on le prévoyait. Il s’en faut de beaucoup, même ! » ( = on constate, on souligne, un écart en nombre).

 

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L’articulet « dico » du jour

véhiculaire  adj.

Cet adjectif qualifie une langue que parlent en commun des peuples aux langues maternelles différentes, et qui sert donc de moyen de communication entre elles.

Le paronyme vernaculaire est un adjectif qui signifie le contraire : une langue vernaculaire est une langue indigène, celle des autochtones d’un pays.

 

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La citation du jour

            « Ne soyez jamais à cheval sur un principe au point de ne pouvoir en descendre si les circonstances l’exigent. »  (Winston Churchill.)

 

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Le proverbe du jour

            « Mieux vaut pas de cuiller que pas de soupe. »

 

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Concours de septembre (rappel) : vous devez envoyer vos réponses avant le 15 octobre à minuit.

 

Le mot du 7 octobre 2015

La question du jour + l’articulet « dico » du jour + la citation du jour

mercredi 7 octobre 2015

 

La question du jour

            « Pourquoi le participe passé de  s’arroger est-il invariable, alors qu’il s’agit d’un verbe essentiellement pronominal ? »

            Le participe passé de s’arroger n’est pas toujours invariable !  Mais il est vrai que, et c’est une exception (… l’exception !) au sein de la catégorie des verbes dits « essentiellement pronominaux », ce participe peut ne pas s’accorder.

      Tous les participes passés des verbes essentiellement pronominaux s’accordent sur le sujet, via se ou s’ : Elles se sont évadées, ils se sont ingéniés à lui nuire, ils se sont emparés de la ville… Mais s’arroger peut avoir un complément d’objet direct qui, lorsqu’il figure après le verbe, entraîne l’invariabilité : La secrétaire générale s’est arrogé des privilèges exorbitants (= « la secrétaire a arrogé à elle (s’) quoi ? » des privilèges, COD placé après le verbe). En revanche, accord obligatoire si ce COD figure avant le verbe : Les privilèges exorbitants que la secrétaire générale s’est arrogés.

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L’articulet « dico » du jour

ibidem  adv. (mot latin signifiant : « là même »)

Se met en caractère italique, et s’abrège en ibid.

            Cet adverbe est utilisé généralement en note, pour préciser qu’une citation qu’on vient de faire  appartient au même passage qu’une citation précédente dont on a mentionné alors à quel endroit de l’ouvrage elle était empruntée.  Exemple : on a cité un passage du Capitaine Fracasse de Théophile Gautier… On a mis en note le nom de l’auteur, le titre de l’œuvre, puis, disons, « II, IV », signalant ainsi qu’on a puisé la citation  dans le chapitre IV de la seconde partie de l’œuvre (c’est uniquement à titre d’exemple que nous disons cela !).

            Deux pages plus loin, on cite à nouveau le même auteur, le même ouvrage, et la citation est prise dans le même chapitre : on met alors en note : Id., ibid.  C’est-à-dire : « comme plus haut, au même endroit ».

            Si ce n’est que cinquante pages plus loin qu’on refait une citation du même livre, et surtout si, dans l’intervalle, on a fourni d’autres citations prises ailleurs, il est impossible d’utiliser ibid.  Il faut alors citer de nouveau l’auteur, et, au lieu de répéter le titre de l’ouvrage, mettre : op. cit. (pour opere citato, « ouvrage cité »), puis la référence au chapitre.

N. B. :  le site me trahit en refusant de garder « IV » en petites capitales, alors que « II » seulement doit être en grandes capitales !

 

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La citation du jour

              « La seule chose qui doit guider un homme, c’est sa conscience. La seule chose qui doit protéger sa mémoire, c’est la droiture et la sincérité de ses actes. » (Winston Churchill.)

Le mot du 27 septembre 2015

question du jour + articulet « dico » du jour + citation du jour + proverbe du jour

dimanche 27 septembre 2015

 

La question du jour

            « Puis-je laisser passer « conf call » dans des rapports que l’on me donne à corriger ? »

            Cette abréviation utilitaire de l’anglicisme conference call n’a pas sa place dans des textes français non seulement de niveau soutenu, mais aussi de niveau courant correct. Ce jargon « professionnel » n’apporte en rien une affirmation de dynamisme ou de modernité. Conférence téléphonique doit s’imposer pour désigner les communications téléphoniques organisées à l’avance entre plusieurs correspondants.

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L’articulet « dico » du jour

douceâtre  adj.

            C’est le seul mot usuel où, sans trait d’union, le c ait recours à un e intercalé, au lieu de la cédille, pour acquérir le son « ss » (ç) devant un a. (Par exemple, dans dépeçage,  c’est la cédille qui joue ce rôle ; dans douce-amère, c’est le e du féminin, mais avec un trait d’union.)

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La citation du jour

            « Un bon politicien est celui qui est capable de prédire l’avenir, et qui, par la suite, est également capable d’expliquer pourquoi les choses ne se sont pas passées comme il l’avait prédit. » (Winston Churchill.)

 

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Le proverbe du jour

            « Dans un voyage, le plus long est de franchir le seuil. »

Le mot du 22 août 2015

La question du jour, le proverbe du jour, la citation du jour

samedi 22 août 2015

La question du jour

            « Faut-il considérer que  courbatu et courbaturé ne sont pas des synonymes, ne sont pas des mots interchangeables ? »

            Dans la langue classique, les deux termes se démarquaient, et la nuance d’acception est toujours respectée par certains alors que des dictionnaires contemporains faisant référence considèrent que, aujourd’hui, les deux vocables sont synonymes. En ajoutant que courbatu est  « littéraire » ou « vieilli ».

            Pour ceux que l’on nommera les « puristes », courbatu  qualifie quelqu’un de fatigué,  voire de malade, qui ressent une grande lassitude comparable à celle éprouvée par une personne qui aurait été battue.  Pour ces mêmes « puristes », courbaturé  renvoie obligatoirement  aux courbatures proprement dites, aux raideurs provoquées par des efforts physiques.  Grippée, Ségolène se dit courbatue Après une longue séance de gymnastique, Nicolas est tout courbaturé.

            La nuance n’est pas mince, après tout, et mériterait d’être observée. Mais… les usagers de la langue trouvent un certain nombre d’ouvrages contemporains sérieux (dictionnaires, dictionnaires de difficultés…) qui leur affirment qu’aujourd’hui courbaturé et courbatu signifient l’un et l’autre « qui souffre de courbatures », courbaturé étant d’usage plus fréquent…

 

Le proverbe du jour

            « Quand l’homme meurt, ses pieds s’allongent »   =   Une fois mort, un homme se retrouve plus grand : chacun vante ses innombrables qualités !…

 

La citation du jour

            « Comité : groupe de personnes incapables de faire quoi que ce soit par elles-mêmes, et qui décident collectivement que rien ne peut être fait. » (Winston Churchill.) 

 

Le mot du 18 août 2015

question du jour, citation du jour

mardi 18 août 2015

 

La question du jour

            « J’ai toujours entendu critiquer le tour s’attendre à ce que.  Faut-il vraiment dire obligatoirement s’attendre que ?… »

            Naguère, s’attendre que était la seule construction tolérée par les grammairiens,  qui  s’appuyaient sur l’usage  des auteurs classiques. Mais qui dit « classiques » s’oppose à « modernes », et l’on a constaté chez de plus en plus d’écrivains, au fil des décennies, l’emploi généralisé de s’attendre à ce que

            Si les puristes d’hier ou avant-hier condamnaient la « lourdeur » de s’attendre à ce que, bon nombre des praticiens de la langue d’aujourd’hui, confortés par l’usage courant, estiment que le tour s’attendre que est « laid, peu naturel », « tronqué », alors que l’on dit par ailleurs : s’attendre à la visite d’un huissier, ils ne s’attendaient pas à perdre, s’attendre à l’arrivée d’une tempête, il s’attend à ce qu’on le prenne comme arbitre

            Le « bon usage » de 2015 se partage donc entre l’emploi de s’attendre que dans un registre ressenti comme soutenu, voire quelque peu démodé, et de s’attendre à ce que dans la langue courante.  Les deux constructions sont donc jugées comme correctes.  Chacun sait qu’un usage généralisé contemporain finit toujours par l’emporter sur ce qui aura été le « bon usage » d’autrefois…

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La citation d’aujourd’hui

            « C’est une belle chose d’être honnête, mais il est également important d’avoir raison. » (Winston Churchill.)