De A à E

A

aboiement : n. m. Le « e » médian s’explique par le fait que ce substantif est de la famille d’un verbe du premier groupe en -OYER (aboyer).Dans la conjugaison duquel on retrouve ce « e » : il aboie sans cesse, ils aboient, il aboiera, que tu aboies !

accroupir (s’) : v. pr. Il n’y a pas de forme « accroupir » : nous avons ici un verbe essentiellement pronominal, qui n’existe que sous la forme s’accroupir. Donc, le participe passé s’accorde toujours avec le sujet : « Les enfants se sont accroupis ».

adhérer : v. tr. ind. Ce verbe comporte derrière le d un h qui vient du latin haerere, « être fixé ». Le participe présent est : adhérant, avec un a. En devenant adjectif verbal et substantif, le mot change ce a en e : les nouveaux adhérents. (On peut même aller jusqu’à dire : « Cet adhérent est vraiment… « collant » » !)

B

 basse-cour : n. f. Ce nom composé est formé d’un adjectif épithète et d’un nom. Dans la quasi-totalité des mots ainsi constitués, les deux éléments prennent la marque du pluriel, comme on le ferait s’il n’y avait pas de trait d’union (des basses cours). D’où des basses-cours.

bête : n. f. Il ne faut pas confondre les rhinocéros et les vaches, par exemple. Au pluriel, dans le premier cas, on parlera de bêtes à corne, ce dernier mot restant logiquement figé au singulier, puisque chacun de ces animaux a UNE corne ; dans le second, on écrira obligatoirement bêtes à cornes, puisque toutes les vaches normales ont deux cornes ! N.B. : Mais il existe une espèce de rhinocéros ayant deux cornes sur le nez, d’inégale grandeur. Ces rhinocéros-là, les rhinocéros d’Afrique, sont donc – rigoureusement – des bêtes… à cornes !

bureau : n. m. Ce mot reste au singulier dans un (des) employé(s) de bureau, parce que cette expression désigne des personnes qui travaille dans UN bureau. En revanche, il est tout aussi logique d’opter pour le pluriel dans immeuble(s) de bureaux (ce sont des immeubles comportant exclusivement DES bureaux) et dans jouer à bureaux fermés (les guichets, les bureaux sont fermés : toutes les places ont été louées).

C

 cas : n. m. L’expression en tout cas est figé au singulier, parce que la signification que l’usage lui attribue est : « quoi qu’il arrive », « de toute façon », « quoi qu’il en soit » (et non : « dans tous les cas »). Il en va de même pour les locutions en aucun cas et en quelque cas que.

coing : n. m. Le coing est le fruit du cognassier. Le g final s’explique donc par le g figurant dans le nom de l’arbre.

couleur (être haut en). Dans cette expression, couleur est figé au singulier parce que le mot est utilisé comme synonyme de « carnation » de « teint ». Etre haut en couleur signifie « avoir une carnation rougeaude », « avoir le teint fleuri », « avoir le teint très coloré ». Au sens figuré, où l’expression se rapporte à des personnes truculentes, pittoresques, couleur demeure également figé au singulier.

D

 dévouement : n. m. Ce mot comporte un e médial, parce qu’il dérive d’un verbe en -ouer : dévouer/se dévouer.

différement : adv. Construit sur l’adjectif différent(e), cet adverbe a logiquement une terminaison en -emment.

dyslexie : n. f. Ce mot qui désigne des troubles, des difficultés à la lecture, a été forgé du grec dys-, élément équivalant à « trouble », et lexis, « mot ». Ce préfixe dys-, avec un y se retrouve logiquement dans de nombreux termes du domaine médical où il est question de dérèglement, de maladie, d’anomalie : dysarthrie, dysenterie, dystrophie…

E

 élagage : n. m. La présence d’un u derrière un g est inutile devant un a. C’est pourquoi élagage n’a pas le u que l’on note dans le verbe élaguer.

en-but : n. m. inv.  L’en-but est le nom donné, au rugby, à la surface située entre la ligne de but et la ligne de ballon mort. Cette surface constitue LE but où l’on doit poser le ballon pour marquer un essai. En, préposition, est invariable, de même que but, compris comme étant LE but.

équateur : n. m. S’écrit avec une initiale minuscule quand il s’agit de la ligne imaginaire qui fait le tour du globe, mais, naturellement, avec une majuscule quand on parle de l’Equateur, république sud-américaine.

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