Archives mensuelles : juin 2019

Le mot du 30 juin 2019 (3)

La bourde du jour

 

Cette bourde est à mettre au passif de la FNAC, qui annonce en gros caractères, sur son site, ses « nouvelles soldes » !

Le plus souvent employé au pluriel, soldes, au sens de « marchandises vendues au rabais », est un mot MASCULIN !

 

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Le mot du 30 juin 2019 (2)

Le jeu de mots du jour

 

Curieux phénomène :  comme il a mangé beaucoup d’oeufs hier, il ne voit rien aujourd’hui !?!

Le mot du 30 juin 2019 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

           « Cher Monsieur Colignon, 

           Doit-on écrire : 

 « entre les nageurs numéro 5 et 7 » ou « entre les nageurs numéros 5 et 7 » ?

           Merci !

          Bien à vous. »

 

« Entre le nageur n° 5 et le nageur n° 7 », «  entre le numéro 5 et le numéro 7 », mais :    entre les nageurs numéros 5 et 7,  entre les nageurs nos 5 et 7.

 

 

Le mot du 29 juin 2019 (3)

La question du jour (et la réponse) 

 

            « Bonjour, Monsieur,

 

Je suis choqué de voir écrire les mots street pooling. Les journalistes semblent donner à ces mots une connotation ludique à rapprocher du street art alors qu’il s’agit d’une action pouvant être criminelle. Comment le dire en meilleur français ? Je proposerais « geyser de rue »… Qu’en pensez-vous ?… »

 

D’une façon générale, et accessoirement pour faire le « buzz », pour attirer l’œil ou l’oreille des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs, bon nombre de journalistes reprennent, en l’absence de terme(s) français utilisé(s), le moindre anglicisme employé en particulier aux États-Unis…  En ce moment, donc : « street pooling », dont la traduction littérale est : « piscine de rue »…  Il n’y a pas que le geyser, mais aussi la nappe d’eau, la mare qui s’étend et se répand, formant donc une « piscine sauvage ». La notion qui l’emporte est celle de piscine, et non celle de geyser.

Pour lutter rapidement et efficacement contre la prolifération des anglo-américanismes, il faut proposer des mots ou des syntagmes courts, et très « parlants » !  Donc, pas question d’ « ouvertures sauvages et illégales de bouches d’incendie », ni de « piscines illégales de rue », ni de « geysers sauvages de bouches d’incendie »…

Je crois qu’il faut reprendre, entre guillemets dépréciatifs et marquant l’illégalité  :   des « piscines de rue »; ou bien : des « piscines sauvages ». Quelque chose de ce genre, en tout cas.

 
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Le mot du 29 juin 2019 (2)

Le jeu de mots du jour

        « Par ce temps de canicule, les bibliothécaires proposent à chacun de venir prendre un Poe ! »

Le mot du 29 juin 2019 (1)

La bourde du jour

Les approximations en matière de vocabulaire essentiel sont inadmissibles de la part de journalistes dont les insuffisances linguistiques jettent le discrédit sur la profession. On hésite donc à appeler « confrère » celui qui, sur France 3, a parlé de « jeune femme » pour désigner une gamine, une préadolescente de 13 ans, qui fut assassinée il y a quelques décennies…

Le mot du 28 juin 2019 (3)

La bourde du jour

            La canicule ne nuit pas aux neurones de l’ami Gérard Chevalier, qui a détecté ce jour une fâcheuse bourde, un janotisme calamiteux. Je lui laisse la parole :

« Le Parisien de ce jour :  « Le roman de Renard.   −   Née en Martinique, la défenseuse a été marquée par le décès de son père à l’âge de 8 ans. »  Un père plus que précoce ! »

Compte tenu du caractère dramatique de l’information, le janotisme est d’autant plus regrettable, déplorable… Avec une telle rédaction, la signification est sans ambiguïté : le père de la footballeuse Wendy Renard est mort… à 8 ans !  À quel âge a-t-il procréé !!?  Comme d’habitude, le janotisme est dû à une formulation maladroite −  et il aurait fallu écrire : … a été marquée par le décès de son père, survenu alors qu’elle avait 8 ans ».

Notez le jeu de mots sur le fameux récit médiéval le Roman de Renart, où le dernier mot (nom propre, ici = le goupil se nomme Renart !) se termine bien sur un « t ». Notez également l’emploi de défenSEUSE, que je ratifie.

 

 

Le mot du 28 juin 2019 (2)

La 2e question du jour (et la réponse)

 

               Question récurrente, depuis hier, alors que les Bleues vont affronter l’équipe des États-Unis ce soir au Parc des Princes (même si l’on n’aime pas le football, qui pourrait encore ignorer l’événement !?) :  doit-on dire, pour parler de Corinne Diacre, « sélectionneure » ou « sélectionneuse » ?

            Sans hésitation, j’opte pour sélectionneuse  (cf.  collectionneuse), qui marque bien, qui marque mieux, le genre féminin.

            Et idem pour entraîneuse (et non « entraîneure ») : il est stupide, grotesque, de soulever le faux problème de l’homonymie avec le sens vieilli, dépassé, de « femmes qui, dans les boîtes de nuit, incitent les hommes à danser et les entraînent à boire, à consommer »…  L’usage, qui est le premier grammairien de France, est en train d’imposer entraîneuse

Le mot du 28 juin 2019 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Bonjour, Monsieur,

            Une maman s’adresse à son petit garçon, qui s’appelle Jean, et lui dit de dire bonjour à une dame. Cela donne:

– Dis « Comment allez-vous ? », Jean.

           Je pars du principe que j’enlève la virgule après le point d’interrogation suivi du guillemet. Par exemple : « Veux-tu boire ton verre d’eau? » lui répondit-il.

           Il n’y a pas de virgule entre le guillemet fermant et « lui ».

          Dans la première phrase que je vous soumets, la virgule est-elle de rigueur après le guillemet fermant?

          Merci d’avance de votre réponse, si vous avez le temps de répondre. »

 

Rigoureusement (et correctement, parce qu’il s’agit forcément d’une double citation) :

« Dis : « Comment allez-vous ? », Jean ! »

« Jean, dis : « Comment allez-vous ? »  ! »

« Jean !   Dis : « Comment allez-vous ? » ! »

IL DOIT TOUJOURS y avoir une virgule pour séparer du texte général le texte d’une citation (quelle que soit la longueur de cette dernière).  Cela rend n’importe quel texte plus clair, plus lisible.

Évidemment, bien faire la différence :

« Dis :   « Comment allez-vous, Jean ? » ! »

« Dis :   « Comment allez-vous ? », Jean ! »

 

Le mot du 27 juin 2019 (4)

La 3e question du jour (et la réponse)

 

« Bonjour,

            La virgule est-elle obligatoire, dans la phrase suivante  :  « La  XIIe  édition du concours national des jeux vidéo s’est accompagnée d’un essor du nombre d’inscrits : ils étaient 655 000, contre 500 000 en 2015″ ?..

Merci. »

 

 

Non, aucune obligation.  Mettre une virgule permet sans doute de souligner l’écart entre les deux nombres, de marquer l’importance de l’essor… Cela serait peut-être mieux rendu par des points de suspension.  Mais est-ce bien nécessaire !?