Archives mensuelles : décembre 2016

Le mot du 30 décembre 2016 (3)

La question du jour (et la réponse)

 

 

            « Comment doit-on abréger « boulevard » ? »

 

            L’abréviation de boulevard    (ne pas écrire « boulvard », sous l’influence d’une certaine prononciation !)  est :

bd       (et non « bld »…)

            L’usage a imposé cette abréviation.  Celle-ci comprenant la dernière lettre du mot, il serait complètement illogique de mettre un point abréviatif. Ce raisonnement s’applique à d’autres abréviations :

Cie   (Compagnie)         (la Cie des transports basques réunis)

Éts   (Établissements)    (les Éts C. Dubidon Père & Fils)

 

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Le mot du 30 décembre 2016 (1)

Renvoi de ce message, parce qu’il semblerait qu’il ne soit pas parvenu à tout le monde :

D’ores et déjà, très bonne et très heureuse fin d’année à chacune et à chacun ! Qu’elle soit la meilleure possible pour TOUS !

Bien cordialement.

         J.-P. C.

 

 

 

Le mot du 30 décembre 2016 (2)

La bévue du jour

 

La bévue du jour pourrait être prise dans les nombreuses bourdes d’orthographe figurant de façon récurrente dans les incrustations accompagnant notamment les journaux télévisés des différentes chaînes, publiques ou privées… Mais, même si cette démarche peut être un peu utile auprès des intéressés (ne nous berçons pas d’illusions), plutôt que de faire des rappels quotidiens sur des fautes qui sont du niveau des premières classes de l’école primaire  il est sans doute plus attrayant de varier le type des remarques.

Ainsi, quoique constituant certes des fautes de l’expression, les janotismes sont généralement plaisants, voire  jubilatoires, désopilants !

C’est malheureusement à propos d’un décès, celui de la fine comédienne Claude Gensac  –  que l’on aurait dû mieux employer au théâtre et au cinéma,  c’est-à-dire en ne la cantonnant pas bêtement à un unique type de personnage, où, bien sûr, elle a été excellente   –   qu’un janotisme a été relevé.

Il est peut-être sévère de reprocher à un journaliste d’avoir écrit : « Une figure de la comédie pour toute une génération qui s’est éteinte à 89 ans… ».  Mais il est tout de même incontestable que, tournée ainsi, la phrase signifie carrément que toute une génération vient, d’un coup, de disparaître à 89 ans !  On pouvait, entre autres tournures, écrire :  « À 89 ans, c’est une figure de la comédie pour toute une génération qui vient de s’éteindre ».

 

 

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Le mot du 30 décembre 2016 (1)

D’ores et déjà :  très bonne et très heureuse fin d’année à chacune et à chacun ! Qu’elle soit la meilleure possible pour tous !

Très cordialement.

                             J.-P. C.

 

Le mot du 29 décembre 2016

La question du jour (et la réponse)

 

          «  Dans une énumération, j’ai appris qu’il fallait utiliser la majuscule au début de la proposition et le point-virgule à la fin. Cependant, s’il y a un point dans une partie de l’énumération, quel signe de ponctuation faut-il choisir à la fin ? Encore un  point ? Un point-virgule ?…

          »  Pour être un peu plus clair, voici un exemple de ce que je veux dire :


 » J’ai acheté :
– Des poireaux ;
– Des carottes ;
– Des fraises. Elles sont bien rouges.
– Des navets. » »

 

Voilà une question qui revient assez souvent (… enfin : uniquement, ou presque, chez les correcteurs !!), à savoir celle de la ponctuation dans ce que l’on appelle une « énumération verticale ».

Il y a une certaine souplesse de l’orthotypographie : non, la majuscule n’est pas obligatoire au début de chacun des éléments.  L’essentiel est d’UNIFORMISER.

Il n’est sans doute pas des meilleurs, par exemple, d’adopter :

 

 

    On retiendra :

–  L’humidité;

–  La vétusté;

–  La malpropreté.

 

 car avec des éléments très courts les majuscules et les points-virgules semblent excessifs.

 

On peut très bien se contenter de :

 
On retiendra :

 

–  l’humidité

–  la vétusté

–  la malpropreté.

 

 

C’est donc le cas dans votre exemple… où cela est compliqué fâcheusement par le troisième élément, qui ne devrait pas être rédigé ainsi. La forme :

 

– Des poireaux ;
– Des carottes ;
– Des fraises. Elles sont bien rouges.
– Des navets.

 

est à rejeter = impossible, « imbuvable » !    Idem avec une version où l’on mettrait un point-virgule après rouges.

 

Il reste donc :

 

a)  mettre un point final partout  (mais cela ne me plaît guère, compte tenu de la brièveté de trois éléments sur quatre… et, de toute façon,  la rédaction du troisième élément est incorrecte !) :

 

 

– Des poireaux.
– Des carottes.
– Des fraises. Elles sont bien rouges.
– Des navets.

 

 


b)  rédiger autrement le troisième composant, et unifier par exemple sur le plus simple, compte tenu de la brièveté :

   

– des poireaux
– des carottes
– des fraises (qui sont bien rouges)     [ou :    (qui doivent être bien rouges)  ou  :   (elles sont bien rouges) ]
– des navets.

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Le mot du 26 décembre 2016 (1)

COMMUNIQUÉ (de la part de l’Académie de la  Carpette anglaise)L’Académie de la Carpette anglaise. (1) s’est réunie le 16 décembre 2016. Le jury, présidé par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde associatif (2) et littéraire.Au premier tour de scrutin, par huit voix sur treize, la Carpette anglaise 2016 a élu Mme Anne-Florence Schmitt, directrice de la rédaction de « Madame Figaro » pour l’abus constant d’anglicismes et d’anglais de pacotille, dans cette revue destinée à un large public féminin.

La Carpette anglaise 2016 à titre étranger (3) a été attribuée, à l’unanimité, à L’ENS Ulm, qui développe des filières d’enseignement uniquement en anglais en se prétendant être une école internationale.

L’académie félicite par ailleurs M. Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, pour avoir exclu l’anglais de la communication européenne depuis le Brexit.

Hervé Bourges, Paul-Marie Coûteaux, Anne Cublier, Benoît Duteurtre, Yves Frémion, Dominique Noguez et Marie Treps sont membres de cette académie.

1) La Carpette anglaise, prix d’indignité civique,  est  attribué  à  un  membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.

2) Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC), Courriel (Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).

3)  Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.
Courriel : parlerfranc@aol.com

Académie de la Carpette anglaise, chez Le Droit de Comprendre, 34 bis, rue de Picpus, 75012 Paris.

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Le mot du 23 décembre 2016 (2)

Très bonne et heureuse fin d’année à toutes et à tous, que vous fêtiez joyeusement Noël et la Saint-Sylvestre ou que vous vous refusiez à célébrer des fêtes « obligatoires » !

 

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Le mot du 23 décembre 2016 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Avec « à moins que… », ne faut-il pas le « ne » explétif… ? »

 

Lorsque l’on veut suivre une langue « soignée », comme disent les linguistes, le ne s’impose, notamment à l’écrit : « à moins qu’il ne pleuve, nous irons à Giverny samedi ». En s’exprimant ainsi, on respecte le bon usage, mais, comme chacun devrait le savoir, le « bon usage » est une notion évolutive.  Le « bon usage » de 2016 n’est plus tout à fait celui de 1980, et aura certainement quelque peu changé en 2070…

Lorsque l’on consulte les dernières éditions parues des différents dictionnaires, des « dictionnaires de difficultés », et d’autres ouvrages édités ces dernières années, le « bon usage » de 2016 conforte toujours l’emploi du ne en français de bon aloi. Quelques auteurs tolèrent son absence dans une langue « moins soignée » ; certains lexicographes laissent le choix, ad libitum, à l’usager du français.

 

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Le mot du 22 décembre 2016 (1)

La question du jour

 

            « J’ai entendu à la radio une expression qui me laisse perplexe…  Faut-il comprendre : « Ce n’est pas en bâtant un âne qu’on en fera un cheval »  ou bien :  « Ce n’est pas en battant un âne qu’on en fera un cheval » ? »

 

En dehors de quelques contextes particuliers, ce ne sont pas les chevaux qui portent un bât, mais les ânes, les mules, les mulets… (Cf. la locution âne bâté…)

Logiquement, on attendrait donc : « Ce n’est pas en bâtant un cheval qu’on en fera un âne ».

La bonne expression est alors la seconde, avec l’acception de : « Ce n’est pas en donnant des coups à un âne qu’on le transformera en cheval (de course… ou pas) ». On ne saurait modifier par des coups (beurk !!) les caractéristiques propres à un animal.

 

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Le mot du 21 décembre 2016 (1)

Bévues d’écrivains

 

            Faute d’attention, des auteurs, parfois chevronnés, commettent des fautes d’… inattention !   Certaines de celles-ci sont désopilantes, et semblent incroyables ; pourtant, ces bêtises figurent bien dans les ouvrages publiés.  (Évidemment, on peut toujours prétendre que les « hénaurmités » sont dues à l’intervention intempestive d’un tiers : éditeur, typographe, directeur de collection, voire, ô honte, un correcteur-réviseur… à tel ou tel stade de la fabrication. Mais l’argument doit sans doute être rejeté dans la plupart des cas.)

Ponson du Terrail (qui écrivait beaucoup, et vite) : « Le vieux général de Mortefontaine, qui avait conservé les habitudes militaires, se promenait dans les grandes allées, les mains croisées derrière le dos, la tête nue. Il avait un journal à la main, et lisait. » (La Patrie.)

Alexandre Dumas père : « Comment Jacques, n’ayant pu digérer l’épingle du papillon, fut atteint d’une perforation de la péritonite. »  (Le Capitaine Pamphile, in sommaire du chapitre XIV.)

Du même : « Elle passa une heure sans respirer. » (Les Trois Mousquetaires.)

Et, toujours lui : « Vous êtes, dit Colbert, aussi spirituel que M. de Voltaire. » (Le Vicomte de Bragelonne.)  [Voltaire est né en 1694 ; Colbert a vécu de 1619 à 1683…]

 

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