Archives mensuelles : mai 2015

INFORMATION (suite) pour Asnières-sur-Seine

Complément d’information pour la dictée d’Asnières :

Tous renseignements et aussi inscriptions :

Médiathèque Eugène-Flachat

49, rue Henri-Martin, 92600 Asnières-sur-Seine

01 40 86 90 79

 

 

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INFORMATION du lundi 25 mai 2015

INFORMATION du lundi 25 mai 2015

 

Dictée d’Asnières

Déjà modifiée auparavant, l’organisation de la dictée d’Asnières, le samedi 30 mai, a, de plus, été compliquée par la situation politique (invalidation de la municipalité). La communication a donc été très tardive… et laisse évidemment craindre une participation réduite. De ce fait, il n’y a plus de date limite d’inscription, et chacun peut donc toujours s’inscrire :

bibflachat@mairieasnieres.fr

La dictée se déroulera donc, cette année, dans l’école élémentaire H.-G.-Fontaine, 4, rue H.-G.-Fontaine (près de la mairie), le samedi 30 mai, à 14 heures. La proclamation des résultats et la remise des prix sont prévues le jour même, vers 17 heures, au même endroit. Dans l’après-midi, jeux-animation autour de la langue française.

INFORMATION du jeudi 21 mai 2015snières.fr

INFORMATION URGENTE

du jeudi 21 mai 2015

 

Les événements survenus à Asnières-sur-Seine, concernant les dernières élections municipales, ont perturbé, retardé, la communication au sujet de la dictée…  Celle-ci aura donc bien lieu, le samedi 30 mai.

Cette dictée se déroulera, cette fois, à l’école élémentaire H.-G.-Fontaine,  4, rue H.-G.-Fontaine, près de la mairie d’Asnières, à 14 heures.

Trois catégories. La capacité de cette nouvelle salle ne permettra pas d’accueillir plus de cent participants. Proclamation des résultats et remise des prix vers 17 heures.

Inscriptions (en urgence, maintenant…) : médiathèque Eugène-Flachat, au 01 40 86 90 79 et via bibflachat@mairie

La question du 17 mai 2015

La question du jour : buzz

   Parmi les questions dernièrement reçues, celle-ci, qui concerne un anglicisme…

    La lutte contre l’emploi excessif, abusif, de l’anglo-américain – imposé exclusivement, et c’est un comble, par certaines institutions de la République dans des colloques et des symposiums organisés en France ! – doit être menée avec détermination, sans chauvinisme ni xénophobie. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt : en France, c’est contre l’appauvrissement généralisé de la culture générale, contre la méconnaissance croissante de la langue française, qu’il faut s’insurger. L’objectif doit toujours être d’amener toute la population au plus haut niveau d’instruction et de culture, compte tenu des possibilités et des aptitudes de chacun.

            « Quelle est l’origine du mot buzz, et quels termes français pourraient remplacer cet anglo-américanisme ? »

 

            Depuis une bonne quinzaine d’années, l’anglicisme buzz, qui a l’avantage d’être un mot court et amusant, s’est imposé dans le langage courant contemporain. Notamment dans les médias et chez les jeunes.

            Dans son dictionnaire franglais-français En vrai français dans le texte (Le Cherche-Midi, 1999), Alfred Gilder traduit le terme par « bourdonnement, frémissement, bruissement, vrombissement, bruit confus, brouhaha », puis par « excitation » et aussi « convergence d’intérêt ». D’où : « technique commerciale, publicité, consistant en une rumeur favorable à un produit dont on attend des prodiges sur le marché », surtout dans « l’industrie  du disque et de la mode ». Il s’agit de « faire du bruit » autour d’une nouveauté, d’une nouvelle offre…

            L’acception a fait florès, et désigne aujourd’hui le battage, le « potin »,  le bruit fait autour d’une personne, d’une déclaration ou d’un événement. N’importe qui peut lancer le buzz à propos de n’importe quoi ! Cela est évidemment facilité par ce qu’on appelle les « réseaux sociaux »…

            « Brouhaha », « bourdonnement » en anglo-américain, buzz est lié aussi, bien sûr, à l’onomatopée bzzz (en principe : trois z !) exprimant le bourdonnement d’insectes comme les grosses mouches. Le bruit énervant des bestioles prend la tête… Le buzz également s’empare des cerveaux à force d’être matraqué, seriné, rabâché, diffusé.

            La traduction la plus proche est donc quelque chose comme : « rumeur destinée à créer un événement », « battage publicitaire destiné à lancer un produit, ou une marque… ou à faire la promotion d’une personne ». Dans ce dernier cas, la démarche n’est pas forcément publicitaire : il peut s’agir d’une action politique, militante… Si le contexte est suffisamment clair, on peut essayer d’utiliser des mots simples tels que ramdam, tam-tam, pilonnage, tapage, propagande… ou bourrage de crânes !  

             

 

 

Le mot du 16 mai 2015

microclimat

 

            Avec les mots passe-partout comme le verbe être, le verbe avoir, il y a, très, dire, mettre, au hit-parade, c’est-à-dire, en bon français, au palmarès des termes récurrents figure… microclimat. Aucun reportage local, régional, aucune interview de responsables de comités du tourisme, de syndicats d’initiative ou de municipalités, aucune émission à thème météorologique, sans que revienne en boucle ce vocable ! Cela en devient tout à la fois risible et agaçant, tordant et gonflant, grotesque et irritant…

            Certes, il n’y a pas de synonyme pour désigner le « climat d’une unité géographique très restreinte ». Le seul terme approchant est… climat !

            De la même façon que chacun peut deviner (certains en font un jeu en famille, avec pari à l’appui  ☺ ) les mots précis que va utiliser une femme ou un homme politique, tellement les discours sont convenus1, on en vient également à guetter, sourire sarcastique fin prêt, la première et inéluctable apparition du sempiternel microclimat

            Chaque canton, chaque commune, chaque hameau a-t-il vraiment « son » microclimat ? On pourrait le croire à force d’entendre les propos des uns et des autres vantant avec conviction les avantages propres à son village natal, à son  quartier de résidence. On dépasserait donc, en France, les 30 000 microclimats. Alors qu’on s’émerveille déjà sur, dit-on, les 365 fromages produits dans l’Hexagone…

            Climat est issu du latin clima, lui-même découlant d’un mot de même sens : « inclinaison du ciel ». D’où l’acception de « partie de ciel », puis de « région, contrée ». Par « les quatre climas du ciel » on a désigné, jadis, les quatre points cardinaux. Parmi les nombreuses significations du mot, on a eu « contrée caractérisée par des conditions météorologiques particulières » et, en sylviculture, « canton de forêt, de bois », tandis que les viticulteurs entendent toujours climat au sens de « parcelle de vigne » : l’Association des climats de Bourgogne a demandé son inscription sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.

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1.Et, naturellement, cela s’est accentué avec cette composante de la langue de bois que constituent les « éléments de langage » : ces derniers étant le fruit d’un psittacisme volontaire au sein d’un mouvement politique, d’un syndicat, d’un gouvernement, et même, manifestement, au sein des journalistes de tel ou tel média.

 

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La citation du jour :

            « Pour réussir, ce n’est pas de l’esprit qu’il faut. Mais de la délicatesse qu’il ne faut pas. » (Talleyrand.)

Le mot du 15 mai 2015

crapule

            L’emploi du mot crapule offre un éventail fort large… Par antiphrase affective, on l’utilise notamment à propos d’enfants espiègles, roublards, qui font des bêtises, qui abusent de leur statut de « petits rois de la famille » pour obtenir  tel ou tel cadeau, tel privilège, ou l’indulgence pour une sottise.

            Sinon,   la   fourchette sémantique « normale »  de  crapule  va de « filou » à « fripouille»,   de   « forban » à « canaille »,   de   « voleur »  à   « gibier de potence »,   de   « gredin » à « vermine », d’ « escroc » à « racaille »… Le terme est  donc  associé à des malfrats, à des bandits, à des malfaiteurs appartenant au « milieu » traditionnel comme aux concussionnaires et aux prévaricateurs, et, licitement aussi,  aux fricoteurs et aux magouilleurs qui profitent de leur fonction, de leur mandat,  pour « arrondir » leurs revenus et s’accorder des privilèges exorbitants aux frais de l’État… c’est-à-dire des contribuables.

            Par opposition à « élites », « bourgeoisie », « nantis », crapule a été utilisé comme synonyme de « peuple », de « couche inférieure, pauvre, de la population », de « populace ». Dans la langue populaire, le suffixe -ard , comme d’habitude, a apporté une connotation encore plus dépréciative : « L’apache, la frappe, le crapulard ! » (Henri Barbusse, le Feu).

            Crapulerie est sorti de l’usage… Pourtant, ce que ce mot désigne – une action crapuleuse, l’association de la malhonnêteté et de la bassesse – est toujours d’actualité ! Comme son synonyme canaillerie, peu usité également. L’adjectif crapuleux(-euse) est, lui, couramment employé dans les médias : « un crime crapuleux », et aussi, en particulier, dans la locution égrillarde sieste crapuleuse (une sieste coquine, une sieste pendant laquelle on fait l’amour).

            … Au commencement était le vin ! Soit le latin crapula, qui signifie « excès de vin », et qui vient peut-être, ou sans doute, du grec kraipalê, « abus de boisson », d’où le « mal de tête qui résulte d’un excès de boisson ».

            Après être passé par des sens tels que « ivrognerie » et « débauche débridée », crapule en est venu à qualifier des débauchés, des viveurs, des noceurs,  etc. C’est  vers  le milieu du XIXe siècle que le mot a pris l’acception de « fripouille, coquin, individu malhonnête », avec l’accent mis sur la bassesse morale.

            Le verbe crapuler, « boire comme un trou », puis « vivre de crapuleries », est tombé en désuétude, comme crapulos, mot de l’argot de la fin du XIXe siècle désignant le « cigare de la crapule », un cigare bon marché. On a employé aussi les formes argotiques crapulados et crap’s : « Il s’appelait Paul Martin, mais on l’avait baptisé Cigare, parce qu’il fumait des crapulos » (Rosny).

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La question-réponse du jour :

            Parmi les questions des internautes de ces dernières quarante-huit heures, un problème d’accord :

            « Il s’agit d’une compagnie qui s’appelle Tracton [j’ai changé le nom]. Voici le problème : « Tracton s’est diversifié… ou s’est diversifiée » ? Est-ce que l’on fait l’accord en sous-entendant le mot « compagnie » ? Idem pour : « Les Jardins de vos rêves vous accueille… ou vous accueillent » ? Y a-t-il une règle particulière ? »

            Le français n’est pas réglementé par un code strict. L’usage joue un grand rôle. Dans le cas qui est soumis ici, et qui s’apparente à celui des titres d’œuvres, l’usage le plus général est le suivant pour l’accord en nombre :

  • Si un article défini précède le substantif, on accorde avec eux le verbe qui suit : « les Misérables ont été adaptés maintes fois au cinéma », « les [ou : Les] Nouvelles Galeries ont ouvert exceptionnellement dimanche » ;
  • S’il n’y a pas d’article, on neutralise l’accord, c’est-à-dire qu’on laisse la phrase au singulier : « Quatre de l’infanterie a remporté un grand succès», « Moët et Chandon est une très importante société productrice de champagne ».

         Mais l’usage cité ci-dessus est souvent transgressé, et, dans le cas posé ici, qui est la question de l’accord en genre, « Tracton », que ne précède pas un article défini, peut être accordé ad libitum au masculin (neutre) ou au féminin (sous-entendu : compagnie).L’important est de se tenir constamment à la forme adoptée. Si l’on opte pour l’accord sous-entendu, le justifier si possible en employant le mot compagnie la première fois, au début du texte.

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La citation du jour :

            « Le passé, c’est la lampe qui éclaire l’avenir. Il y a des gens toujours prêts à souffler dessus pour l’éteindre. » (Jean-Louis Auguste Commerson [1802-1879].)

             

 

Le mot du 11 mai 2015

phébus

            Boileau doit rugir de fureur en se frappant le front tandis que Molière et La Bruyère doivent se pâmer d’aise, voire se taper les fesses par terre,  de même que l’ensemble des humoristes spirituels qui ont fustigé la bêtise,  ridiculisé l’emphase de baudruches,  la bouffissure arrogante, la cuistrerie, l’infatuation, la présomption, la verve pompeuse…  Jules Renard, Alfred Capus, Alphonse Allais, Tristan Bernard, Cami, Maurice Donnay, revenez : vous avez du grain à moudre, comme disent les politiciens et les dirigeants syndicaux !  Pierre Dac, Jean Yanne, et vous les chansonniers de grande allure qui, en vrais fous du roi, disiez leurs quatre vérités aux gouvernants, revenez aussi : les épigrammes doivent ressortir !…

            Alors que les citoyens ayant les pieds sur terre déplorent, quelles que soient leurs convictions politiques, philosophiques ou religieuses, la baisse du niveau scolaire en ce qui concerne les bases fondamentales (lire, écrire, compter) et l’abandon des objectifs républicains : amener la totalité d’une population au plus haut niveau d’instruction et de culture possible, compte tenu des capacités et des aptitudes de chacun, de hauts fonctionnaires de l’éducation nationale, chargés de présenter des réformes utiles, pondent des textes ridicules relevant de l’amphigouri, du pathos, du charabia, du galimatias, du phébus…

            Phébus est un nom commun qui vient du nom propre de Gaston Phébus, plus précisément Gaston III de Foix (ou : de Foix-Béarn), fort brillant seigneur du XIVe siècle, auteur d’un renommé Livre de chasse.  Mais le style en fut jugé pompeux, et creux le contenu. D’où l’expression qui fut fort utilisée : donner dans le phébus :  « écrire et parler dans un jargon incompréhensible et pompeux, afin de masquer la vacuité du propos ».

            À l’issue – peut-on supposer, vu la profondeur abyssale de nombreux  passages des textes produits – de longues cogitations et de réflexions hors du commun, de hauts fonctionnaires censés réfléchir à la meilleure façon de former des têtes bien faites et bien pleines ont délivré le fruit croquignolet de leur transpiration…  Les élèves et leurs parents ont donc appris que l’éducation nationale va dorénavant enseigner aux scolaires comment « se déplacer de façon autonome, plus longtemps et plus vite, dans un milieu aquatique profond standardisé ». Si si !   Il y a trente ans, on aurait dit : « apprendre à nager dans une piscine ».

            Si l’on consulte la colonne « Ressources mobilisables par l’élève », on y apprend que celui-ci devra : «  Construire des points d’appuis efficaces favorisant un déplacement fluide. Maîtriser un effort associé à une respiration  « aquatique ». Prendre des informations sur soi pour favoriser un déplacement efficace et économique. Accepter les conditions particulières de l’apprentissage de la natation : peur de l’eau et exposition du corps au regard . »

            Encore de courts extraits de cette prose, pris çà ou là dans le texte diffusé : pour bien jouer au badminton ou au ping-pong, un élève devra « interpréter seul le jeu pour prendre des décisions et rechercher le gain d’un duel médié (?!) par une balle ou par un volant ». Le scolaire n’apprendra plus à courir, mais, ô nouveauté extraordinaire, à « créer de la vitesse », afin de « l’utiliser pour réaliser une performance mesurée, dans un milieu standardisé ».

            Au concours Lépine de l’amphigouri inutile, ces hauts fonctionnaires à l’indice administratif sans doute très élevé seraient bien placés pour une médaille d’or… J’invite d’ores et déjà mes confrères de l’académie Alphonse Allais à décerner au début de 2016 un « Alphonse » à ces génies du pathos, à charge pour ces derniers de venir chercher leur prix au Théâtre de la Huchette, à Paris.  Peut-être même faudrait-il créer une décoration spéciale, une médaille particulière…

            Nous incitons ces hauts fonctionnaires, en tout cas, à lire Boileau, La Fontaine, Molière, La Bruyère et bien d’autres bons auteurs, en leur suggérant par ailleurs de bien maintenir au programme les œuvres de ces écrivains. Tout est dit, et en une phrase, par Boileau : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ». Et délaissons les Trissotin et Vadius de Molière pour reprendre le portrait d’Acis, dressé par La Bruyère : « Que dites-vous ? Comment ? Je n’y suis pas ; vous plairait-il de recommencer ? J’y suis encore moins. Je devine enfin : vous voulez, Acis, me dire qu’il fait froid. Que ne disiez-vous : « Il fait froid » ? Vous voulez m’apprendre qu’il pleut ou qu’il neige ; dites : « Il pleut, il neige ». Vous me trouvez bon visage, et vous désirez de m’en féliciter ; dites : « Je vous trouve bon visage ». – Mais, répondez-vous, cela est bien uni et bien clair ; et, d’ailleurs, qui ne pourrait pas en dire autant ? Qu’importe, Acis ? Est-ce un si grand mal d’être entendu quand on parle, et de parler comme tout le monde ? Une chose vous manque, Acis, à vous et à vos semblables, les diseurs de phébus ; vous ne vous en défiez point, et je vais vous jeter dans l’étonnement : une chose vous manque, et c’est l’esprit. Ce n’est pas tout : il y a en vous une chose de trop, qui est l’opinion d’en avoir plus que les autres ; voilà la source de votre pompeux galimatias, de vos phrases embrouillées, et de vos grands mots qui ne signifient rien. […] »

*****

 

Le clin d’œil du jour :

            Vous avez échappé, dans la précédente chronique du jour « En tournée à La Havane », à la question : « Pourquoi les églises sont-elles fermées, à Cuba ? ». Vous aurez tout de même droit à la réponse : « C’est parce que l’on trouve que les fidèles cassent trop ! ».

Mais vous avez droit ici au dingbat :

                            A6  =  At

certainement aisé à déchiffrer !  ☺

Le mot du 10 mai 2015

En tournée à La Havane

 

            Le chef de l’État français n’est pas en visite officielle dans les Caraïbes, il n’est pas en déplacement officiel… Non, tous les journalistes, tous les médias, le disent : M. François Hollande est « en tournée ». Le propos peut sembler désinvolte, sarcastique, trop familier, mais seulement, semble-t-il, à certains diplodocus attachés aux nuances du vocabulaire,  au bon usage du français. Est-il nécessaire de dire que j’en fais alors partie ?…  ☺

            Certes, l’acception des mots peut évoluer, s’étendre ou se resserrer, cela est bien normal s’agissant d’une langue vivante. Mais il est légitime de contester des emplois qui confèrent à des vocables ou à des expressions  des significations déformant leur sens, donnant une connotation burlesque ou dépréciative.

            On le sait bien : les visites à l’étranger de responsables politiques de nombreux pays consistent principalement, en dehors des déplacements dus à la situation internationale, en des tournées commerciales de représentants de commerce. N’empêche : il est quelque peu choquant, ou risible, de voir des chefs d’État assimilés à des VRP, à des artistes donnant leur spectacle : Le cirque Badaboum est en tournée en Allemagne, Dupaillon faisait la tournée des cafés, Adalbert Duchose remonte sur les planches pour une grande tournée théâtrale, Les fameux clowns Zeffi et Zeppo entament leur tournée d’adieux

            On ne connaît pas l’origine du nom de Cuba : plusieurs hypothèses sont avancées, mais aucune ne peut être retenue de préférence aux autres. Même incertitude pour La Havane…  Le conquistador espagnol Diego Velasquez de Cuellar (1465-1524), qui fonde La Havane en 1514, sous le nom de San Cristobal de la Habana, fait allusion à Habaguanex, nom du cacique indien de la tribu qui contrôlait la région. D’autres sources disent que Habana était le prénom de la fille dudit cacique. D’autres chercheurs encore y voient, eux, un lien avec le nom commun « port » (moyen néerlandais havene,  anglais ancien haefen, vieil haut allemand hafan, etc., d’où, aussi, le nom du Havre).

 

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Citation du jour :

            « Le travail, c’est la liberté… des autres. Pendant que vous travaillez, vous n’ennuyez personne. »  (Erik Satie.)

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Parmi les questions reçues :

            « Faut-il écrire avoir des centres d’intérêt  ou avoir des centres d’intérêts ?… »

  • Selon moi, l’orthographe correcte est : un/des centre(s) d’intérêt, parce qu’il faut comprendre « le ou les points sur lequel ou sur lesquels converge l’intérêt ».

 

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Rappel : la prochaine dictée est celle d’Asnières-sur-Seine, qui aura lieu le samedi 30 mai. Tous renseignements seront donnés dans la semaine.

Informations : la seconde dictée de Leucate (Port-Leucate), dans l’Aude, se déroulera le 29 juillet. La seconde dictée du Croisic (Loire-Atlantique) aura lieu le samedi 29 septembre. La dictée annuelle de Nantes, le mercredi 28 octobre.