Archives de Catégorie: A lire au jour le jour

Le mot du 21 octobre 2017

AGENDA : à tout à l’heure, à Bonsecours (commune jouxtant Rouen), pour la dictée annuelle (et les jeux autour des mots)  au casino, à 14 heures !

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Le mot du 20 octobre 2017 (3)

La question n° 2 du jour (et la réponse)

 

Reçu beaucoup de questions ces derniers jours, notamment d’orthotypographie…  Voici, alors, une « question bis » du jour :

 

             « J’ai une question concernant l’utilisation de l’abréviation de « docteur ». Est-ce qu’on l’utilise comme celle de « Monsieur »  ? Dans ce cas, on  parle  du  Dr  Jekyll  et  de  M. Hyde : « le Dr Jekyll fait ci et fait ça », mais, quand on s’adresse à lui, on écrit : « Bonjour, docteur Jekyll »  ? Ou la règle est tout autre ? 

 

 

La couverture de la première édition du chef-d’œuvre de Stevenson (chez Longmans, Green, and Co., en 1886) porte : STRANGE CASE OF DR JEKYLL AND MR HYDE, entièrement en majuscules, et sans points.  Les abréviations sont, sinon : « Dr » et « Mr »… mais les diverses éditions en anglais se contredisent allègrement.  « Dr », « Dr. », « D suivi d’un r en exposant »…, on trouve de tout !  Les « livres de style » (= ensemble des règles maison d’un média, dont la «  marche »  orthotypographique fait partie) anglais et américains ne suivent pas les mêmes choix…

LA règle pourrait, ou devrait, en effet être la suivante : docteur en toutes lettres, et sans majuscule, lorsque l’on parle à la personne : « Bonjour, docteur », « Bonjour, docteur Cyrrhoz »…  Et l’abréviation lorsque l’on parle de la personne :  « J’ai croisé le Dr Tyfusse chez le boulanger » et quand il s’agit d’une carte de visite ou d’une plaque professionnelle : « Dr Sadique, chirurgien-dentiste »,  « Dr Sylvie Tamine, diététicienne en chef  »…  Dans la réalité,  ce n’est pas tout à fait ça…

Il n’y a pas de problème quand on parle à quelqu’un : c’est « au long », sans majuscule. Tout le monde fait la même chose !  En revanche, l’usage est des plus flottants dans les autres cas : l’abréviation est peu usitée dans les ouvrages littéraires, et l’on voit beaucoup plus de « le docteur  Dupont » que de « le Dr Dupont ».  En presse,  même flottement, avec plus d’abréviations, mais l’écriture « au long » semble également majoritaire, notamment dans les grands titres nationaux.  « Dr », avec un r bas de casse, c’est-à-dire minuscule,  l’emporte, me semble-t-il, sur l’abréviation comportant un r en caractère supérieur, c’est-à-dire en exposant…

Souvent, on n’abrège pas docteur lorsque le mot désigne un médecin, pour réserver l’abréviation (avec un r en exposant) aux docteurs ès sciences,  docteurs en droit…  Enfin, et encore une fois,  l’usage est flottant pour les plaques sur les immeubles, les cartes de visite, etc. : on ne saurait légiférer !

 

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Le mot du 20 octobre 2017 (2)

La bourde… d’hier

 

 

            Certes, Radio Classique, chaîne dédiée à la musique, n’est pas le seul média à avoir accepté une publicité comportant,  à propos d’enregistrements de Philippe Jaroussky, la grosse bourde sur le genre du mot aria.  C’est tout d’abord le manque de rigueur de l’éditeur qui doit être fustigé… Quand on se mêle de produire des CD ou des DVD de musique classique, on devrait savoir qu’aria, au sens musical, est du genre féminin !

Le mot du 20 octobre 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

          « Puisqu’il faut écrire, bien normalement : le président de la République, dans la même logique ne doit-on pas écrire (à moins de rester dans une logique d’Ancien Régime) roi de France plutôt que Roi de France ? »


Tous les titres de noblesse sont des noms communs, qui ne méritent pas de majuscule. La majuscule ne peut se justifier que dans le cas de surnoms historiques, ou lorsqu’il y a nécessité, pour se faire bien comprendre, de distinguer, par exemple, un souverain parmi d’autres monarques figurant dans un même texte.

 

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Le mot du 19 octobre 2017 (3)

AGENDA :  Dans deux jours, samedi 21, ce sera la dictée annuelle de Bonsecours (ville jouxtant Rouen), au casino, à 14 heures.

Comme les années précédentes, les personnes peuvent s’inscrire directement en mairie ou par internet sur le site de la Ville : http://www.mairie-bonsecours.fr/la-grande-dictee

Les préinscriptions sont vivement souhaitées, mais les inscriptions de dernière minute, sur place, samedi, seront acceptées.

Le mot du 19 octobre 2017 (2)

Le nom de collectionneur (-euse) du jour

 

Les collectionneurs de burettes (… de mécanicien)  sont, hommes ou bien femmes,  des oleuréservasophiles.

 

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Le mot du 19 octobre 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

          « Je me permets de vous adresser une question sur un point précis d’orthographe.


           Dans la phrase « Associée-gérante de la banque X… à Paris depuis 2000… », doit-on mettre un trait d’union entre associée  et gérante ? Le TFLi n’en met pas, mais de nombreux ouvrages passés entre les mains de correcteurs et visibles sur Google books en mettent un.


           D’autre part, je ne suis pas certaine que ce nom composé « associé gérant » se féminise. Auriez-vous l’amabilité de m’éclairer sur ces deux points ?

 

          Avec mes salutations les plus cordiales. »

 

            N’étant ni juriste, ni fiscaliste, ni avocat d’affaires, je me garderai bien d’avoir un avis péremptoire sur le premier point. Il se pourrait bien qu’il y ait de subtiles nuances de statut entre un « associé gérant » et un « associé-gérant ». Effectivement, on trouve les deux versions dans les multiples textes que l’on peut trouver, mais qui ne semblent marquer une différence de fond….  Existe-t-il un ou des textes légaux faisant référence, et qui trancheraient cette question ?…   Je n’en sais rien.

Si vous corrigez un livre, c’est à l’auteur  –  qui devrait connaître son sujet  – et/ou à l’éditeur de prendre leurs responsabilités.  Un correcteur-réviseur ne peut pas tout savoir, tout connaître, notamment tous les articles de loi.

Sur le second point, oui, la féminisation peut être adoptée sans problème  :  « une associée(-)gérante ».

 

 


Le mot du 18 octobre 2017 (3)

La question du jour (et la réponse)

           « On n’en finit jamais, avec les questions d’orthotypographie !…    Pour les ministères, c’est clair, on sait où mettre la capitale : ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ministère de la Culture, etc.
Mais pour les « directions » (et les « départements »), c’est le b… (comme dirait notre Président) !

– La direction de la sécurité civile (Larousse)
– La Direction des douanes (Jouette)
– La Direction de l’enseignement primaire (Robert)
– La direction générale des Douanes (Code typo)

Pouvez-vous nous aider à y voir (un peu) plus clair ? »

 

 

C’est une question qui ne saurait avoir de réponse, mais des réponses…  Ma longue pratique du métier, sans doute la plus longue de France puisque j’ai commencé à dix-huit ans et demi, me conduit non pas à « botter en touche », mais à affirmer qu’il n’y a pas UNE solution  que l’on pourrait imposer à tous. Parce que les institutions, organismes, etc., publics aiment bien les majuscules, et les appliquent dans tous leurs textes, ou presque; et qu’il en va de même, plus largement, et en fonction de l’ego des directeurs, sous-directeurs, sous-sous-directeurs et sous-fifres variés d’organismes privés…  S’ajoute(nt) à cela les multiples contradictions entre dictionnaires généraux et dictionnaires de difficultés…, contradictions bien compréhensibles, dès lors.

 

N’en déplaise audit ego, ce devrait être des minuscules partout.  Mais cela peut désigner, tout de même, de grandes subdivisions étatiques, publiques…  La logique devrait conduire à  :  la direction centrale de la Sûreté nationale, la sous-direction des Comptes publics du ministère des Finances, la direction de l’Enseignement primaire, la direction générale des Douanes, etc.

(N. B. :  vous mettez une majuscule à « notre Président », ce n’est nullement obligatoire.  Je vous rappelle que l’on doit écrire : le président de la République.  Le mot important n’est pas le titre de la fonction occupée provisoirement par tel ou tel (ou telle), mais le mot République, désignant le pays et son régime politique, désignant  la France.)

Le mot du 18 octobre 2017 (2)

Le nom de collectionneur(-euse) du jour

 

 

            Les collectionneurs et collectionneuses de biberons sont des biberguttiphiles.

 

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Le mot du 18 octobre 2017 (1)

La bourde du jour

 

C’est un comble que de devoir fustiger Radio Classique à propos du vocabulaire… de la musique !

Cette radio diffuse en effet  actuellement une publicité vantant les mérites du disque que Philippe Jaroussky vient de consacrer aux « plus beaux arias » de Händel (ou Haendel). Carton jaune !  Le terme musical aria est un mot FÉMININ, comme l’indiquent les dictionnaires de référence le Petit Robert (« une aria de Bach ») et le Petit Larousse… Le très cultivé Pierre Dérat a donc eu raison de me signaler cette faute.

Pour autant, je ne souhaite pas que ce reproche fondé provoque des soucis, des tracas, des embêtements, autrement dit : des… arias excessifs (oui, là, c’est un mot masculin !) au sein d’une radio aux intervenants également cultivés, mais non cuistres, tels Ève Ruggieri, Élodie Fondacci ou Christian Morin, entre autres.

 

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