Archives de Catégorie: A lire au jour le jour

Le mot du jour du dimanche 21 juillet 2019 (2)

INFORMATION :  Le site sera muet de ce soir dimanche 21 juillet au jeudi 25 au matin.

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Le mot du jour du dimanche 21 juillet 2019 (1)

AGENDA : ultime annonce pour la « dictée à la plage » de Leucate (Aude)

Cette année, la dictée se déroulera le mardi 23 juillet, à 16 h 30, à l’Espace Henry-de-Monfreid,   Port Leucate.

La dictée est ouverte à tous, à partir de 10 ans. L’inscription est gratuite et obligatoire* (afin de bien préparer la salle).  Le palmarès est établi par tranches d’âges (les deux catégories de jeunes ne font qu’une partie du texte).

*Le cas de concurrents très motivés et s’étant présentés à la dernière minute mardi sera étudié avec bienveillance par les organisateurs, mais ce sera en fonction des possibilités d’accueil.

 

16 h : accueil et installation

16 h 30   –   17 h 15 :  dictée

17 h 15  –   19 h  :  temps libre, notamment pour faire par écrit les jeux de Jean-Pierre Colignon

19 h :  commentaire corrigé de la dictée; palmarès, distribution des prix; dédicace de livres de Jean-Pierre Colignon

19 h 45 : verre de l’amitié et de la convivialité !

Tous renseignements, inscriptions…  :  Médiathèque 04 68 40 25 19;  Office de tourisme (à l’Espace Henry-de-Monfreid) : 04 68 40 91 31

 

 

Le mot du 20 juillet 2019 (2)

Le point d’humour du jour

 

« Comment ça va…  Blériot ? »

 

« …   ça plane pour moi ! »

 

Le mot du 20 juillet 2019 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Bonjour, Jean-Pierre,

Je tombe sur « l’aéroport Ben Gourion ». Faut-il une dive ou faut-il traiter « Ben » comme le « La » de La Fontaine, « aéroport La Fontaine », « rue La Fontaine » ?
Merci ! »

 

On trouve de tout dans l’usage, y compris d’inacceptables franglais « aéroport David Ben Gurion »…  Je crois que l’on peut hésiter à la vue d’  « aéroport Tel(-)Aviv-David-Ben-Gourion », graphie qui se rencontre…

En s’en tenant seulement à « aéroport David Ben Gourion », on est déjà dans les hésitations…   Quelle forme doit l’emporter : « David – Ben Gourion » ou « David-Ben-Gourion » ?… Spontanément, ma préférence va au trait d’union unique : la rue David – Ben Gourion,  l’institut David – Ben Gourion, etc.

 

 

 

 

Le mot du 19 juillet 2019 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Bonjour, Monsieur Colignon,

Dans un texte grand public, écririez-vous « étoile du berger »  ou  « étoile du Berger » ?
Le Larousse utilise les deux (selon qu’on cherche dans le dictionnaire ou dans l’encyclopédie) et je suis étonnée de constater que le Jouette n’en parle pas, alors qu’il est d’une si grande aide pour ces petits détails d’habitude…
Cordialement. »

 

On observe effectivement quelques flottements à propos de cette dénomination populaire de Vénus… On trouve aussi la variante « Étoile du berger »… La graphie qui s’impose, s’agissant d’un surnom avéré, donc d’un nom propre,  est étoile du Berger, avec minuscule au terme générique étoile et majuscule au terme spécifique Berger. Noter, aussi : l’étoile Polaire

 

 

Le mot du 18 juillet 2019 (1)

La question du jour (et la réponse)

           « Bonsoir, 


Pourriez-vous m’indiquer ce que signifie précisément « Perpète-lès-Oies » dans le contexte suivant ?

Ayant choisi Sydney pour aller étudier l’anglais suite aux JO de 2000, est-il juste d’écrire :
encore une chance que les Jeux ne s’étaient pas déroulés à Perpète-lès-Oies… 

Merci ! »

 

Quand quelque chose se déroule à « Perpète-les-Oies », cela signifie que c’est dans un trou perdu, bien loin,  en pleine campagne, où l’on trouve, et en cherchant bien,  plus d’oies que d’habitants.  Bien sûr, il ne s’y passe jamais rien, et cela vaut mieux car l’on aurait bien du mal à s’y rendre.

Cela recoupe « C’est à Pétaouchnok ! », inspiré par le nom de Vladivostock, qui, pour nous, représente la ville russe la plus éloignée (= terminus du Transsibérien). L’expression signifie donc « c’est très très loin »… « Être envoyé à Tataouine » est sensiblement différent, puisque l’on fait référence au bagne militaire impitoyable installé par l’armée française au fin fond de la Tunisie, où l’on envoyait les truands, les voleurs, les insoumis, les déserteurs, les anars et les libertaires  (lire, pour info, Biribi, de Georges Darien !).  Cette dernière expression signifie : « être envoyé dans le désert, dans des lieux isolés de tout, où il n’y a que des condamnés et leurs gardiens »…

 

Il ne faut pas tenir compte des explications fournies dans une chronique censée être instructive, publiée sur le site d’un journal connu :

            « Perpète-lès-oies : L’expression relie le mot « perpète » qui indique un endroit lointain et « oie » qui ajouterait un aspect rural et fait allusion à un lieu imaginaire. Elle est employée pour signifier qu’une personne habite très loin, dans un endroit inconnu ou précisément connu pour n’être visité qu’au terme d’un voyage au bout de la nuit et à l’autre bout du monde.

            À propos du terme « oies », son emploi se justifie car beaucoup de petits villages anciens en pleine campagne portent des noms avec des animaux de ferme. Ainsi, « perpète-lès-oies », désigne un petit village perdu au milieu de la campagne. Pour varier les plaisirs, nous pouvons également dire « Perpète-lès-Olivettes ». Veillez toutefois à ne pas oublier l’accent sur le « lès », forme ancienne de lez, la préposition est issue du latin latus qui signifie à côté, près de. »

On ne s’attardera pas sur les ignorances orthotypographiques :  aucune des versions données (« Perpète-lès-oies », « perpète-les-oies ») n’est correcte, ni sur quelques soucis d’orthographe, de ponctuation….  Les noms des entités politico-administratives telles que les communes  −  même si ce sont des noms de fantaisie  −  comportent des majuscules à tous les mots, sauf aux articles, aux prépositions, aux pronoms relatifs :  Perpète-les-Oies.

Ensuite, l’observation finale concernant les est complètement erronée, illogique…

Dans ce type de toponymes drolatiques, on ne veut évidemment pas dire que le lieu nommé « Perpète » serait à côté d’un autre lieu appelé « Oies » (comme l’on a, entre autres, réellement : Joué-lès-Tours, nom d’une commune jouxtant Tours, en Indre-et-Loire). Non, pour accentuer la moquerie, la dérision, à l’égard des hameaux, des lieux-dits, des petits bourgs négligeables habités par des « péquenauds », on ajoute un terme « bien paysan » :  Bourdal-les-Bouseux,  L’Étang-les-Cochons, Villeneuve-la-Crotée…  Et les « parents » littéraires de Bécassine l’ont fait naître à Clocher-les-Bécasses  (et non…  « lès-Bécasses » !).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mot du 17 juillet 2019 (2)

ANIMATION NOUVELLE (EN OCTOBRE) :

 

Folio  (Gallimard) organise une dictée inédite dans le cadre du Salon « LIRE EN POCHE 2019 », et vient de me demander de rédiger ce texte, ainsi que de tout préparer pour la correction, le corrigé détaillé, etc.  L’événement s’intitule « FOLIO SANS FAUTES ! La grande dictée Folio ».

La dictée se tiendra le samedi 12 octobre, et, comme d’habitude, l’objectif est de passer un moment convivial autour des mots.

L’événement réunira, en principe, 110 participants de 12 à 99 ans.

N’ayant pas le don d’ubiquité, je ne pourrai pas être présent, puisque depuis plusieurs mois j’ai accepté de superviser, ce même jour, la dictée des Rendez-Vous de l’Histoire de Blois (qui porte, traditionnellement, sur un texte historique).

 

 

Le mot du 17 juillet 2019 (1)

Publication :

Le « Dictionnaire orthotypographique moderne » (Centre de formation et de perfectionnement des journalistes) sera présenté lors de la « Dictée à la plage » de Leucate (Aude), le mardi 23 juillet.

Le mot du 15 juillet 2019 (3)

La bourde du jour

 

              « Cher Monsieur Colignon,

            Une [bourde] de plus entendue ce matin sur RTL, au journal de 7 h 00 :   » […] les ”promulgués“ de la Légion d’honneur… »  (soupir).

            Bonne journée quand même ! »

 

 

Comment voulez-vous que des animateurs, voire certains journalistes, de radio et de télé ne soient pas perturbés dans l’emploi du vocabulaire concernant la Légion d’honneur quand ils voient que les bénéficiaires sont loin de répondre tous aux critères d’attribution de l’ordre honorifique créé par Napoléon Bonaparte  :  « conduite civile irréprochable et méritante, ou faits de guerre exceptionnels, services publics ou activités professionnelles d’une durée minimum de vingt années, assortis dans l’un et l’autre cas de mérites éminents… ». 

Alphonse Allais, s’apercevant que Jules Renard faisait partie d’une promotion qui ne respectait guère, particulièrement,  les vertus et qualités censées être exigées des  impétrants, s’exclama : « Oh ! Vous avez vu !?  Ce pauvre Renard a été pris dans une rafle ! ».

Enfin, quel que soit le jugement que l’on porte sur les conditions d’attribution et les « mérites » réels ou contestables des attributaires, on doit dire :   on est nommé chevalier,  on est promu officier, on est promu commandeur, on est élevé à la dignité de grand officier, on est élevé à la dignité de grand-croix.

 

(On promulgue [= on édicte] une loi, un décret, un texte dans les formes requises, afin de les rendre exécutoires. Promulguer une interdiction, un ordre; promulguer une loi sous sa propre responsabilité. Nul n’est censé ignorer une loi qui a été promulguée ! Dans le domaine religieux, on promulgue un dogme. Par extension : promulguer un principe, des idées…)

 

 

 

 

Le mot du 15 juillet 2019 (2)

 

Le point de vocabulaire du jour

 

protagoniste      n. m. et n. f.

 

Le français est une langue vivante, qui évolue donc au fil des siècles, voire, plus rapidement de nos jours,  au fil des décennies. Entre autres, sous la forme de modifications ou d’extensions des acceptions, des significations…

En 2019, nous ne sommes plus à l’époque du Grec Thespis, qui aurait vécu au VIe siècle av. J.-C. et qui, considéré comme le premier acteur, serait l’inventeur de la tragédie. Il inséra, ou aurait inséré, des tirades parlées, débitées par un personnage unique, étranger au chœur  :  LE protagoniste (du grec : « le premier plaideur, le premier acteur »).   Ce nouveau récitant ou intervenant  était chargé d’interroger ou de donner la réplique. Ensuite, cet UNIQUE acteur interprétera divers rôles (héros, serviteur, messager…). Pour cette raison, protagoniste  a été longtemps considéré comme un terme devant être figé au singulier. On condamnait des phrases telles que : « Les trois protagonistes de l’affaire ont été mis en garde à vue », « Les principaux protagonistes de ce polar sont une députée, deux journalistes de radio et un directeur de zoo »…

Cette démarche appartient au passé…  L’usage contemporain admet l’emploi de protagoniste aussi bien au pluriel qu’au singulier. (Bien entendu, ce serait un anachronisme, une faute, que d’utiliser le mot au pluriel dans le contexte de la tragédie de la Grèce antique.)

Si le mot est surtout employé au masculin, son utilisation au féminin est licite  :  La principale protagoniste s’exprimera lors d’une conférence de presse, jeudi soir.