Archives mensuelles : mars 2019

Le mot du 28 mars 2019 (4)

La 2e question du jour (et la réponse)

 

             « Bonjour,

            Je vous demande conseil sur une question de typographie qui m’ennuie un peu : doit-on écrire  « des stations de ski comme L’Alpe d’Huez et Les Deux-Alpes » ou « des stations de ski comme l’Alpe d’Huez et les Deux-Alpes » ?
Le Robert indique l’article entre parenthèses après le nom de ces deux communes ; doit-on alors mettre une capitale initiale à ces articles ?

Je vous remercie par avance pour l’attention que vous saurez accorder à ma question,

Cordialement. »

 

La réponse va être un peu compliquée :

  1.  « l’Alpe d’Huez » est le nom d’une station de ski, et non celui d’une entité politique et administrative, à savoir une commune). La commune est : Huez.

Donc, rigoureusement, il faut une minuscule à l’article défini et il ne faut pas de trait d’union.

2. Cela se complique !!  =  « Les Deux-Alpes » (trait d’union et majuscule à l’article défini, comme pour Les Baux-de-Provence ou Les Grandes-Armoises)  est le nom d’une commune née le 1ᵉʳ janvier 2017 sous le statut de commune nouvelle, à la suite de la fusion des deux communes de la station de ski des Deux Alpes (pas de majuscule à l’article défini, et pas de trait d’union : les Deux Alpes) : Mont-de-Lans et Vénosc.

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Le mot du 28 mars 2019 (3)

La question du jour (et la réponse)

 

          « Bonjour,

Peut-on adopter « éds » comme abréviation d’ éditions ?   Merci ! »

 

Non !  En français, édition(s) s’abrège en éd. (à la rigueur, en édit.). On peut maintenir une majuscule initiale si édition(s) figure réellement, en tête,  dans la raison sociale :  les éd. Marine & Dabèque, Gérard Sénèque édit.,  les Edit. (avec majuscule accentuée, quand la saisie le permet !) de Saxe,  les Edit. (idem) de Minuit…

 

 

Le mot du 28 mars 2019 (2)

Le jeu de mots du jour

La Suède est le seul pays où le cabri au lait vaut l’veau !

Le mot du 28 mars 2019 (1)

AGENDA : les personnes intéressées peuvent d’ores et déjà enregistrer que la  dictée annuelle de Bonsecours (Seine-Maritime) se déroulera le samedi après-midi 19 octobre.

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Le mot du 27 mars 2019 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

  « Bonjour,

         Pourquoi laisse-t-on légion au singulier quand on écrit « légion de m’as-tu-vu se pressent aux cocktails ministériels » ?

Merci. »

 

Ici, légion est un terme COLLECTIF invariable, employé sans article, comme nombre, pléthore (+ de + un complément au pluriel), force, etc.  : nombre de manifestants portaient un bonnet phrygien, pléthore de spectateurs étaient venus avec leurs enfants, force gâteaux et sucreries étaient disposés sur les tables…  Cela au sens de « beaucoup »…

 

 

 

 

Le mot du 26 mars 2019 (4)

AGENDA :  On aura le temps d’y revenir, bien sûr, mais les personnes intéressées peuvent d’ores et déjà le noter :  la « Grande Dictée ludique à la plage » de Port-Leucate (Leucate) se déroulera le mardi après-midi 23 juillet.

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Le mot du 26 mars 2019 (3)

La deuxième question du jour (et la réponse)

 

« Bonjour, Monsieur Colignon,

            À propos de Monteverdi, doit-on écrire montéverdien ou monteverdien ?

           J’aurais tendance à me calquer sur  claudélien, barjavélien, et même aristotélicien, mais bon…?

            Merci :-))). »

 

 

Oui, en principe on accentue en suivant la prononciation française courante … :  Vénézuélien pour Venezuela, hitlérien pour Hitler, claudélien pour Claudel, etc.  Donc, et tous les spécialistes de ce compositeur font de même, sauf erreur :  montéverdien(ne).

 

 

Le mot du 26 mars 2019 (2)

Le calembour du jour

 

Le Paris-Saint-Germain aurait des vues sur un attaquant de pointe qui aurait un certain don, voire un don certain : un dénommé Quishoote, surnommé pour cette raison « don Quishoote » !

 

 

Le mot du 26 mars 2019 (1)

La question du jour et la réponse

 

             «  Cher Monsieur Colignon,

J’ai un petit doute quant à l’accord de tel dans la phrase suivante :
« Dans ma recette, j’utilise des légumes courants, tels la betterave et le navet ».
Tel (sans que) s’accorde avec le nom qui suit, certes, mais aucun dictionnaire ne semble évoquer ce cas de figure où tel est suivi d’une énumération de mots de genre différent. Je suppose que l’accord est correct dans la phrase ci-dessus (et je suis consciente que la formulation « des légumes courants tels que la betterave et le navet… » résoudrait le problème), mais j’aimerais avoir votre avis !
Comme toujours, merci beaucoup par avance. »

 

Oui, le bon usage, avec tel tout seul, est d’accorder sur le OU LES termes qui suivent (même si certains bons linguistes seraient prêts à accepter aussi « le général de Gaulle, tel Jeanne d’Arc » ou « tels des fourmis, ils s’activaient opiniâtrement »).

Donc : « tels la betterave ou le navet ».

 

Le mot du 25 mars 2019 (1)

L’amical reproche du jour

Ce reproche amical s’adresse à l’historienne Mona Ozouf, qui ce matin, interviewée sur France Inter, a employé l’adjectif « irénique », manifestement au sens de « trop optimiste », s’agissant de sa propre opinion, alors, sur l’unité du peuple français après l’énorme manifestation du 11 janvier 2015, à Paris, à la suite des attentats et massacres perpétrés par des djihadistes.

Passer du sens tout d’abord ecclésiastique de « pacifique », « qui veut pacifier », à « qui se refuse aux polémiques », puis à « trop optimiste »,  » trop idéalisé », etc., pourquoi pas… Mais Mona Ozouf, qui n’est certes pas une intellectuelle mondaine, poseuse, est tombée là dans un défaut passager qui guette un jour ou l’autre celles et ceux qui maîtrisent un vocabulaire étendu : employer un terme dont la signification peut échapper, si le contexte n’est pas suffisamment explicite, à la compréhension de la grande majorité des auditeurs, des téléspectateurs, etc.

La preuve : l’excellent et vaste dictionnaire des synonymes de l’université de Caen (site CRISCO) ne mentionne ni irénisme ni irénique…  donc aucun synonyme, ni antonyme.

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