Archives mensuelles : novembre 2016

Le mot du 30 novembre 2016 (1)

Le mot de l’actualité

mots-croisés

           M. Christian Eckert, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget et des Comptes publics, vient de se faire taper sur les doigts pour avoir été surpris en train de faire des mots-croisés lors d’une séance au Sénat… Peut-être le ministre ne s’est-il adonné à ce passe-temps intelligent que lors de suspensions ou interruptions de séance, ou quand il jugeait que les propos alors tenus ne présentaient pas un énorme intérêt. M. Eckert est peut-être capable, aussi, d’entendre et enregistrer tout ce qui se dit tout en remplissant une ou des grilles. Cela n’aurait rien d’exceptionnel, d’ailleurs :  nombre de personnes peuvent, par exemple, écrire, faire de la saisie de texte, tout en écoutant attentivement une radio…

Cherchant à résoudre les grilles, M. Eckert est donc un cruciverbiste.  Celui qui conçoit des grilles est, lui, un verbicruciste ou mots-croisiste (avec évidemment un s final à mots).

 

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Le mot du 29 novembre 2016 (2)

La désinvolture de français du jour

Désinvolture à l’égard de la langue française… mais surtout désinvolture à l’égard des personnes, à l’égard des citoyennes et des citoyens. Elle est le fait de plusieurs journalistes couvrant le second tour de la « primaire de la droite et du centre » (où, selon les fameux et indispensables, et très fiables, instituts de sondage, il y aurait eu… 15 % d’électeurs de gauche qui auraient voté après avoir signé sur l’honneur une profession de foi en faveur  des idées de la droite…). Souvent qualifiés de « correspondants », notamment sur BFMTV, ces journalistes, pour parler des électeurs, ont souvent utilisé la jolie et distinguée formule de « ça vote »…

Sans commentaire(s).

 

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Le mot du 29 novembre 2016 (1)

La citation humoristique du jour

 

                     « Quiconque sait rire de soi ne cessera de s’amuser. »

                                                                                                              (Shirley MacLaine.)

 

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Le mot du 28 novembre 2016 (1)

Information : rendez-vous au Salon du livre de Boulogne-Billancourt, à l’Espace Landowski, 28, avenue André-Morizet (à côté de la mairie, et à 200 m de la place Marcel-Sembat) les samedi 3 et dimanche 4 décembre, de 14 heures à 19 heures : jeux et tests autour de la langue française, au stand. Au plaisir de vous y rencontrer !

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Le mot du 27 novembre 2016 (2)

Le mot du jour

obèse

De nombreuses enquêtes rendues publiques ces dernières semaines constatent que dans les pays de l’hémisphère Nord, au sein des nations dites « riches », l’obésité croît, avec son cortège de conséquences sur la santé : maladies cardio-vasculaires, arthrose…

Obèse est un mot curieux : il vient du latin obesus (participe passé du verbe obedere, « ronger »), qui signifie, littéralement, « rongé, miné », d’où l’acception de… « maigre, décharné » !  Mais la signification s’est inversée, puisque le terme a désigné ensuite « [ce] qui ronge », « [ce] qui dévore », « [ce] qui mange beaucoup »… Puis, de l’action on est passé au résultat : le « gros mangeur » est devenu l’ « obèse ».

Si obésité a été employé dès le XVIe siècle au sens d’ « être très gras », « être adipeux », le mot obèse (nom et adjectif) est apparu tardivement, en 1825, sous le plume du gastronome et gourmet français Anthelme Brillat-Savarin.

Obésité a parfois été employé, au sens figuré, pour qualifier une personne à l’esprit (?) « lourd », peu fin, épais, comme on dit, dans le langage familier : « Il est lourd, celui-là ! ».

Brillat-Savarin, toujours, a utilisé les adjectifs obésigène et obésifuge : le premier qualifie des aliments, des matières, des comportements qui sont à l’origine des obésités ; le second, des traitements, des médicaments, un style de vie, etc., qui luttent contre l’obésité.

L’écrivain et journaliste Henri Béraud, qui savait bien en l’occurrence de quoi il parlait, a publié un ouvrage spirituel intitulé le Martyre de l’obèse, pour lequel il reçut, en 1927, le prix Goncourt, qui garantit, en principe, de… gros tirages !

 

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Informations dictées 

INFORMATION : grande salle du casino pleine pour la dictée 2016 de BONSECOURS (Seine-Maritime), samedi 26. Meilleur score (en catégorie champions) : Cédric Jeancolas, 1, 5 f. Félicitations à lui et compliments à tous les autres participants.

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Notez : samedi 3 décembre, dictée du Téléthon, à Avrillé (Maine-et-Loire).

 

Le mot du 27 novembre 2016 (1)

Le mot d’esprit du jour (langue française et humour)

 

          « Être dans le vent, c’est avoir le destin des feuilles mortes. »

                                                                                        (Jean Guitton.)

 

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La bourde du 23 novembre 2016 (1)

La bourde du jour

Le leader syndicaliste Jean-Claude Mailly (FO), invité sur France Inter mercredi 23 novembre au matin, n’a pas mâché ses mots, en commentant les programmes de MM. Juppé et Fillon, et en évoquant le risque d’une « déstructuration des relations sociales » : « Il y a toute une série de problèmes qui sont de vrais reculs en arrière ! ».

Nous attendons de sa part des précisions sur ce qu’il doit appeler les « reculs en avant »…

Moins spontanément, et par écrit, il aurait certainement dit quelque chose comme : « … qui constituent vraiment de graves reculs sociaux ».

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Le mot du 22 novembre 2016 (1)

Le nom de collectionneur(-euse) du jour

Les cucullaphiles collectionnent non pas les niaiseries du type « cucul la praline »… mais les cagoules !  (Cagoule vient du latin chrétien cuculla, « vêtement de moine », et cucullus, « voile, capuchon couvrant la tête ».)

Dictée Alphonse Allais 2016 

Nouvelles : la dictée « loufoco-logique » Alphonse-Allais 2016 a fait le plein dans le … « quartier réservé » de la brasserie-restaurant La Crémaillère 1900, siège social de l’Association des Amis d’Alphonse Allais, samedi 19. Beaucoup de « bonnes, voire très bonnes, copies ». Le podium a été constitué de Daniel Malot, Pierre Dérat et Paul Levart. Les 25 premiers ont reçu des prix.  Le texte de la dictée ainsi que l’explication longue et détaillée de la charade à tiroirs qui faisait partie des jeux d’animation seront dans les pages du prochain numéro de « l’Allaisienne », dont la parution ne saurait tarder !

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