Archives mensuelles : décembre 2018

Le mot du 31 décembre 2018 (2)

La bourde du jour

 

Quand on est présentateur(-trice)-animateur(-trice) d’une émission,  même si l’on n’a pas réalisé soi-même les reportages diffusés, on devrait se donner la peine de les regarder auparavant, ou, à défaut, prendre le temps de s’informer sur le sujet desdits reportages.  Les téléspectateurs ne seront pas, alors, désinformés, mal informés !

J’informe donc la présentatrice de « Météo à la carte » (France 3) de ce lundi 31 décembre 2018, que Flers, dans l’Orne, n’est pas, comme elle l’a dit, un petit village, mais une petite VILLE  de 15 000 habitants, deuxième commune du département, après Alençon, pour le nombre d’habitants.

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Le mot du 31 décembre 2018 (1)

Bonne fin d’année à tous, sans oublier  ceux et celles qui peuvent être dans la maladie ou dans l’isolement !

Très cordialement.

                            J.-P. C.

Le mot du 30 décembre 2018 (3)

La bourde du jour

 

Le site de Notre temps l’annonce :    Prix des timbres, la barre de l’euro franchie.

Ce qui fut un grand service de la République : la Poste (avec un l minuscule) propose, depuis que cela est devenu pompeusement « La Poste », avec deux majuscules, des services au prix du caviar, avec des tarifs de plus en plus exorbitants alors que le niveau de vie de millions de Français chute régulièrement. Et alors que les citoyens doivent assumer eux-mêmes aux machines les tâches remplies naguère par les employés…

On peut espérer que ces tarifs sans cesse en hausse permettent alors d’assurer l’emploi d’une armée mexicaine de directeurs, sous-directeurs et autres hauts cadres travaillant dans de confortables bureaux…

Or donc, selon Notre temps, les timbres rouges (lettre prioritaire) passent de « 0,95 euros »  pour  une  lettre  n’excédant  pas  20  grammes,  à  « 1,05 euros » (N.B. :   quasiment 7 francs !). Pour les timbres verts (lettre verte), le tarif passe « de 0,80 euros à 0,88 euros ». Soit une hausse de plus de 10% (qui ne sera peut-être même pas prise en compte dans le fameux, et contestable, indice des prix qui est censé refléter honnêtement l’évolution du coût de la vie…).

Sans doute perturbés et influencés par le montant de ces nouveaux prix, les rédacteurs du site en ont « rajouté », en quelque sorte, en mettant abusivement un « s » final à euro…  alors que l’on n’a pas encore dépassé 2 euros… Il faut écrire : « 1,05 euro », et même « 1,999999999999999999 euro » !

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Le mot du 30 décembre 2018 (3)

LE ROBERT

A l’occasion de la Semaine de la langue française et de la francophonie

Les éditions Le Robert vous mettent au défi !

PARTICIPEZ A

« La Grande Dictée »

…dans votre librairie

 

Sur un texte de Jean-Pierre COLIGNON

 

 

 

A gagner : le Petit Robert de la langue française et le Robert Junior illustré

 

Dictée gratuite organisée dans les librairies à travers toute la France. Deux catégories : juniors et seniors.

Jean-Pierre COLIGNON sera sur place dans plusieurs librairies pour animer cette dictée et pour rencontrer les participants et les lecteurs.

 

(Les date et heure seront précisées très prochainement.)

Le mot du 30 décembre 2018 (2)

Le point d’orthotypographie du jour

(extrait du dictionnaire orthotypographique à paraître en janvier au Centre de formation et de perfectionnement des journalistes de Paris)

 

ÂGES (LES)

Les âges sont des durées. Ils s’écrivent en toutes lettres dans tous les textes :

Élise va sur ses huit ans.

Victor Hugo a vécu plus de quatre-vingts ans.

La guerre de Cent Ans a duré cent seize ans.

L’usage a évolué, et maintenant, en presse, pour gagner de la place, pour rendre les nombres plus lisibles immédiatement, pour faciliter la rédaction des titres, quasiment toutes les publications sont passées à la composition des âges et des durées en chiffres. Sauf quand il s’agit de locutions et expressions figées par l’usage.  Dans des textes dits littéraires, dans les livres, on écrit toujours les âges et les durées « au long », c’est-à-dire en toutes lettres.

  • Quand on est dans un texte littéraire on évite de couper, en fin de ligne, entre un nombre exprimé en lettres et les mots an(s), année(s), lustre(s), décade(s) [= dix jours !], décennies, sauf si l’on est sur de petites justifications (justification = petite longueur, ou largeur si l’on préfère, des lignes d’un texte). Si les âges ou les durées sont composées « au court », c’est-à-dire en chiffres, l’interdiction de couper est générale quelle que soit la justification.
  • L’écriture des âges en chiffres est admise pour les énumérations, voire recommandée dans les tableaux, dans les travaux statistiques.
  • Âge s’écrit sans majuscule même dans les locutions et expressions désignant des périodes historiques, des âges mythiques ou mythologiques : l’âge de la pierre taillée, l’âge de la pierre polie, l’âge de bronze, l’âge du fer, l’âge du renne, l’âge du mammouth… (périodes historiques et protohistoriques) ; l’âge d’or, l’âge d’argent, l’âge d’airain, l’âge de fer (âges mythiques).
  • On écrit : le Moyen Âge, avec deux majuscules, sans trait d’union. Minuscule à bas et à haut dans : le bas Moyen Âge, le haut Moyen Âge.

N.B. : Il n’y a pas d’espace dans les « noms » d’années :

C’était en 1300 av. J.-C.

mais il y en a un (ou une) dans les nombres d’années :

Ces grandes plaines étaient encore, 1 300 ans av. J.-C., des…

 

Le mot du 30 décembre 2018 (1)

Le calembour du jour

 

La société Jivaros Père et Fils annonce qu’elle consent des réductions aux fortes têtes…

Le mot du 28 décembre 2018 (3)

Le jeu de mots du jour

 

Marcel Pagnol a consacré aux Rois mages la troisième oeuvre de sa fameuse trilogie…  Si, si ! (comme disait l’impératrice autrichienne) :  n’a-t-il pas écrit César, Marius et pis Fanny !?!

Le mot du 29 décembre 2018 (2)

Le jeu de mots du jour

 

Dans certaines affaires, le beau linge n’est pas tout blanc et risque, à juste titre, de se retrouver dans de beaux draps !

Le mot du 29 décembre 2018 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

           « Cher Monsieur Colignon, 

            Désolé de revenir vers vous en pleine  trêve des confiseurs.

            Je lis un texte où il est question de tableaux. À un moment, il est écrit : « À Chambord furent transportés La Belle Jardinière de Raphaël et La Femme hydropique de Gérard Dou.

            L’auteur a-t-il raison d’écrire  « transportés » (accord de syllepse avec « tableaux », sous-entendu), ou aurait-il dû écrire « transportées »  (rapport aux titres des œuvres) ?

            Merci et bonnes fêtes  à vous ! »

 

 

 

C’est une question qui  embarrasse :   on hésite à écrire que les Deux Orphelines sont plus grosses que les Trois Mousquetaires, parce que cela provoque le rire. Et, de même, « Rends-moi l’Échelle de Jacob que je t’ai prêtée ! »…   Pourtant, normalement, avec des titres commençant par le ou par la,  on ne devrait pas hésiter : « la Joconde a été volée ! »…  Avec des titres de ce type, l’accord sur le genre et le nombre l’emporte le plus souvent : « Phèdre a été jouée hier »,  « Les Misérables  ont   marqué tous ceux qui les ont lus »,  « Madame Bovary  a été adaptée plusieurs fois au cinéma »…  Mais l’accord sur des termes sous-entendus comme roman, pièce, nouvelle, film, etc., n’est pas rare.  Il n’y a pas de règle !  (Avec d’autres types de titres,  il est aisé de trancher  :  « le Rouge et le Noir   EST   une œuvre  de Stendhal »,  « Paul et Virginie  appartient à un style romanesque daté… ».)

Chacun peut donc opter pour la version qu’il ressent, qui passe le mieux « à l’oreille »…  si cela n’enfonce pas trop une porte ouverte  (éviter de dire : « le roman les Misérables »; en revanche,  « Les Misérables est un roman majeur de la littérature »  passe sans problème).

Merci, et très bonnes fêtes de fin d’année à vous également.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mot du 28 décembre 2018 (3)

Le jeu de mots du jour

 

Personnage instable, le compositeur Robert Schumann (avec deux n) avait un moral… andante si !