Archives mensuelles : mars 2016

Rappel inscriptions

RAPPEL : compte tenu des mesures de sécurité bien évidemment mises en oeuvre partout, il est vivement recommandé de s’inscrire afin de participer au 2e Concours de culture générale de Paris, samedi, à partir de 13 h 30, au lycée La Rochefoucauld, 22, rue Malar, 75007 Paris. Le contrôle à partir d’une liste d’ inscriptions facilitera les choses !  MERCI, si ce n’est pas déjà fait, de vous inscrire :  01 45 55 28 05  ou contact@uciap7.com

 

 

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Le mot du 31 mars 2016

turpitude

 

Toujours très sûre d’elle-même, semble-t-il, la journaliste Léa Salamé, qui n’hésite pas à couper sans cesse la parole de ses interlocuteurs, de ses interviewés, ferait bien, tout de même, d’ouvrir parfois les dictionnaires… Cela pourrait lui éviter d’user d’impropriétés, donc de commettre des bourdes quelque peu graves, comme en ce jeudi 31 mars au matin, sur France Inter.

Appeler « turpitudes » les volte-face, les tergiversations, les reculades, les atermoiements, les louvoiements, les dérobades, les faux-fuyants – certes détestables, méprisables – des dirigeants politiques ne relève pas de l’à-peu-près, mais de l’incorrection. J’apprendrai donc à la chroniqueuse que la signification de turpitude est : « infamie, vilenie, ignominie qui relève d’un comportement indigne », « action, parole ou pensée relevant de la bassesse ».

Le mot du 29 mars 2016

« fatigue démocratique »

 

L’expression « fatigue démocratique » commence à se répandre çà et là, dans les propos de telle ou telle personnalité de la politique ou du syndicalisme, notamment. La formule est sans doute ressentie, au premier abord, comme ambiguë, mais sa signification ne devrait pas, cependant, prêter à discussion…

Sans se dépêtrer complètement de cette calamité qu’est la « langue de bois » – ce jargon où se mêlent lâcheté et hypocrisie, euphémismes et litotes – l’expression affirme, de façon encore feutrée, qu’il y a « quelque chose de pourri au royaume du Danemark ». Tirée du Hamlet de Shakespeare, cette dernière phrase est passée en proverbe avec des acceptions populaires du genre « le ver est dans le fruit »,  « rien ne va plus », « on marche sur la tête », « on fonce droit dans le mur »…

Qui est fatigué, en l’occurrence ?…  Le régime politique, qui ne fait plus face aux graves problèmes socio-économiques, aux problèmes de société, etc. De la même façon que l’on dit de chaussures usées, usagées, qu’elles sont fatiguées… Ou peut-être les politiciens et politiciennes de métier, qui font carrière pendant trente ou quarante ans, voire plus, en se servant (avantages et privilèges divers, cumul de mandats, retraites très confortables) plutôt que de servir avec désintéressement le pays et leurs compatriotes. Fatigués eux aussi, ces politiques, et donc incapables d’affronter les nouvelles donnes nationales et internationales.

La « fatigue démocratique » est aussi, peut-être surtout, l’extrême lassitude ressentie par un nombre croissant de citoyens et citoyennes, qui, abattus et déprimés par l’état d’un pays où croissent les inégalités et les injustices, où le chômage ne cesse d’augmenter en dépit d’astuces comptables qui tentent de masquer la situation ou d’à-coups favorables qui ne durent qu’un temps, se détournent de la démocratie, jugée être le régime de l’impéritie et de l’avilissement.

Fatigués de la caricature de république, du faux-semblant de démocratie que leur a imposé une « noblesse d’État et d’affaires », beaucoup de Français et de Françaises ne se déplacent plus pour voter, et n’adhèrent plus aux syndicats – que nombre de salariés estiment souvent insuffisamment combatifs, voire inféodés au pouvoir politique –, etc. Cette « fatigue démocratique » ne résulte pas totalement, sans doute, d’arguments fondés, justifiés, mais les motifs légitimes de son développement sont innombrables.

Info concours 2 avril 2016

2e Concours de culture générale de Paris : samedi 2 avril 2016, à partir de 13 h 30 (contrôle des inscriptions), au lycée La Rochefoucauld, 22, rue Malar, Paris (7e). Avec l’AMOPA-7e arr. et l’UCIAP – 7e arr. Deux catégories : juniors et seniors. Nombreux prix.

Renseignements et inscriptions : UCIAP-7e arr. :

contact@uciap7.com ou 01 45 55 28 05.

Le mot du 28 mars 2016

Les bourdes du jour  +  le proverbe du jour

Lundi 28 mars 2016

 

Les bourdes du jour

            Le fait d’être au Maroc pour la finale du 12e Championnat de langue française et d’orthographe n’empêche pas d’avoir une oreille qui traîne du côté des médias de l’Hexagone. C’est ainsi qu’un lapsus de M.  Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, a pu être noté sur iTélé dimanche 27 mars, vers 9 heures – 9 h 10 : l’homme politique a, en effet, parlé de la police qui « sécure » (verbe « sécurer », donc)…  Bah ! Un lapsus linguae peut échapper à tout le monde, et, après tout, le fameux « bravitude » de Mme Ségolène Royal pourrait peut-être se justifier, comme mot-valise, comme néologisme : la bravoure étant le fait d’être brave, de faire preuve concrètement de vaillance, de courage, alors que la « bravitude » consisterait en une attitude crâne, fière…

En revanche, il faudrait rappeler aux rédacteurs des incrustations, sur cette même chaîne, que tentacule est un mot masculin, et qu’écrire « tentacules étrangères » est une indéniable bévue !

 

*****

 

Le proverbe du jour

            « Il est si difficile d’extirper les mauvaises herbes qu’on ne doit jamais les laisser se développer. »

Remerciements du lundi 28 mars 2016

MERCI aux minimes, cadets et juniors qui ont constitué les gros bataillons des nombreux finalistes du 12e Championnat d’orthographe et de langue française du Maroc, samedi 26, à Casablanca !  Leur enthousiasme et leur gentillesse ont ravi tout le monde : parents d’élèves, responsables d’établissements scolaires, représentants des autorités. Les reportages effectués par les médias ont enregistré cet engouement pour une animation bâtie autour de la langue française… et d’une vraie dictée comportant un échantillon non négligeable de difficultés. Les enfants ont d’ailleurs parfaitement  bien compris mon propos expliquant qu’il n’était pas question pour moi de donner dans la démagogie en les soumettant à un texte complaisant, trop facile, donc sans valeur.

Merci aussi, donc, à ces enseignants et parents d’élèves qui toute l’année donnent de leur temps, voire de leur argent personnel (alors qu’ils ne sont pas des milliardaires…), dans l’objectif d’assurer aux enfants, via l’éducation et la culture, l’accès à la meilleure des vies dans une société démocratique.

Le mot du 25 mars 2016

La question du jour

Vendredi 25 mars 2016

 

La question du jour

            « J’ai bien compris, grâce à vos explications, qu’il fallait faire une différence entre les dénominations purement géographiques et celles qui relèvent d’une notion politico-administrative : le cap Vert (cap du Sénégal)  /  le Cap-Vert (archipel- État), la terre Adélie (bande de l’Antarctique) / la Terre-Adélie (district administratif), etc. Donc : le Mont-Saint-Michel (l’îlot)  /  Le Mont-Saint-Michel (la commune)mais faut-il maintenir les deux traits d’union tout le temps ?

Oui, sans hésitation. Alors que pour l’îlot la graphie normale devrait être « le mont Saint-Michel » la renommée mondiale du lieu, l’importance spirituelle du mont, ont imposé la graphie le Mont-Saint-Michel, que tout le monde, aujourd’hui, suit, notamment dans la région (que je connais bien) : écrivains, historiens, journalistes, entreprises… Il y a, comme ça, quelques exceptions, du type la Forêt-Noire, contre le mont Blanc, la mer Rouge, l’aiguille Verte, le fleuve Bleu, le lac Noir, etc.

Le mot du 24 mars 2016

Finale, samedi 26, du Championnat du Maroc d’orthographe et de langue française 2016, réunissant quelque 500 concurrents qualifiés lors des demi-finales. Interruption des textes sur le site : de vendredi midi à lundi 28 au soir.

RAPPEL : samedi 2 avril, à 13 h 30, au lycée La Rochefoucauld, Paris (7e), 2e Concours de culture générale de Paris. Deux catégories : juniors et seniors.

 

 

Le mot du 23 mars 2016

fan(s)(-)zones

 

Alors que de remarquables élites, après avoir sans doute consacré beaucoup de séminaires à la question, prônent entre autres avec délectation – énorme pas pour l’Humanité et pour la Francophonie ! – le remplacement de nénuphar par nénufar, il ne semble pas que l’irruption de « fan(s)(-)zone(s) » dans les médias ait suscité la moindre réaction des linguistes supérieurs…

Pourtant, outre son appartenance au charabia globish, ce mot composé devrait attirer l’attention par ses multiples graphies… Il est vrai que cela ne saurait émouvoir ceux qui, justement, sont en train d’introduire dans la langue nombre de doubles orthographes, démarche qui va beaucoup faciliter la vie… En un quart d’heure, j’ai donc noté çà et là : des fan zones, des fans-zones, des fan zone et des fans zones.

Non, amateurs de BD, il ne s’agit pas d’un pluriel de fanzine !  Il s’agit très précisément de lieux où seront diffusés sur très grands écrans les matchs de la prochaine Coupe d’Europe de football (= l’Euro 2016).

Mais on ne peut pas demander l’impossible, par exemple, aux têtes pensantes du Conseil supérieur de l’éducation nationale, qui devrait, notamment, lutter pour la défense et la promotion de la langue française face aux jargons, au franglais abusif, etc. Ses membres sont déjà débordés par des rédactions des plus utiles et des plus urgentes, comme rendre plus compréhensible la notion de « faire une étude de texte » par : « mobiliser en réception et en production les connaissances permettant d’analyser les propriétés d’un élément linguistique et son degré d’acceptabilité ».

Les noms de Molière, Boileau, La Fontaine et La Bruyère disent-ils quelque chose à ces hauts fonctionnaires ?…

Mot du jour du dimanche 20 mars 2016 (4)

AJOUT à RAPPEL mis en ligne ce jour :  les inscriptions pour le second Concours de culture générale de Paris = contact@uciap7.com ou 01 45 55 28 05