Archives mensuelles : octobre 2017

Le mot du 30 octobre 2017 (3)

Ecriture inclusive ou abusive…

 

La proposition d’écriture dite « inclusive » fait beaucoup parler…  Elle suscite beaucoup de réserves, voire une opposition totale, chez ceux qui ont pour tâche, pour devoir, de rédiger ou de transmettre des textes clairs, dont la présentation ne s’oppose pas à une compréhension immédiate et aisée de n’importe quel texte par l’ensemble des usagers du français. Ce pourrait bien être, effectivement, le type même de la fausse « bonne idée », qui complique la vie de tout le monde !

Un fidèle abonné du site,  que sa profession et son amour de la langue française qualifient pour donner un avis, m’a adressé ce jour le quatrain suivant :

 

           Hatier-vous lentement, mais sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier écartez cet outrage.
Que mort-née reste cette écriture inclusive,
Que jamais, jamais, elle ne devienne invasive.
Le petit Boileau.

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Le mot du 30 octobre 2017 (2)

AGENDA :  Les semaines passent vite, surtout quand, comme en ce moment, le rythme est de plus d’une dictée publique par semaine…

N’oubliez pas, alors, qu’après Nantes (le 4), Sorèze (le 5) et Honfleur (le 11) nous devons nous retrouver à Montmartre, le samedi 18 novembre, à 15 heures, pour la traditionnelle dictée « loufoco-logique » proposée au nom de l’Association des Amis d’Alphonse Allais (en partenariat avec Défense de la langue française).Restaurant La Crémaillère 1900,
15, place du Tertre, à Paris-18e.

Renseignements et inscriptions (souhaitées, pour bien préparer l’animation, mais pouvant encore être prises sur place le jour même) : Philippe DAVIS,  06 85 91 87 83 ou phdavis@numericable.fr

Merci aux volontaires correcteurs de s’inscrire auprès de moi.

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Le mot du 30 octobre 2017 (1)

AGENDA :  Après de nouveau Nantes,  samedi 4 novembre, pour la dictée de Loisirs et Solidarité des retraités de Loire-Atlantique, et Sorèze (Tarn) pour la dictée annuelle du Salon du livre, dimanche 5 novembre, ce sera Honfleur (Calvados), le samedi 11 novembre.

Une préinscription est vivement souhaitée, sans être obligatoire, pour une bonne préparation de l’animation : Syndicat d’initiative et mairie. Les inscriptions seront toujours possibles, sur place, jusqu’au dernier moment, aux Greniers à sel.

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Le mot du 29 octobre 2017 (3)

AGENDA  :  Le nombre des dictées demandées allant croissant, et les demandes étant formulées de plus en plus tôt (parfois un an à l’avance), je saurais gré aux villes, aux associations, aux Salons du livre… de me confirmer par écrit (lettre, courriel…) les dates envisagées,voire fixées, lors d’entretiens téléphoniques. Ce qui est dit pour les dictées vaut également pour les autres animations que l’on me demande…   Merci.

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Le mot du 29 octobre 2017 (2)

Une dictée, un lieu

 

           Le 11 novembre, à 14 h 30, la dictée annuelle de Honfleur se déroulera comme d’habitude en un lieu historique : les greniers à sel (classés monuments historiques en 1916).

Sur les trois d’origine, il subsiste deux greniers à sel (l’un ayant été détruit par un incendie). Ces deux bâtiments contenaient 10 000 tonnes de sel, destinées à conserver le poisson de ce qui fut un important port de pêche normand.

Ils furent construits au XVIIe siècle, après que les habitants de la ville en eurent reçu l’autorisation de Colbert. Le sel provenait essentiellement de Brouage*. Les murs sont construits en gros moellons de calcaire crayeux et les charpentes de bois, construites par les charpentiers de marine, évoquent des coques de vaisseaux du XVIIe siècle.

Il est sans doute inutile de présenter plus longuement Honfleur et ses autres sites remarquables,  de rappeler l’importance de l’école de Honfleur au sein de la peinture française… et que Alphonse Allais, Erik Satie et Eugène Boudin y sont nés.

*Site remarquable situé non loin de Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime), très jolie petite ville où s’est déroulée une… première dictée samedi 14 octobre.

 

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Le mot du 29 octobre 2017 (1)

AGENDA :  Les amis nantais de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire et leurs partenaires vont être moroses, certainement, mais je dois apporter une rectification dans le décompte des dictées… Ils ne sont pas les seuls à en être à treize éditions : la dictée de Tours est au même niveau, sur la première marche du podium. Que les amis de la délégation Touraine  de Défense de la langue française, qui me rappellent gentiment à l’ordre, veuillent bien me pardonner !!  :o))

Le mot du 28 octobre 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

« Bonjour, Jean-Pierre Colignon, 

            J’espère que vous allez bien. 

            Je me permets de vous adresser cet e-mail en tant qu’ex-coformiste. Je ne trouve pas de réponse à la question suivante : pourquoi dit-on (et ėcrit-on) « il a fêté ses un an » avec « ses » au pluriel alors que « un an » est au singulier ?

            Avec mes remerciements et mes cordiales salutations. »

 

 

Tout d’abord, une précision pour certains : « coformiste » désigne quelqu’un ayant suivi la formation de correcteur-réviseur au sein de l’école associative (à but non lucratif)  Coforma, issue du Syndicat des correcteurs.  Cette école, où j’ai longuement enseigné, notamment avec l’ami Bernard Laygues, qui fut lui aussi, par ailleurs,  un des membres du jury national  des Dicos d’or de Bernard Pivot,  a pris ensuite le nom de Formacom, d’où le substantif « formacomiste »…

Je n’ai jamais trouvé de linguiste ou de grammairien donnant une explication…  Il n’y en a pas, probablement.  Pour exprimer une approximation, l’usage a ratifié l’emploi familier de « dans les » : « Elle avait dans les vingt ans », « Cela coûte dans les mille euros ».  Puis, toujours au sens d’ « environ », d’ « à peu près », on a étendu l’expression à des approximations comme : « Il faisait dans les un mètre quatre-vingts », et encore, sans que cela gêne qui que ce soit (je n’ai trouvé nulle part de condamnation), « c’est un nourrisson qui a dans les un an ». D’où :  « il a fêté ses un an », je pense.

 

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Le mot du 27 octobre 2017 (3)

La question du jour (et la réponse)

 

           « Bonjour,  Monsieur Colignon,

           Désolé de vous solliciter encore.

           J’ai tout à coup une absence. Je confonds toutes les règles  :-/ Pouvez-vous m’aider ?

          Je sais qu’on écrit : « Elles s’en sont donné à cœur joie ». Mais, là, je ne sais plus (#burn out) :   « Les entreprises françaises ne s’en sont pas méfiées/méfié ? » 

 

          Merci et bon week-end. »

 

 

 

Se méfier est un verbe essentiellement pronominal. Donc le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le sujet repris par se ou par s’ : Les entreprises ne s’en sont pas méfiées ( = les entreprises ne se sont pas méfiées de cela).

 

 

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Le mot du 27 octobre 2017 (2)

AGENDA (précisions pour les inscriptions) :

La dictée 2017 de Sorèze (Tarn) se déroulera le dimanche 5 novembre dans le cadre du 11e Salon du livre de Sorèze, lequel se tiendra, comme d’habitude, dans l’abbaye-école. Elle débutera à 14 heures,  et les inscriptions (gratuites) se feront sur place.

 

Le mot du 27 octobre 2017 (1)

Le point d’orthographe du jour

 

            L’orthotypographie est une des composantes de l’orthographe d’usage, et il est aussi important de savoir écrire département des Côtes-d’Armor ou présidence de la République que de mettre l’accent circonflexe sur fantôme.

Une autre vérité qu’il faut rappeler,  c’est que les surnoms établis, consacrés, sont des noms propres, soit des mots à majuscule  :  la Ville Lumière, l’Hexagone, le Père la Victoire,  le Téméraire

Le roi Louis IX, dont on a très tôt vanté les vertus et les qualités, est plus connu sous ce qui est devenu un surnom historique consacré par l’usage et par les dictionnaires  :  Saint Louis. Ce surnom désigne une personne, il n’y a donc pas de trait d’union (contrairement à rue Saint-Louis, lycée Saint-Louis,  arrêt de tramway Saint-Louis,  la ville de Saint-Louis…).  C’est  un  surnom historique : il faut la majuscule à Saint  (c’est le seul saint dans ce cas, sinon  :  saint Pierre,  saint Matthieu…).

 

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